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CHRONIQUE : 1442 jours de guerre – Le prix du sang russe en Ukraine, ou comment un empire s’effondre en silence
Crédit: Adobe Stock

La mobilisation, machine à broyer

Tout a commencé en septembre 2022, avec la « mobilisation partielle ». En réalité, ce fut une rafle. Des hommes arrachés à leur vie, jetés en Ukraine avec quelques semaines d’entraînement. « On nous a donné un fusil, un uniforme, et on nous a dit : “Vous êtes des soldats maintenant” », raconte Dmitri, 35 ans, déserteur.

Résultat ? Des vagues d’hommes mal équipés, mal formés, envoyés à l’abattoir. « Les premières semaines, on perdait des centaines de soldats par jour, se souvient un vétéran. On nous envoyait à l’assaut sans soutien, sans couverture. Juste pour user l’ennemi. »

Je me souviens d’un reportage dans un centre de mobilisation à Rostov. Des hommes en pleurs, des familles qui hurlaient. Des officiers qui criaient : « Vous êtes des soldats, maintenant ! » Comme si on pouvait transformer un père de famille en machine à tuer en cinq minutes. Comme si on pouvait effacer des vies entières d’un coup de tampon. Et le pire, c’est que ces hommes le savaient. Ils savaient qu’on les envoyait mourir. Mais personne ne les écoutait.

Les « contractuels » : l’illusion du choix

Après la mobilisation, la Russie a misé sur les « contractuels ». Des hommes payés pour aller se battre. « On nous promettait 200 000 roubles par mois, raconte Igor, 28 ans. Assez pour nourrir sa famille. » Sauf que la réalité, c’était des contrats non respectés, des promesses non tenues, et une mort presque certaine.

« Ils nous disaient qu’on irait en deuxième ligne, poursuit-il. En réalité, on était en première. Et quand on refusait, on était des lâches. »

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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