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ÉDITORIAL : Quand la technologie devient l’arme ultime de la survie ukrainienne
Crédit: Adobe Stock

L’art de la guerre asymétrique

L’Ukraine n’a pas le choix. Face à un ennemi qui la dépasse en nombre et en moyens, elle doit innover pour survivre. Et c’est exactement ce qu’elle fait. Les drones ne sont qu’un exemple parmi d’autres. Les unités de renseignement utilisent des systèmes de reconnaissance par satellite et des algorithmes d’analyse de données pour anticiper les mouvements russes. Les ingénieurs ukrainiens bricolent, adaptent, améliorent en permanence leurs équipements. Un drone civil modifié peut devenir une arme mortelle. Un simple smartphone peut servir à guider une frappe d’artillerie.

Mais cette innovation a un prix. Chaque drone perdu, chaque système endommagé, c’est une ressource en moins. Et la Russie, malgré ses échecs, reste un adversaire dangereux. Elle apprend, elle s’adapte, elle tente de contrer les drones ukrainiens avec des systèmes de brouillage électronique et des contre-mesures. La course technologique est sans fin, et l’Ukraine doit rester en tête si elle veut survivre.

Je me demande parfois ce que pensent les soldats russes quand ils voient un drone ukrainien fondre sur eux. Est-ce qu’ils réalisent, ne serait-ce qu’un instant, que leur armée, avec tout son poids, tout son argent, tout son matériel, est en train de perdre face à des hommes et des femmes qui n’ont pour armes que leur ingéniosité et leur courage ? Est-ce qu’ils comprennent que la guerre a changé, et qu’ils sont du mauvais côté de l’histoire ?

Le coût humain de la guerre technologique

Derrière les chiffres, il y a des vies. Chaque drone abattu, chaque char détruit, chaque soldat russe tué, c’est une famille qui pleure, un village qui se vide, une génération sacrifiée. Mais c’est aussi, pour l’Ukraine, une victoire qui se paie en sang. Les opérateurs de drones, les soldats en première ligne, les ingénieurs qui travaillent sans relâche : tous portent le poids de cette guerre. Et pour chaque succès technologique, il y a des échecs, des pertes, des moments où la technologie ne suffit pas.

Le 1er février 2026, les forces russes ont lancé une nouvelle vague d’assauts, cette fois avec des drones Shahed et des missiles de croisière. Résultat : des civils tués, des infrastructures détruites, des villes plongées dans le noir. La guerre technologique n’est pas propre. Elle n’est pas indolore. Elle est simplement différente. Et elle pose une question terrifiante : et si demain, toutes les guerres ressemblaient à celle-ci ?

Il y a des jours où je me sens submergé par l’ampleur de cette tragédie. Des jours où je me demande comment on en est arrivés là. Comment une guerre peut-elle devenir un laboratoire technologique ? Comment des hommes peuvent-ils s’entretuer avec des machines pilotées à distance, comme dans un jeu vidéo, sauf que là, les morts sont réels. Les larmes sont réelles. La douleur est réelle. Et je me dis que si on ne tire pas les leçons de cette guerre, si on ne comprend pas que la technologie ne doit pas servir à tuer, mais à construire, alors on est tous condamnés à revivre ça, encore et encore.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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