Skip to content
CHRONIQUE : La Russie exige la reconnaissance internationale du Donbass
Crédit: Adobe Stock

Les pourparlers trilatéraux entre la Russie, les États-Unis et l’Ukraine, qui se tiennent dans la capitale émiratie depuis janvier 2026, révèlent toute la complexité byzantine et les multiples dimensions de ce conflit qui dépasse largement les frontières géographiques de l’Europe orientale pour acquérir une dimension véritablement mondiale. Le premier round de discussions substantielles s’est déroulé les 23 et 24 janvier, dans une atmosphère décrite comme tendue mais professionnelle par les rares observateurs autorisés à approcher les délégations. Le second tour de négociations, qui a commencé en février, a vu les positions se durcir encore davantage, chaque partie semblant s’arc-bouter sur ses exigences fondamentales sans manifester la moindre volonté de compromis véritable.

L’atmosphère générale, décrite par les sources présentes comme plus professionnelle et orientée vers les résultats concrets que lors des précédentes tentatives de médiation, ne masque en rien les divergences profondes et apparemment irréductibles qui séparent les trois parties en présence autour de la table des négociations. Les diplomates et observateurs évoquent des discussions portant sur le cessez-le-feu immédiat, les questions territoriales épineuses et controversées, les garanties de sécurité mutuelles et même certaines considérations économiques liées à la reconstruction future de l’Ukraine dévastée et à la levée progressive des sanctions occidentales contre la Russie.

Mais c’est bien la question territoriale du Donbass qui cristallise toutes les tensions et bloque toute avancée significative vers un accord de paix véritable et durable. Les deux républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, que la Russie a officiellement annexées en septembre 2022 suite à des référendums internationalement contestés et non reconnus par la grande majorité des pays du monde, constituent le nœud gordien de ces négociations. Moscou refuse catégoriquement de discuter de leur statut comme s’il s’agissait de territoires négociables, les considérant désormais comme partie intégrante et inaliénable du territoire national russe, au même titre que Moscou ou Saint-Pétersbourg.

Le choix d’Abou Dhabi comme lieu de ces pourparlers historiques n’est nullement anodin et mérite une analyse approfondie. Les Émirats arabes unis se positionnent depuis plusieurs années avec habileté comme une puissance médiatrice incontournable dans les conflits internationaux majeurs, capitalisant sur leurs relations diplomatiques soigneusement équilibrées avec toutes les parties en présence, aussi antagonistes soient-elles entre elles. Cette neutralité apparente et cultivée avec soin permet aux différentes délégations de se rencontrer dans un environnement perçu comme relativement neutre, loin des pressions médiatiques et politiques qui caractérisent les capitales occidentales ou Moscou.

Comment peut-on raisonnablement envisager un accord de paix durable, équitable et mutuellement acceptable quand les fondamentaux mêmes de la négociation sont aussi radicalement, aussi fondamentalement et aussi irrémédiablement opposés entre les parties présentes autour de la table ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu