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CHRONIQUE : Quand Moscou accuse Zelensky de fuir la paix, le cynisme atteint son paroxysme
Crédit: Adobe Stock

Depuis février 2022, la guerre d’agression lancée par la Russie contre l’Ukraine a causé des souffrances incommensurables dont l’ampleur dépasse tout ce que l’Europe avait connu depuis la Seconde Guerre mondiale. Les estimations les plus conservatrices évoquent des centaines de milliers de morts et de blessés des deux côtés, sans compter les millions de déplacés internes et de réfugiés qui ont fui vers l’Europe et au-delà. Des villes entières ont été réduites en ruines, des noms comme Marioupol, Bakhmout, Avdiïvka sont devenus synonymes de destruction absolue et de résistance héroïque face à un ennemi disposant de ressources militaires considérablement supérieures. L’infrastructure énergétique ukrainienne a été systématiquement détruite dans une stratégie délibérée visant à rendre la vie impossible pour les civils ukrainiens pendant les hivers rigoureux, une forme de terrorisme étatique qui cible délibérément les populations les plus vulnérables. Des générations d’Ukrainiens porteront les traumatismes de ce conflit pendant des décennies, des enfants ont grandi dans les abris antiaériens, des familles ont été séparées à jamais, des communautés entières ont été déportées vers la Russie dans ce que de nombreux observateurs qualifient de nettoyage ethnique caractérisé. Les crimes de guerre documentés par les enquêteurs internationaux à Boutcha, Irpin, Izioum et ailleurs témoignent de la brutalité systématique des forces d’occupation russes envers les civils. Dans ce contexte où la responsabilité de la Russie est documentée par des milliers de témoignages, de rapports d’organisations internationales et de preuves matérielles irréfutables, entendre le représentant du pays agresseur accuser la victime de refuser la paix relève d’un cynisme qui dépasse l’entendement. La Russie a envahi un pays souverain sans aucune provocation réelle, violé toutes les règles du droit international qu’elle s’était engagée à respecter, commis des crimes de guerre documentés par la Cour pénale internationale qui a émis un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine lui-même, et prétend maintenant que c’est l’Ukraine qui fait obstacle à la réconciliation. Cette inversion des responsabilités constitue non seulement un mensonge factuel mais aussi une insulte à la mémoire des victimes et une tentative de réécrire l’histoire en temps réel. Les déclarations de Lavrov ajoutent l’insulte à l’injure en suggérant que Zelensky serait personnellement responsable de la poursuite des hostilités, comme si les millions d’Ukrainiens qui résistent à l’occupation le faisaient uniquement pour servir les intérêts personnels de leur président et non pour défendre leur patrie, leurs familles et leur liberté.

Les accusations de Lavrov ignorent délibérément que c’est la Russie qui a lancé cette guerre injustifiée et qui continue de bombarder quotidiennement les civils ukrainiens dans leurs foyers, leurs écoles et leurs hôpitaux.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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