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CHRONIQUE : Licenciée en pleine zone de guerre, la journaliste qui dérangeait trop
Crédit: Adobe Stock

Il faut dire les choses clairement. Le monde est fatigué de l’Ukraine. Fatigué de cette guerre qui dure, qui s’enlise, qui ne produit pas de résolution rapide et satisfaisante pour nos consciences occidentales. On a eu notre moment d’indignation en février 2022. On a affiché nos drapeaux ukrainiens sur les réseaux sociaux. On a dit « nous sommes tous ukrainiens ».

Et puis la vie a continué. D’autres crises sont apparues. D’autres sujets ont capté notre attention. L’Ukraine est devenue cette guerre qu’on suit d’un œil distrait, entre deux notifications Instagram. Cette guerre dont on se dit « ah oui, ça continue encore? »

Pourtant, oui, ça continue. Les gens meurent toujours. Les villes sont toujours bombardées. Les familles sont toujours déchirées. Mais nous, on a décidé que ce n’était plus assez intéressant pour justifier le coût d’un correspondant permanent.

Qui va raconter la vérité maintenant

Quand on retire les journalistes du terrain, qui reste pour nous informer? Les communiqués officiels? La propagande des deux camps? Les vidéos virales dont personne ne peut vérifier l’authenticité? Les « experts » qui commentent depuis leur salon parisien ou new-yorkais sans avoir mis les pieds en Ukraine depuis des années?

Le journalisme de terrain, c’est ce qui nous protège de la manipulation. C’est ce qui nous donne accès à la réalité telle qu’elle est, pas telle qu’on veut nous la présenter. Quand Lizzie Johnson documente un bombardement, elle ne le fait pas depuis un communiqué de presse. Elle est là. Elle voit les corps. Elle entend les pleurs. Elle sent l’odeur de la destruction.

Cette authenticité n’a pas de prix. Sauf qu’apparemment, elle en a un. Et le Washington Post a décidé qu’il était trop élevé.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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