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CHRONIQUE : L’Iran au bord du précipice nucléaire, quand Trump lance un ultimatum existentiel à l’ayatollah Khamenei
Crédit: Adobe Stock

La diplomatie, cet art subtil de parler sans rien dire tout en obtenant l’essentiel, semble avoir atteint ses limites dans ce dossier où chaque partie campe sur des positions présentées comme non négociables, transformant chaque rencontre en dialogue de sourds aux enjeux existentiels.

Les négociations prévues ce vendredi 7 février 2026 à Mascate, capitale du sultanat d’Oman, représentent potentiellement la dernière fenêtre d’opportunité diplomatique avant une escalade militaire que tous les acteurs rationnels cherchent à éviter mais vers laquelle ils semblent inexorablement glisser. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi doit y rencontrer l’envoyé spécial américain Steve Witkoff et Jared Kushner, conseiller influent du président Trump sur les affaires du Moyen-Orient.

Le chemin vers ces pourparlers a été semé d’embûches révélatrices des tensions sous-jacentes. Initialement prévues à Istanbul, les négociations ont failli être annulées lorsque l’Iran a exigé un changement de lieu et une limitation de l’ordre du jour aux seules questions nucléaires. Les États-Unis ont d’abord refusé catégoriquement ces conditions, provoquant une flambée des cours du pétrole de 3% sur les marchés mondiaux à l’annonce d’un possible effondrement des discussions.

Ce sont finalement les pressions exercées par au moins neuf dirigeants arabes et musulmans qui ont convaincu l’administration Trump de maintenir le dialogue. L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Égypte, le Qatar, le Pakistan et Oman ont tous contacté la Maison Blanche au plus haut niveau pour plaider en faveur d’une poursuite des négociations, conscients que leurs propres économies et infrastructures pétrolières seraient dévastées par un conflit régional ouvert.

Le secrétaire d’État Marco Rubio a néanmoins clairement exposé les conditions américaines dans des termes qui ne laissent guère de place à l’ambiguïté : « Tout dialogue significatif avec l’Iran devra aborder un large éventail de questions, incluant le programme de missiles balistiques de Téhéran, son soutien aux groupes militants à travers la région, ses activités nucléaires et le traitement de sa propre population. » Face à ces exigences, le responsable de la politique étrangère au Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Bagheri, a répondu sèchement que son pays n’avait « aucune intention » de négocier sur ses stocks d’uranium enrichi et que le programme de missiles restait « hors de la table ».

L’impasse structurelle des négociations

Cette divergence fondamentale sur le périmètre des négociations révèle des conceptions radicalement différentes de la sécurité régionale. Pour Washington, le programme nucléaire iranien ne peut être dissocié de la politique régionale agressive de Téhéran, qui soutient activement le Hezbollah au Liban, les milices chiites en Irak, les Houthis au Yémen et a longtemps appuyé le régime de Bachar al-Assad en Syrie. Pour Téhéran, ces questions relèvent de la souveraineté nationale et des « lignes rouges » du régime qui ne sauraient faire l’objet de concessions face à une puissance étrangère.

Rubio a toutefois précisé la philosophie diplomatique américaine : « Nous ne considérons pas les réunions comme une concession. Nous ne considérons pas les réunions comme une quelconque légitimation. » Cette clarification vise à désamorcer les critiques internes selon lesquelles toute négociation avec l’Iran reviendrait à récompenser un comportement provocateur, tout en maintenant une pression maximale sur Téhéran.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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