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CHRONIQUE : Rubio annonce des progrès majeurs entre Ukraine et Russie, mais le plus dur reste à faire
Crédit: Adobe Stock

Pour comprendre la portée des propos de Marco Rubio, il faut remonter le fil des événements. Les pourparlers tripartites d’Abou Dhabi, qui se sont achevés le mercredi 4 février 2026, représentent une étape sans précédent dans ce conflit. Pour la première fois, des émissaires des États-Unis, de l’Ukraine et de la Russie se sont retrouvés autour d’une même table, sous l’égide de l’administration Trump. C’est une prouesse diplomatique que peu auraient osée imaginer il y a encore quelques mois.

La délégation américaine, menée par Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre du président Trump, a joué un rôle de médiateur actif. Du côté ukrainien, Rustem Umerov, chef du conseil de sécurité nationale et de défense, et Kyrylo Budanov, chef du bureau présidentiel, ont porté la voix de Kiev. La Russie, quant à elle, était représentée par l’amiral Igor Kostyukov, chef du renseignement militaire, accompagné de l’émissaire de Poutine, Kirill Dmitriev.

Le choix d’Abou Dhabi comme lieu de ces négociations cruciales n’est pas anodin. Les Émirats arabes unis, puissance régionale en pleine ascension, se sont positionnés ces dernières années comme un acteur diplomatique de premier plan. Leur neutralité relative dans le conflit russo-ukrainien, combinée à leurs bonnes relations avec toutes les parties impliquées, en faisait un terrain idéal pour des discussions aussi sensibles. La capitale émiratie, avec ses hôtels de luxe et ses infrastructures de conférence ultramodernes, offrait également un cadre propice à la discrétion que requièrent de telles tractations.

La composition même des délégations révèle l’importance accordée à ces pourparlers. Côté américain, la présence de Jared Kushner, architecte des accords d’Abraham qui ont normalisé les relations entre Israël et plusieurs pays arabes, témoigne de la volonté de Washington d’appliquer à ce conflit les méthodes qui ont fonctionné ailleurs. Steve Witkoff, homme d’affaires new-yorkais proche de Trump, apporte quant à lui une perspective transactionnelle chère au président américain.

Quand des adversaires implacables acceptent finalement de s’asseoir ensemble, c’est que la guerre, dans son horreur quotidienne, a atteint un point où même les plus obstinés commencent à chercher une sortie. La fatigue du conflit, souvent sous-estimée par les observateurs extérieurs, devient un moteur puissant de la diplomatie.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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