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CHRONIQUE : Quand les puissants tremblent, les victimes attendent toujours justice
Crédit: Adobe Stock

Un ministre dans la tourmente

Peter Mandelson était un homme puissant. Ancien ministre sous Tony Blair et Gordon Brown, ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis, il faisait partie de l’establishment britannique. Pourtant, aujourd’hui, son nom est associé à celui d’Epstein. Les Epstein files révèlent qu’il a entretenu une correspondance régulière avec le financier, même après sa condamnation pour trafic sexuel de mineures. Pire encore, les emails suggèrent qu’il aurait partagé des informations sensibles sur l’économie britannique et européenne avec Epstein, un homme connu pour son réseau de chantage et d’influence.

Le 1er février 2026, face à l’ampleur des révélations, Mandelson a annoncé sa démission de la Chambre des Lords. Dans une déclaration, il a exprimé ses regrets d’avoir connu Epstein, mais a nié toute implication dans ses crimes. Pourtant, les questions restent. Comment un homme aussi informé, aussi connecté, a-t-il pu ignorer la nature des activités d’Epstein ? Comment a-t-il pu continuer à communiquer avec lui, à lui fournir des informations, alors que tout le monde savait ?

Je me souviens d’une interview de Mandelson, il y a quelques années. Il parlait de responsabilité, d’éthique, de devoir envers le public. Aujourd’hui, en relisant ses mots, je me demande : est-ce qu’il y croyait vraiment ? Est-ce qu’il croyait en ce qu’il disait, ou est-ce que c’était juste un rôle, une façade, un moyen de garder le pouvoir ? Parce que, quand on lit ses emails avec Epstein, on ne voit pas un homme soucieux de l’éthique. On voit un homme soucieux de lui-même. Un homme prêt à tout pour garder sa place dans le jeu. Et ça, c’est peut-être ce qu’il y a de plus triste dans cette histoire. Ce n’est pas seulement l’horreur des crimes d’Epstein. C’est la complicité de ceux qui auraient dû savoir. Qui auraient dû agir. Qui auraient dû protéger.

Les paiements mystérieux

Les documents révèlent aussi que des paiements totalisant 75 000 dollars ont été effectués vers des comptes liés à Mandelson et à son partenaire, Reinaldo Avila da Silva. Des paiements dont Mandelson affirme ne pas se souvenir, dont il nie avoir bénéficié. Pourtant, les preuves sont là. Des relevés bancaires, des emails, des traces qui ne mentent pas. Et qui posent une question simple : qu’a-t-il reçu en échange ?

Parce que, dans le monde d’Epstein, rien n’était gratuit. Tout avait un prix. Un service rendu, une faveur attendue, un silence acheté. Alors, quand on voit ces paiements, on ne peut s’empêcher de se demander : quel était le prix ? Quel était le service ? Quel était le silence ? Et surtout, qui d’autre a payé ce prix ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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