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BILLET : Personne n’ose dire la vérité à Trump, et c’est nous qui en payons le prix
Crédit: Adobe Stock

Les gardiens qui ont abandonné leur poste

Il fut un temps où le Parti républicain se targuait d’être le parti de l’ordre, de la loi, des valeurs traditionnelles. Aujourd’hui, c’est le parti de l’homme qui veut tout casser. Et ses membres, ceux qui devraient être les gardiens de ces valeurs, ont abandonné leur poste. Ils ont choisi la survie politique plutôt que l’intégrité. Ils ont choisi de fermer les yeux plutôt que de risquer leur carrière. Et chaque fois qu’ils se taisent, ils donnent à Trump un peu plus de pouvoir. Un peu plus de légitimité. Un peu plus de latitude pour faire ce qu’il veut, quand il veut, comme il veut.

Prenez les élections de 2024. Trump a perdu, mais il a refusé de l’admettre. Il a crié à la fraude, sans preuve, pendant des mois. Et que ont fait ses alliés républicains ? Ils ont hésité. Certains ont murmuré que oui, peut-être, il y avait eu des irrégularités. D’autres se sont tus, par peur des représailles. Résultat ? Des millions d’Américains croient encore que l’élection a été volée. Des millions d’Américains sont prêts à suivre Trump dans n’importe quelle folie, parce que personne ne leur a dit la vérité. Personne n’a osé leur expliquer que non, leur leader ment. Que non, la démocratie n’est pas un jeu. Que non, on ne peut pas simplement refuser les résultats d’une élection parce qu’ils ne nous plaisent pas.

Je me souviens d’une conversation avec un élu républicain, quelques semaines après l’élection de 2024. Il m’a dit, à voix basse, presque en chuchotant : « On sait qu’il a tort. On sait qu’il ment. Mais si on le dit, nos électeurs nous lyncheront. » Voilà le niveau de peur dans lequel nous vivons. Des élus, des hommes et des femmes qui ont juré de défendre la Constitution, réduits au silence par la peur de leurs propres partisans. C’est ça, l’Amérique de Trump : un pays où la vérité est devenue trop dangereuse à dire.

La machine à broyer les dissidents

Trump n’a pas seulement muselé son parti. Il a créé un système où quiconque ose le critiquer est immédiatement puni. Regardez Liz Cheney. Regardez Adam Kinzinger. Regardez tous ceux qui ont osé dire non, qui ont osé tenir tête. Ils ont été exclus, humiliés, traînés dans la boue. Leurs carrières sont en lambeaux. Leurs familles ont reçu des menaces. Et les autres ? Ils ont regardé, et ils ont appris la leçon : dans le Parti républicain de Trump, la loyauté prime sur tout. Même sur la vérité. Même sur la démocratie.

Et c’est comme ça que nous en sommes arrivés là : un parti entier terrorisé par son propre leader, un pays où la peur a remplacé le débat, où le mensonge est devenu monnaie courante. Parce que quand personne n’ose dire la vérité, les mensonges prospèrent. Ils grandissent. Ils deviennent la norme. Et un jour, on se réveille dans un pays où plus personne ne sait ce qui est vrai, ce qui est faux, ce qui est juste, ce qui est injuste. Un pays où un homme peut tout se permettre, simplement parce que personne n’a eu le courage de l’arrêter.

Sources

Sources primaires

No one in Trump’s orbit is ‘brave enough to tell him the truth’: conservative commentator — Alternet, 6 février 2026

Sources secondaires

RFK Jr. is now a wellness guru for Republicans in Washington — Politico, 1er février 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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