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CHRONIQUE : L’affaire Epstein et Bill Gates, anatomie d’une chute morale au sommet de l’élite mondiale
Crédit: Adobe Stock

Au cœur des révélations les plus troublantes figure un brouillon de courrier électronique attribué à Jeffrey Epstein lui-même, daté du 18 juillet 2013. Ce document, que le financier semble avoir rédigé à son propre usage puisque l’adresse de l’expéditeur et du destinataire sont identiques, contient des allégations particulièrement graves concernant Bill Gates. Le site de vérification des faits Snopes a confirmé avoir identifié ces courriels dans la masse de documents publiés par le Département de la Justice.

Dans ces brouillons ou notes personnelles, Epstein affirmait notamment que Bill Gates aurait eu des relations sexuelles extraconjugales avec des « filles russes » et qu’il en aurait contracté une infection sexuellement transmissible nécessitant un traitement antibiotique. Plus grave encore, le financier alléguait que Gates aurait cherché à administrer secrètement ces antibiotiques à son épouse Melinda. Ces accusations, d’une précision troublante et d’une gravité extrême, ont immédiatement fait le tour des rédactions du monde entier, provoquant une onde de choc médiatique sans précédent.

La nature même de ce document pose des questions vertigineuses : simple exercice de manipulation psychologique, tentative de chantage jamais mise à exécution, ou mémoire d’événements réels conservée à des fins de protection personnelle ? Le silence définitif d’Epstein empêche désormais toute clarification directe.

Ces révélations, si elles devaient s’avérer fondées, seraient absolument dévastatrices pour l’image soigneusement construite du milliardaire philanthrope au fil des décennies. Cependant, il convient de souligner que Bill Gates a immédiatement démenti ces accusations avec fermeté et sans équivoque. Un porte-parole de Gates a déclaré au site Snopes que les affirmations contenues dans ces courriels étaient « absolument absurdes et complètement fausses », ajoutant que « la seule chose que ces documents démontrent est la frustration d’Epstein de ne pas avoir de relation suivie avec Gates et les extrémités auxquelles il était prêt à aller pour piéger et diffamer » le milliardaire.

Cette défense soulève néanmoins une question essentielle que beaucoup se posent légitimement : pourquoi Jeffrey Epstein aurait-il rédigé un tel document s’il ne contenait aucun élément de vérité ? Quel intérêt aurait-il eu à fabriquer de toutes pièces une telle accusation sans jamais l’utiliser directement contre sa cible présumée ? Les experts en comportement criminel soulignent que les prédateurs comme Epstein collectaient souvent des informations compromettantes sur leurs fréquentations, réelles ou inventées, comme forme d’assurance contre d’éventuelles représailles ou comme levier de pression psychologique.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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