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CHRONIQUE : L’Ukraine frappe Kapustin Yar, quand le Flamingo défie l’Oreshnik russe
Crédit: Adobe Stock

Lorsque Vladimir Poutine a révélé l’existence du missile Oreshnik en novembre 2024, le message était limpide : la Russie disposait désormais d’une arme invincible.

Ce nouveau système d’arme, présenté comme un missile balistique à portée intermédiaire capable de transporter des charges multiples, devait incarner l’invincibilité technologique russe face à un Occident prétendument décadent. Le nom même de l’engin, qui signifie noisetier en russe, dissimulait mal les ambitions dévastatrices de ce projectile conçu pour semer la terreur.

Les caractéristiques techniques annoncées par Moscou étaient effectivement impressionnantes, du moins sur le papier. Une vitesse hypersonique rendant théoriquement impossible toute interception par les systèmes de défense antimissile existants, une portée considérable permettant d’atteindre n’importe quelle capitale européenne, et surtout, une capacité à emporter plusieurs ogives indépendantes pouvant frapper simultanément des cibles distinctes.

Le premier tir opérationnel de l’Oreshnik contre la ville ukrainienne de Dnipro, également en novembre 2024, avait provoqué une onde de choc internationale retentissante. Les images des destructions, la puissance brute de l’impact, tout semblait confirmer les prétentions russes quant à la létalité de cette nouvelle arme. L’Occident s’était ému, certains experts évoquant une nouvelle escalade majeure dans le conflit. Les dirigeants européens avaient exprimé leur vive préoccupation face à cette démonstration de force inédite.

Le Kremlin avait alors savouré son effet avec une délectation non dissimulée. Les chaînes de télévision russes diffusaient en boucle les images du missile en vol, les commentateurs vantaient avec emphase la supériorité technologique de la Mère Patrie. Vladimir Poutine lui-même avait multiplié les déclarations martiales, laissant entendre que ce n’était là qu’un avant-goût des capacités russes et que d’autres surprises attendaient ceux qui oseraient défier Moscou.

Pourtant, derrière la façade triumphante, certains observateurs avisés avaient noté des éléments troublants. Le développement de l’Oreshnik semblait avoir été accéléré dans des conditions inhabituelles, possiblement au détriment des procédures normales de tests et de validation. La décision de révéler et d’utiliser cette arme si tôt dans son cycle de développement suggérait une certaine précipitation, peut-être dictée par les difficultés croissantes rencontrées sur d’autres fronts du conflit.

Cette hâte à déployer un système d’arme encore imparfaitement maîtrisé trahissait possiblement une forme de désespoir stratégique. Quand on dispose véritablement d’une supériorité écrasante, on n’a nul besoin de la brandir avec tant d’ostentation. La surenchère rhétorique autour de l’Oreshnik masquait peut-être les faiblesses structurelles de l’appareil militaire russe, désormais cruellement exposées par la frappe sur Kapustin Yar.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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