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CHRONIQUE : L’Ukraine frappe au cœur du chantage nucléaire russe avec ses missiles de croisière FP-5 Flamingo — Une réponse souveraine à l’intimidation de Moscou
Crédit: Adobe Stock

Dérivé du missile RS-26 Roubej, ce système d’arme représentait la quintessence de l’intimidation stratégique russe avant que Kiev ne décide d’y mettre un terme brutal et spectaculaire par cette riposte historique.

Le missile Oreshnik, utilisé pour la première fois en combat le 21 novembre 2024 contre la ville ukrainienne de Dnipro et son complexe industriel Pivdenmach, constituait une arme psychologique autant que militaire dans l’arsenal de Vladimir Poutine. Selon les analyses approfondies des experts occidentaux et les informations fournies par le département américain de la Défense, ce système d’arme dérive directement du RS-26 Roubej, un missile balistique à portée intermédiaire qui avait été testé à cinq reprises sans jamais entrer en service opérationnel complet. Les ingénieurs russes ont manifestement modifié la conception originale en retirant un étage propulseur pour créer ce nouvel engin capable d’atteindre des vitesses hypersoniques dépassant les capacités d’interception des systèmes de défense antimissile actuellement déployés.

Ce qui rendait l’Oreshnik particulièrement inquiétant et menaçant, c’était sa capacité à transporter des véhicules de rentrée multiples indépendamment ciblables, communément appelés MIRV dans le jargon militaire international. Cette technologie sophistiquée était jusqu’alors réservée exclusivement aux armes nucléaires stratégiques intercontinentales des grandes puissances. Chaque missile Oreshnik emporte six ogives distinctes, chacune contenant des sous-munitions capables de frapper plusieurs cibles simultanément avec une précision redoutable. Cette configuration complexe rendait théoriquement l’interception extrêmement difficile, voire pratiquement impossible, même pour les systèmes de défense antimissile les plus sophistiqués actuellement déployés par les pays de l’OTAN en Europe de l’Est.

Le Kremlin avait fait de ce missile le fer de lance de sa campagne d’intimidation systématique contre l’Ukraine et l’ensemble de la communauté internationale. Vladimir Poutine lui-même avait multiplié les déclarations menaçantes lors de ses apparitions télévisées soigneusement orchestrées, affirmant avec emphase que l’Oreshnik pouvait atteindre n’importe quelle capitale européenne en moins de vingt minutes et que rien absolument rien ne pouvait l’arrêter dans sa course meurtrière. La cheffe de la politique étrangère de l’Union européenne, Kaja Kallas, avait qualifié l’utilisation de ce missile d’« escalade claire contre l’Ukraine, conçue comme un avertissement à l’Europe et aux États-Unis ». Elle avait ajouté avec pertinence que « Poutine ne veut pas la paix ; la réponse de la Russie à la diplomatie, ce sont davantage de missiles et de destruction ».

La deuxième utilisation de l’Oreshnik, survenue dans la nuit du 8 au 9 janvier 2026, avait frappé la ville de Lviv dans l’ouest de l’Ukraine, à seulement une soixantaine de kilomètres de la frontière polonaise et donc de l’OTAN. Ce tir constituait la première fois qu’un missile balistique atteignait l’oblast de Lviv depuis le début de la guerre russo-ukrainienne. Moscou avait prétendu que cette attaque représentait une représaille suite à une prétendue attaque de drone ukrainien contre l’une des résidences personnelles de Vladimir Poutine, une allégation que Kiev et Washington avaient catégoriquement démentie. Cette frappe délibérément proche de la frontière de l’Alliance atlantique constituait un signal politique direct à l’Occident, au moment même où des discussions sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine se déroulaient dans le cadre des initiatives de paix américaines.

Les caractéristiques techniques terrifiantes du système Oreshnik

Du point de vue technique, l’Oreshnik présente des caractéristiques qui justifient amplement l’inquiétude qu’il suscite parmi les analystes militaires occidentaux. Avec une vitesse estimée à environ 13 000 kilomètres par heure, soit environ Mach 10, ce missile décrit une trajectoire qui l’emmène d’abord abruptement vers le haut, hors de l’atmosphère terrestre, avant de le ramener vers le bas avec une inclinaison prononcée, ses ogives étant dirigées vers des cibles séparées. Cette trajectoire balistique particulière rend l’interception pratiquement impossible pour les systèmes de défense antiaérienne dont dispose actuellement l’Ukraine, et même pour la plupart des systèmes européens. Le missile n’est généralement détecté qu’après son impact, les capacités de défense antimissile limitées capables de le contrer n’existant actuellement qu’en Pologne, en Roumanie et en Allemagne.

Un document de l’OTAN, cité par plusieurs médias spécialisés, affirme que « la capacité d’attaquer des cibles partout en Europe, combinée à la haute mobilité du lanceur, assure un taux de survie élevé du système. Le manque de clarté concernant les ogives déployées pose des défis de défense significatifs pour l’OTAN ». Cette évaluation souligne à quel point l’Oreshnik représentait une préoccupation majeure pour la sécurité collective européenne avant même les récentes frappes ukrainiennes. L’ambiguïté délibérément entretenue par Moscou sur le type d’ogives conventionnelles ou nucléaires équipant ces missiles fait partie intégrante de la stratégie d’intimidation psychologique du Kremlin.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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