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ÉDITORIAL : Le Washington Post, symbole d’un journalisme en agonie sous l’ère Bezos
Crédit: Adobe Stock

L’homme qui a tout changé

En 2013, quand Jeff Bezos a racheté le Washington Post pour 250 millions de dollars, on a cru à un sauveur. Un milliardaire visionnaire, prêt à investir dans le journalisme de qualité. Aujourd’hui, on comprend que Bezos n’était qu’un propriétaire comme un autre : obsédé par les profits, indifférent à la mission sociale du Post, prêt à sacrifier des centaines de carrières pour équilibrer ses comptes.

Les employés l’ont supplié. Ils lui ont écrit des lettres, des appels désespérés. Ils lui ont rappelé l’héritage du Post, son rôle dans la démocratie, son importance pour la vérité. Bezos est resté silencieux. Pas un mot. Pas une explication. Juste des licenciements, des coupes, des restructurations. Comme si le Post n’était qu’un entrepôt d’Amazon, un coût à optimiser, un actif à liquider.

Je me souviens d’une phrase de Bezos, en 2013 : « Le journalisme est important. » Où est passé cet homme ? Où est passée cette conviction ? Aujourd’hui, il agit comme un PDG froid, calculateur, prêt à tout pour réduire les pertes. Même à détruire un monument du journalisme. Même à trahir ceux qui ont fait la grandeur du Post. Je me demande ce qu’il ressent, s’il ressent quelque chose, en regardant ces centaines de vies brisées. Est-ce que l’argent compense ? Est-ce que le pouvoir efface la culpabilité ?

Le virage conservateur qui a tout changé

Bezos n’a pas seulement licencié. Il a transformé le Post. Il a imposé un virage éditorial vers la droite, retirant son soutien à Kamala Harris pendant la présidentielle de 2024, limitant les voix progressistes, censurant les opinions libérales. Résultat ? Les abonnés sont partis. Les lecteurs se sont détournés. Le Post a perdu son âme.

Et aujourd’hui, il paie le prix. Les licenciements ne sont pas une surprise. Ils sont la conséquence logique d’une stratégie désastreuse, d’un mépris pour les valeurs qui ont fait la réputation du Post. Bezos a voulu faire du Washington Post un Fox News bis. Il a échoué. Et ce sont les journalistes qui paient.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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