Donbas, l’enfer et les calculs
Zelenskyy l’a dit sans détour, dans une interview à France 2 : pour prendre le Donbas, la Russie devra sacrifier 800 000 soldats. 800 000 corps. Juste des corps. Pas des héros, pas des soldats, juste des corps empilés, jetés dans la boue pour quelques kilomètres de terre. Deux ans, a-t-il ajouté. Deux ans de progression lente, sanglante, désespérée. Deux ans pendant lesquels l’Ukraine devra tenir, résister, survivre.
Mais la Russie, elle, ne recule pas. Elle envoie ses hommes comme on jette des cailloux dans un étang. 900 à 1 000 soldats russes meurent ou sont blessés chaque jour, selon les estimations. Des vagues humaines, lancées contre les lignes ukrainiennes, contre les drones, contre les obus. Des vagues qui s’écrasent, qui reculent, qui recommencent. Parce que Poutine a besoin de victoires. Même petites. Même illusoires. Même payées en sang.
Je me souviens d’un soldat ukrainien, rencontré près de Bakhmut. Il m’a montré du doigt les lignes russes, à quelques centaines de mètres. « Ils envoient leurs gars comme du bétail, a-t-il dit. Ils ne leur donnent même pas des armes. Juste des uniformes et l’ordre d’avancer. » Il a secoué la tête. « On les tue. Et après, on a honte. Parce qu’on sait qu’ils ne veulent pas être là. » 800 000 corps. Combien d’entre eux voulaient vraiment mourir pour Poutine ? Combien d’entre eux savaient même pourquoi ils étaient là ?
L’arsenal et les hommes
L’Ukraine, elle, compte. Elle compte ses morts, ses blessés, ses disparus. Elle compte aussi ses obus, ses drones, ses missiles. Parce que chaque cartouche, c’est une vie sauvée. Ou une vie perdue. La Russie a l’avantage du nombre : trois fois plus d’hommes, deux fois et demie plus d’artillerie. Mais l’Ukraine a la détermination. Et l’Occident, même s’il hésite, même s’il tergiverse, finit toujours par envoyer quelque chose : des missiles, des chars, des formations.
Zelenskyy le sait : sans ces armes, l’Ukraine ne tiendrait pas. Sans ces armes, 55 000 deviendraient 100 000, puis 200 000. Sans ces armes, la Russie avancerait, ville après ville, village après village, jusqu’à Kyiv. Alors il insiste, il supplie, il exige. Parce que chaque jour de retard, c’est des vies perdues. Des vies ukrainiennes.
Section 3 : Les visages derrière les chiffres
Dmytro Kotsiubailo, « Da Vinci »
Il avait 27 ans. Il commandait le premier bataillon mécanisé, les « Loups de Da Vinci ». On l’appelait « Da Vinci », à cause de son intelligence, de sa créativité, de sa façon de mener ses hommes. Il est tombé à Bakhmut, en mars 2023. Un obus. Une seconde, et plus rien. Des milliers de personnes sont venues lui rendre hommage, place Maïdan, à Kyiv. Des milliers de visages, des milliers de larmes. Un seul cercueil.
Sa mère a dit : « Il savait ce qu’il faisait. Il savait qu’il pouvait mourir. Mais il croyait en l’Ukraine. » 55 000. Combien de mères ont dit la même chose ? Combien de pères ont serré les dents en regardant leur fils partir ? Combien d’enfants ont grandi trop vite, parce que leur père ne reviendrait pas ?
J’ai vu des photos de Dmytro. Il souriait. Il avait l’air jeune, presque trop jeune pour être un héros. Pour être un mort. J’ai pensé à ma fille, qui a le même âge. J’ai pensé à ce que je ferais si on me disait qu’elle ne reviendrait pas. Et j’ai compris que je ne pourrais pas. Je ne pourrais pas continuer. Pas comme eux. Pas comme ces mères, ces pères, ces frères et sœurs qui, chaque jour, se lèvent et continuent. 55 000. Ce n’est pas un chiffre. C’est une armée de fantômes qui marche à côté des vivants.
Les disparus, les oubliés
Il y a aussi les disparus. Ceux dont on ne sait rien. Ceux qui sont peut-être prisonniers, peut-être morts, peut-être perdus quelque part dans la boue du Donbas. Des milliers, a dit Zelenskyy. Des milliers de familles qui attendent, qui espèrent, qui prient. Qui regardent leur téléphone, chaque jour, en se demandant si ce jour-là, enfin, il sonnera.
Parfois, il sonne. Mais pas toujours avec de bonnes nouvelles. Parfois, c’est pour dire qu’on a retrouvé un corps. Parfois, c’est pour dire qu’on a trouvé un bout d’uniforme, une plaque d’identité, une bague. Parfois, c’est juste pour dire qu’on a arrêté de chercher.
Section 4 : La guerre des mémoires
Le Mur du Souvenir
À Kyiv, il y a ce mur. Le Mur du Souvenir. 55 000 noms, et des milliers d’autres à venir. Des noms gravés dans le métal, comme pour dire : « Vous étiez là. Vous avez existé. On ne vous oubliera pas. » Mais la mémoire, c’est fragile. Les noms s’effacent avec le temps. Les visages s’estompent. Les histoires se perdent.
Alors, il y a ceux qui écrivent. Qui filment. Qui photographient. Qui racontent. Parce que si on n’écrit pas, si on ne montre pas, si on ne crie pas, alors 55 000 deviendront juste un chiffre dans un livre d’histoire. Juste une note de bas de page. Juste une statistique.
Je me suis tenu devant ce mur, et j’ai pensé à tous les murs comme celui-ci, partout dans le monde. À tous les noms gravés, à toutes les vies brisées. Et j’ai pensé : « Pourquoi ? » Pourquoi est-ce qu’on accepte ça ? Pourquoi est-ce qu’on laisse des hommes décider que des milliers d’autres doivent mourir ? Pourquoi est-ce qu’on ne crie pas plus fort ? Pourquoi est-ce qu’on ne se révolte pas ?
Les archives de la douleur
Il y a des archives, maintenant. Des milliers de témoignages, de photos, de vidéos. Des soldats qui filment leur quotidien avec des caméras jetables. Des mères qui enregistrent leurs appels, leurs pleurs, leurs silences. Des enfants qui dessinent leurs pères, comme s’ils pouvaient les faire revenir en les traçant sur le papier.
Ces archives, c’est la mémoire de la guerre. Pas celle des généraux, pas celle des politiques, mais celle des gens. Celle qui fait mal. Celle qui dérange. Celle qui devrait nous empêcher de dormir.
Section 5 : Le prix de la paix
Les négociations et les morts
Zelenskyy le dit : il n’y aura pas de paix sans sécurité. Pas de paix sans garanties. Pas de paix si l’Ukraine doit abandonner ne serait-ce qu’un centimètre de son territoire. Parce que chaque centimètre, c’est du sang. Chaque kilomètre, c’est des vies. 55 000, et counting.
La Russie, elle, veut des concessions. Elle veut que l’Ukraine recule. Qu’elle abandonne le Donbas, qu’elle accepte un statut neutre, qu’elle renonce à l’OTAN. En échange de quoi ? De promesses ? De morceaux de papier ? De mots ? Zelenskyy sait ce que valent les promesses russes. Il a vu ce qu’elles valent à Bucha, à Marioupol, à Kharkiv.
J’ai écouté Zelenskyy parler de paix. Et j’ai pensé à tous ceux qui sont morts en croyant qu’ils se battaient pour la paix. Pour leur pays. Pour leur famille. Pour nous. 55 000. Combien de fois faudra-t-il répéter ce chiffre avant qu’on comprenne ? Combien de fois faudra-t-il que des mères enterrent leurs enfants avant qu’on agisse ? Combien de fois faudra-t-il que des soldats meurent avant qu’on arrête cette folie ?
L’OTAN et les promesses
L’OTAN promet. Les États-Unis promettent. L’Europe promet. Des armes, de l’argent, du soutien. Mais est-ce que ce sera assez ? Est-ce que ce sera à temps ? Parce que chaque jour de retard, c’est des vies. Chaque hésitation, c’est du sang. Chaque compromis, c’est un soldat de plus qui ne rentrera pas.
Zelenskyy le sait. Il le dit. Il le crie. Il supplie. Parce qu’il n’a pas le choix. Parce que derrière lui, il y a 55 000 familles qui comptent sur lui. 55 000 raisons de ne pas lâcher.
Section 6 : Les cicatrices invisibles
Les blessés de l’âme
Il n’y a pas que les morts. Il y a les vivants. Ceux qui sont revenus, mais qui ne sont plus les mêmes. Ceux qui ont vu des choses qu’on ne devrait jamais voir. Ceux qui ont fait des choses qu’on ne devrait jamais faire. Ceux qui portent la guerre en eux, comme une bombe à retardement.
380 000 blessés. Des corps brisés, des esprits hantés. Des nuits sans sommeil, des jours sans espoir. Des familles qui ne reconnaissent plus celui qui est revenu. Parce que la guerre, ça ne se guérit pas. Ça se porte. Comme une cicatrice. Comme un fardeau.
J’ai parlé à un soldat, dans un hôpital de Lviv. Il avait perdu une jambe. Il avait 22 ans. Il m’a regardé et il a dit : « Je ne sais pas ce qui est pire. Perdre ma jambe, ou savoir que je vais devoir vivre avec. » Il a ri. Un rire sec, sans joie. « Parce que vivre, maintenant, ça veut dire se souvenir. Tout le temps. » 380 000. Combien d’entre eux rient comme ça ? Combien d’entre eux pleurent la nuit, quand personne ne les voit ? Combien d’entre eux aimeraient juste oublier ?
Les enfants de la guerre
Et puis, il y a les enfants. Ceux qui grandissent avec la guerre. Ceux qui savent ce que veut dire « alerte aérienne ». Ceux qui courent vers les abris au lieu de courir dans les parcs. Ceux qui dessinent des chars au lieu de dessiner des arcs-en-ciel.
Ils ne connaissent pas la paix. Ils ne savent pas à quoi ça ressemble, un monde sans guerre. Ils ne savent pas ce que c’est, grandir sans avoir peur. Ils ne savent pas ce que c’est, vivre sans compter les morts.
Section 7 : L’Europe et ses silences
Les promesses non tenues
L’Europe parle. Elle condamne. Elle sanctionne. Elle promet. Mais est-ce qu’elle agit ? Est-ce qu’elle fait assez ? Parce que pendant qu’elle hésite, qu’elle discute, qu’elle négocie, des soldats meurent. 55 000. Et demain, ce sera plus.
Zelenskyy le dit : l’Ukraine a besoin de sécurité. Pas de mots. Pas de déclarations. De garanties. De missiles. De chars. De soutien. Parce que sans ça, l’Ukraine ne tiendra pas. Et si l’Ukraine ne tient pas, qui sera le prochain ? La Pologne ? Les pays baltes ? L’Europe tout entière ?
J’ai écouté les dirigeants européens parler de paix. De diplomatie. De compromis. Et j’ai pensé à ces 55 000 morts. J’ai pensé à ces familles qui attendent. J’ai pensé à ces soldats qui se battent. Et j’ai eu honte. Honte de vivre dans un monde où on parle de paix alors que des hommes meurent. Honte de savoir que, quelque part, des gens décident du sort de l’Ukraine comme on décide d’un menu à la carte. 55 000. Ce n’est pas un chiffre. C’est un cri. Un cri qu’on entend de moins en moins.
L’OTAN et ses limites
L’OTAN envoie des armes. Des missiles. Des formations. Mais pas de troupes. Pas d’engagement direct. Parce que « on ne veut pas une guerre plus large ». Parce que « il faut éviter l’escalade ». Alors, l’Ukraine se bat seule. Avec ce qu’on lui donne. Avec ce qu’on veut bien lui donner.
Et pendant ce temps, la Russie avance. Lentement. Méthodiquement. Sans pitié. Parce qu’elle sait une chose : l’Occident a peur. Peur de la guerre. Peur des pertes. Peur de 55 000 morts chez lui.
Section 8 : Les héros et les oubliés
Ceux qu’on célèbre
Il y a ceux qu’on célèbre. Les héros. Ceux qui résistent. Ceux qui tiennent. Ceux qui deviennent des symboles. Comme les pilotes de « Ghost of Kyiv ». Comme les soldats de « Azov ». Comme les médecins qui sauvent des vies sous les bombes.
On les montre à la télé. On les invite dans les parlements. On leur donne des médailles. Parce qu’ils nous donnent de l’espoir. Parce qu’ils nous font croire que, peut-être, on peut gagner.
J’ai rencontré un de ces héros. Un pilote. Il m’a dit : « On nous appelle des héros. Mais un héros, c’est quelqu’un qui a le choix. Nous, on n’a pas le choix. On se bat, ou on meurt. C’est tout. » Il a souri. Un sourire triste. « Les vrais héros, ce sont ceux qui sont morts. Ceux qui n’ont plus à se battre. » 55 000. Des héros sans choix. Des héros sans lendemain.
Ceux qu’on oublie
Mais il y a aussi ceux qu’on oublie. Les blessés. Les traumatisés. Les familles brisées. Ceux qui ne font pas la une des journaux. Ceux qui ne montent pas sur les estrades. Ceux qui se battent, chaque jour, juste pour survivre.
Ils sont des milliers. Des dizaines de milliers. Des vies brisées, des rêves écrasés, des espoirs perdus. Et personne ne parle d’eux. Parce que la guerre, c’est comme ça. On célèbre les héros. On pleure les morts. Et on oublie les autres.
Section 9 : La Russie et ses mensonges
La propagande et les morts
La Russie ment. Elle ment sur ses pertes. Elle ment sur ses victoires. Elle ment sur ses crimes. Elle dit qu’elle ne vise que les militaires. Mais les 15 000 civils morts, ils sont où, dans ses comptes ? Les 40 000 blessés, ils sont où, dans ses communiqués ?
Elle dit qu’elle veut la paix. Mais elle envoie ses soldats mourir par milliers. Elle dit qu’elle protège les russophones. Mais elle bombarde les écoles, les hôpitaux, les maternités. Elle dit qu’elle lutte contre le nazisme. Mais elle commet des génocides.
J’ai lu les communiqués russes. J’ai écouté les porte-parole du Kremlin. Et j’ai pensé : « Comment osent-ils ? » Comment osent-ils parler de paix alors qu’ils envoient des enfants mourir ? Comment osent-ils parler de libération alors qu’ils écrasent des villes entières ? Comment osent-ils regarder le monde en face et mentir comme ça ? 55 000 morts ukrainiens. Des centaines de milliers de blessés. Des millions de déplacés. Et ils osent parler de « opération spéciale ».
Les crimes et l’impunité
Et puis, il y a les crimes. Les fosses communes. Les tortures. Les viols. Les déportations. Les enfants volés. Les familles détruites. Les villes rasées. Bucha. Marioupol. Kherson. Des noms qui devraient hanter le monde. Des noms qui devraient faire trembler les responsables.
Mais non. La Russie continue. Impunément. Parce que le monde regarde, mais ne voit pas. Parce que le monde écoute, mais n’entend pas. Parce que le monde sait, mais ne fait rien.
Section 10 : L’Ukraine et son avenir
La reconstruction et les fantômes
Un jour, la guerre se terminera. Peut-être. Et alors, il faudra reconstruire. Les villes. Les routes. Les écoles. Les hôpitaux. Mais comment reconstruire 55 000 vies ? Comment reconstruire 55 000 rêves ? Comment reconstruire 55 000 familles ?
L’Ukraine le fera. Parce qu’elle n’a pas le choix. Parce que c’est ça, être ukrainien : résister. Survivre. Se relever. Même quand tout est détruit. Même quand tout semble perdu.
J’ai marché dans les rues de Kyiv. J’ai vu les immeubles bombardés. J’ai vu les trous d’obus. J’ai vu les gens qui continuaient à vivre, à rire, à aimer, malgré tout. Et j’ai pensé : « Ils gagneront. » Pas parce qu’ils sont plus forts. Pas parce qu’ils sont plus nombreux. Mais parce qu’ils refusent de perdre. Parce qu’ils savent que, derrière eux, il y a 55 000 raisons de continuer.
La mémoire et la justice
Il faudra aussi la justice. Pour les 55 000 morts. Pour les 380 000 blessés. Pour les disparus. Pour les civils massacrés. Pour les enfants volés. Pour les villes détruites.
Parce que sans justice, il n’y aura pas de paix. Sans mémoire, il n’y aura pas d’avenir. Sans vérité, il n’y aura que des cicatrices. Des cicatrices qui saigneront, encore et toujours.
Section 11 : Le monde et sa responsabilité
Ce qu’on doit à l’Ukraine
Le monde regarde. Parfois, il aide. Parfois, il détourne les yeux. Mais il ne peut pas dire qu’il ne savait pas. Il ne peut pas dire qu’il n’a pas vu. 55 000 morts. 1,2 million de soldats russes sacrifiés. Des villes rasées. Des crimes contre l’humanité.
Alors, qu’est-ce qu’on fait ? On envoie des armes ? On envoie des soldats ? On envoie des mots ? On envoie des prières ? Ou est-ce qu’on se contente de regarder, en se disant que, après tout, ce n’est pas notre guerre ?
Je me suis tenu devant ce mur, à Kyiv. J’ai lu les noms. J’ai pensé à tous ceux qui, quelque part, décident de notre sort. J’ai pensé à tous ceux qui hésitent, qui tergiversent, qui calculent. Et j’ai pensé : « Ils ont le choix. Nous, non. » 55 000 soldats ukrainiens sont morts pour que nous, on puisse encore hésiter. Pour que nous, on puisse encore discuter. Pour que nous, on puisse encore vivre. Alors, qu’est-ce qu’on fait ? On les laisse tomber ? Ou on se lève, enfin ?
L’héritage des 55 000
Un jour, cette guerre sera finie. Un jour, on parlera de l’Ukraine comme on parle de la Seconde Guerre mondiale. Comme d’un moment où le monde a failli basculer. Où des hommes se sont battus pour que d’autres puissent vivre libres.
Et on se souviendra des 55 000. On se souviendra de leur courage. De leur sacrifice. De leur refus de plier. On se souviendra qu’ils sont morts pour nous. Pour l’Europe. Pour la liberté. Pour l’idée que, peut-être, un monde sans guerre est possible.
Alors, qu’est-ce qu’on fait de cet héritage ? On l’oublie ? On le range dans un livre d’histoire ? Ou on le porte, comme une flamme ? Comme une promesse ? Comme une raison de se battre ?
Conclusion : Le mur et l’espoir
Le dernier nom
Je suis retourné devant le Mur du Souvenir, avant de partir. J’ai touché les noms. J’ai pensé à tous ceux qui manquent. À tous ceux qui viendront. Parce que la guerre n’est pas finie. Parce que chaque jour, de nouveaux noms s’ajoutent. De nouvelles familles se brisent. De nouvelles vies s’éteignent.
Et j’ai pensé : « Quand est-ce que ça s’arrêtera ? » Quand est-ce que le monde comprendra ? Quand est-ce qu’on arrêtera de compter les morts ? Quand est-ce qu’on arrêtera de parler de paix alors qu’on envoie des hommes mourir ?
Je ne sais pas. Je ne sais pas si un jour, ce mur cessera de grandir. Je ne sais pas si un jour, les mères ukrainiennes pourront dormir sans pleurer. Je ne sais pas si un jour, les soldats pourront rentrer chez eux. Mais je sais une chose : on ne peut pas détourner les yeux. On ne peut pas faire semblant de ne pas voir. On ne peut pas laisser 55 000 morts devenir juste un chiffre. Parce que chaque nom sur ce mur, c’est une vie. Une vie qui méritait d’être vécue. Une vie qui méritait d’être aimée. Une vie qui méritait d’avoir un avenir. Alors, qu’est-ce qu’on fait ? On regarde ? Ou on agit ?
L’appel
Le mur est là. Les noms sont là. Les familles sont là. Elles attendent. Elles espèrent. Elles prient.
Et nous ? Qu’est-ce qu’on fait ?
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News, Xinhua News Agency).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).
Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
Zelenskyy Says 55,000 Ukrainian Soldiers Have Been Killed Since Russia’s Full-Scale Invasion – 4 février 2026
“800,000 Bodies and Two Years”: Zelenskyy on Russia’s Chances in East of Ukraine – 5 février 2026
Interview de Volodymyr Zelenskyy à France 2 – 4 février 2026
Entretien exclusif de Volodymyr Zelenskyy au 20 Heures de France 2 – 4 février 2026
Sources secondaires
AP News – Zelenskyy says 55,000 Ukrainian troops killed in the war – 5 février 2026
Reuters – Zelenskiy says 55,000 Ukrainian troops killed since start of war – 4 février 2026
Russia-Ukraine War: Military News, Maps & Frontline Updates — UNITED24 Media – 2026
Zelenskyy: 43,000 Ukrainian Soldiers Were Killed Since the Start of Russia’s Full-Scale Invasion – 10 décembre 2024
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