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ANALYSE : Quarante combats avant l’aube, le front ukrainien brûle encore sans que personne ne regarde vraiment
Crédit: Adobe Stock

Trois ans. Bientôt trois ans que cette guerre a éclaté. Trois ans que l’Ukraine se bat pour sa survie. Trois ans que les promesses d’aide s’accumulent, que les déclarations de soutien se succèdent, que les sanctions contre la Russie s’empilent. Et au bout du compte? Le front gronde toujours. Les combats continuent. Les soldats meurent. Les civils fuient. Les villes brûlent. Rien n’a vraiment changé, si ce n’est notre capacité à regarder ailleurs.

Parce que c’est ça, le vrai drame: on s’est habitués. On a intégré cette guerre dans le paysage mental de l’actualité mondiale comme on intègre un meuble dans un salon. C’est là, ça fait partie du décor, mais on ne le voit plus vraiment. Les images de destructions? On les a déjà vues. Les témoignages de civils traumatisés? On les a déjà entendus. Les appels à l’aide de Volodymyr Zelensky? On les a déjà écoutés. Alors maintenant, on zap. On passe à autre chose. On a d’autres urgences, d’autres crises, d’autres catastrophes qui réclament notre attention éphémère.

Mais cette guerre, elle, ne zappe pas. Elle ne passe pas à autre chose. Elle reste là, accrochée au ventre de l’Europe comme une plaie qui refuse de se refermer.

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