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ÉDITORIAL : Quand les frontières deviennent des champs de bataille, l’Europe tremble
Crédit: Adobe Stock

Pourquoi Kursk ?

La région de Kursk n’a pas été choisie au hasard. Située à la frontière entre la Russie et l’Ukraine, elle est un symbole stratégique. Frappée régulièrement depuis le début de la guerre, elle est devenue un point névralgique pour Moscou. En ciblant Kursk, l’Ukraine envoie un message clair : la Russie n’est plus à l’abri. Les frappes sur cette région ne sont pas seulement militaires, elles sont psychologiques. Elles visent à montrer que l’Ukraine, malgré ses pertes et ses difficultés, est toujours capable de frapper fort et loin.

Mais cette stratégie a un prix. Un prix humain, d’abord. Les habitants de Kursk, déjà éprouvés par des années de tensions, voient leur quotidien basculer. Les écoles ferment, les routes sont coupées, et l’économie locale, déjà fragile, s’effondre un peu plus chaque jour. Un prix politique, ensuite. En portant la guerre sur le sol russe, l’Ukraine risque de provoquer une réaction disproportionnée de Moscou. Une réaction qui pourrait, à son tour, entraîner une escalade encore plus dangereuse.

Je me souviens d’une conversation avec un ami ukrainien, il y a quelques mois. Il me disait : « Nous n’avons plus le choix. Soit nous frappons fort, soit nous disparaissons. » Ces mots résonnent aujourd’hui avec une force terrible. Quand je vois les images de Kursk, je pense à lui. Je pense à tous ceux qui, en Ukraine, ont dû faire ce choix impossible. Frappé ou disparaître. Résister ou se soumettre. Et je me demande : où est la limite ? Où est le moment où l’on dit stop ? Où est le moment où l’on réalise que, dans cette guerre, il n’y a pas de gagnants, seulement des perdants ?

Les drones, nouvelle arme de la guerre psychologique

Les drones sont devenus l’arme invisible de cette guerre. Silencieux, imprévisibles, ils frappent sans prévenir. En 24 heures, 27 drones ukrainiens ont été abattus au-dessus de la région de Kursk. Mais combien ont réussi à passer ? Combien ont atteint leur cible ? Les chiffres officiels ne le disent pas, mais les habitants, eux, le savent. Ils vivent dans la peur constante d’entendre le bourdonnement d’un moteur dans le ciel. Un bruit qui, en une fraction de seconde, peut tout changer.

Les drones ne tuent pas seulement. Ils terrorisent. Ils transforment chaque nuit en un cauchemar éveillé, chaque jour en une attente angoissante. Et c’est précisément là leur force. En Ukraine, les drones sont utilisés pour cibler les infrastructures militaires russes. Mais à Kursk, ils visent aussi les civils. Les maisons, les voitures, les écoles. Rien n’est épargné. Parce que, dans cette guerre, la peur est une arme aussi puissante que les obus.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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