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ANALYSE : La Russie réclame le système Bargouzine après l’expiration du traité New START pour garantir sa capacité de représailles nucléaires
Crédit: Adobe Stock

Le programme BZhRK Bargouzine, acronyme russe de Boyevoy Zheleznodorozhny Raketny Kompleks désignant un complexe de missiles ferroviaires de combat, constitue la nouvelle génération des missiles balistiques intercontinentaux montés sur trains développés par l’industrie de défense russe. Ce système ambitieux s’inscrit dans la continuité directe du légendaire RT-23 Molodets, connu en Occident sous la désignation OTAN de SS-24 Scalpel, qui fut opérationnel au sein des forces stratégiques soviétiques puis russes de 1987 à 2005, date de son retrait définitif du service actif conformément aux engagements pris dans le cadre des traités de réduction des armements stratégiques.

Contrairement à son prédécesseur soviétique qui nécessitait des infrastructures ferroviaires renforcées en raison de son poids considérable dépassant les cent tonnes par missile, le nouveau système Bargouzine sera considérablement plus léger et plus discret grâce à l’utilisation du missile RS-24 Yars de nouvelle génération, rendant sa détection par les satellites de surveillance et les moyens de reconnaissance adverses pratiquement impossible, même pour les systèmes les plus sophistiqués dont disposent les États-Unis et leurs alliés.

Le développement du Bargouzine a été confié à l’Institut de technologie thermique de Moscou (MITT), prestigieux organisme de recherche et développement qui a déjà démontré son excellence dans la conception des missiles Boulava (version embarquée sur sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de classe Boreï) et Topol-M ainsi que RS-24 Yars (versions terrestres mobiles et en silo). Cette expertise accumulée au fil des décennies permet d’envisager une convergence technologique significative entre les différentes composantes de la triade nucléaire russe, optimisant considérablement les coûts de développement, de production et de maintenance sur l’ensemble du cycle de vie des systèmes d’armes stratégiques.

L’histoire du programme illustre parfaitement les arbitrages complexes auxquels est confrontée la planification militaire russe dans un contexte de ressources budgétaires contraintes. Annoncé officiellement en décembre 2012 par un haut responsable de l’industrie de défense, le projet a connu des phases d’accélération et de ralentissement en fonction des contraintes financières et des priorités stratégiques du moment. Le vice-ministre de la Défense Youri Borissov confirmait en avril 2013 que les travaux de recherche et développement avaient débuté, tout en soulignant que les coûts définitifs du programme restaient à déterminer précisément avant tout engagement ferme de production.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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