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CHRONIQUE : À Washington, on hurle contre les monstres — mais en Ukraine, les bombes tombent toujours
Crédit: Adobe Stock

Les chiffres qui hurlent

Le 3 février 2026, le Congrès américain a débattu de nouvelles sanctions contre la Russie. Pendant ce temps, à Kyiv, les hôpitaux débordaient. Les enfants, eux, ne débattent pas. Ils meurent. Ou ils survivent, avec des cicatrices qui ne guériront jamais. Selon les dernières données de l’UNICEF, plus de 2 500 enfants ont été tués ou blessés depuis le début de la guerre. Des milliers d’autres ont été déportés vers la Russie, arrachés à leurs familles, à leur langue, à leur identité. Des enfants volés. Des enfants effacés.

Et pendant ce temps, à Washington, on parle de « pressions supplémentaires ». On parle de « sanctions ciblées ». On parle de « mesures diplomatiques ». Mais on ne parle pas de Sasha, 8 ans, qui a perdu ses deux jambes dans un bombardement. On ne parle pas de Olena, 12 ans, qui a vu ses parents mourir sous les décombres de leur immeuble. On ne parle pas de ces enfants qui, chaque nuit, s’endorment en entendant les sirènes, en priant pour que leur maison ne soit pas la prochaine à s’effondrer.

Je me souviens d’une photo, prise dans un hôpital de Kharkiv. Un enfant, les yeux bandés, les mains agrippées à un ours en peluche. Son ours, son seul réconfort. Autour de lui, le chaos. Les médecins courent. Les infirmières pleurent. Et lui, il serre son ours, comme si c’était la dernière chose qui le reliait à un monde où les bombes ne tombaient pas. Comment peut-on parler de sanctions quand des enfants meurent ?

Les enfants déportés : une tragédie silencieuse

Depuis le début de la guerre, la Russie a déporté des milliers d’enfants ukrainiens. Officiellement, Moscou parle de « sauvetage ». Officieusement, c’est un génocide culturel. Ces enfants sont envoyés dans des camps de rééducation, où on leur apprend à haïr leur propre pays, à renier leur langue, à oublier leurs parents. On leur vole leur identité. On leur vole leur avenir. On leur vole leur droit d’être ukrainiens.

Et pendant ce temps, à Washington, on débat. On tergiverse. On attend. Comme si le temps était un luxe que l’Ukraine pouvait se permettre. Comme si chaque jour de retard ne signifiait pas plus de morts, plus de destructions, plus de vies brisées. Combien d’enfants faut-il encore sacrifier avant que l’Occident ne passe enfin aux actes ?

Je me demande parfois ce que ressentent les parents de ces enfants. Est-ce qu’ils se réveillent la nuit en hurlant le nom de leur fils, de leur fille ? Est-ce qu’ils passent leurs journées à regarder la porte, à espérer un retour qui ne viendra jamais ? Est-ce qu’ils se demandent, chaque seconde, si leur enfant a faim, s’il a froid, s’il pleure la nuit en appelant sa maman ? Et moi, je me demande : comment peut-on dormir tranquillement en sachant ça ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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