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ANALYSE : Sahel, le grand jeu américain face à la montée russe – Quand Washington joue avec le feu en Afrique
Crédit: Adobe Stock

L’ascension fulgurante de Moscou

Entre 2020 et 2023, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont connu une série de coups d’État. Les gouvernements élus ont été renversés. Les juntes militaires ont pris le pouvoir. Et elles ont toutes choisi le même camp : celui de la Russie.

Pourquoi ? Parce que Moscou leur offre ce que l’Occident refuse : un soutien sans condition. Des mercenaires pour combattre les groupes jihadistes. Des armes. Une légitimité internationale. Et surtout, une rhétorique anti-impérialiste qui séduit des populations lassées des anciennes puissances coloniales.

Je me souviens d’une discussion avec un officier malien en 2022. Il m’avait dit : « La France nous traite comme des enfants. Les États-Unis nous donnent des leçons. La Russie, elle, nous parle d’égal à égal. » À l’époque, je pensais que c’était de la propagande. Aujourd’hui, je comprends. La Russie a su jouer sur le ressentiment postcolonial. Elle a su se présenter comme l’alliée des opprimés. Et elle a gagné. Parce que l’Occident, lui, a préféré les sermons aux partenariats.

L’Africa Corps, nouvelle arme de Moscou

Le groupe Wagner, rebaptisé Africa Corps après la mort de son fondateur Evgueni Prigojine, est désormais la force de frappe de la Russie en Afrique. Au Mali, près de 1 000 mercenaires russes sont déployés. Au Burkina Faso et au Niger, des contingents plus petits, mais tout aussi efficaces, opèrent aux côtés des armées locales.

Leur mission ? Combattre les groupes jihadistes, bien sûr. Mais aussi consolider le pouvoir des juntes. Et surtout, chasser l’influence occidentale. Résultat : la France a été expulsée. Les États-Unis voient leurs bases menacées. Et l’Union européenne est réduite à l’impuissance.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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