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ÉDITORIAL : Musk, l’espace et les robots – Quand les milliardaires jouent aux dieux avec notre futur
Crédit: Adobe Stock

Optimus et les autres : des esclaves modernes

Au cœur du projet de Musk, il y a les robots humanoïdes. Ceux de Tesla, comme Optimus, mais aussi ceux que développent d’autres entreprises. Leur mission ? Gérer, entretenir, réparer les centres de données spatiaux. Musk le dit sans détour : « Les robots humanoïdes seront le produit le plus important de tous les temps. » Une déclaration qui en dit long sur sa vision du monde : l’humain n’est plus qu’un modèle à copier, à améliorer, à remplacer.

Mais à quoi bon ? Pourquoi créer des robots à notre image, si ce n’est pour nous rappeler que nous sommes remplaçables ? Optimus n’est pas un assistant. C’est un esclave. Un esclave qui ne se rebelle pas, qui ne demande pas de salaire, qui ne tombe pas malade. Un esclave parfait, conçu pour servir les intérêts de ceux qui l’ont créé. Et quand Musk parle de rendre le travail « optionnel », il ne parle pas de libération. Il parle de contrôle. Parce que dans un monde où le travail n’est plus nécessaire, qui décide qui a droit aux ressources ? Qui décide qui mérite de vivre décentement ? Ce ne sera pas nous. Ce sera eux.

Je regarde les vidéos d’Optimus, ce robot qui marche, qui attrape des objets, qui sourit (ou du moins, qui imite un sourire). Et je me demande : à quoi bon ? À quoi bon créer une copie de nous-mêmes, si ce n’est pour nous rappeler que nous ne sommes que des machines imparfaites ? Musk parle de « produit le plus important de tous les temps ». Moi, je vois une insulte à l’humanité. Parce que ce qu’il propose, ce n’est pas le progrès. C’est la réduction de l’humain à une simple équation de coûts et de bénéfices.

La main-d’œuvre spatiale : une nouvelle forme d’exploitation

Musk n’est pas le seul à rêver de robots dans l’espace. Google travaille sur son projet Suncatcher, des satellites équipés de puces Nvidia. Amazon, via Blue Origin, planche sur des réseaux haut débit pour connecter ces centres de données orbitaux. Même Microsoft, pourtant sceptique, observe de près. Une nouvelle course est lancée : celle qui vise à contrôler l’infrastructure spatiale de demain.

Mais qui paiera le prix de cette course ? Pas Musk. Pas Bezos. Pas les actionnaires. Ce seront les travailleurs terrestres, ceux dont les emplois seront automatisés, délocalisés, rendus obsolètes. Ce seront les communautés locales, celles qui subissent déjà les conséquences environnementales des centres de données terrestres. Ce seront les générations futures, celles qui hériteront d’une orbite encombrée de débris, d’une Terre appauvrie, d’un futur où le pouvoir sera concentré entre les mains de quelques-uns.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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