Une traque sans fin
Depuis le début de la guerre en Ukraine, les assassinats ciblés de hauts gradés russes se sont multipliés. En décembre 2024, Igor Kirillov, chef des forces de défense radiologique, chimique et biologique, meurt dans l’explosion de son scooter piégé. En avril 2025, Yaroslav Moskalik, un autre général, est tué par une bombe placée sous sa voiture. À chaque fois, les autorités russes pointent du doigt Kyiv, qui assume parfois, ou laisse planer le mystère. Mais une chose est sûre : ces attaques ne sont pas le fruit du hasard. Elles s’inscrivent dans une stratégie claire : affaiblir le commandement russe en frappant là où ça fait mal.
Et ça marche. Parce que chaque général tué ou blessé, c’est un maillon de la chaîne de commandement qui saute. C’est une opération qui doit être reportée, une décision qui doit être revue, une troupe qui se retrouve sans chef. Et surtout, c’est un message envoyé à tous ceux qui portent l’uniforme : personne n’est à l’abri. Pas même dans son propre appartement, pas même dans une ville aussi surveillée que Moscou.
Je repense à cette phrase de Sun Tzu : « Tuer un général ennemi vaut mieux que tuer mille soldats. » Sauf qu’ici, ce n’est pas une bataille qui se joue, mais une guerre de l’ombre, une guerre où les frontières entre le front et l’arrière n’existent plus. Où un livreur peut être un tueur, où un scooter peut devenir une arme, où un palier d’immeuble se transforme en champ de bataille. Et je me demande : jusqu’où ira cette escalade ? Jusqu’où iront les deux camps pour s’entretuer, même quand la guerre est censée être finie ? Parce que les négociations de paix, elles, continuent. Mais à quoi bon négocier quand on s’entretue dans l’ombre ?
La réponse du Kremlin : la peur et le déni
Face à cette vague d’assassinats, le Kremlin réagit comme il sait le faire : en serrant la vis. Dmitry Peskov, le porte-parole de Vladimir Poutine, a annoncé que les services de sécurité allaient « renforcer la protection des hauts responsables militaires ». Une mesure qui arrive un peu tard, non ? Parce que si les généraux russes sont devenus des cibles, c’est aussi parce que leur propre système les a rendus vulnérables. Trop visibles, trop arrogants, trop sûrs de leur impunité.
Et puis, il y a cette question qui hante Moscou : et si ces attaques venaient de l’intérieur ? Et si, derrière l’assaillant fantôme, se cachait non pas un agent ukrainien, mais un Russe las de la guerre ? Un militaire, un ancien du FSB, un opposant ? Parce que dans un régime où la paranoïa est une arme de gouvernement, la trahison est toujours possible. Et quand un général se fait tirer dessus dans son propre immeuble, les soupçons se tournent aussi vers ceux qui, hier encore, étaient ses alliés.
Le général, l’Ukraine et la paix impossible
Un symbole qui tombe
Vladimir Alekseyev n’est pas un général comme les autres. Il est le symbole d’une Russie qui croit encore pouvoir imposer sa loi par la force. Un homme qui a négocié avec Prigozhin pendant sa mutinerie, qui a supervisé des opérations en Syrie, qui a été sanctionné pour des cyberattaques et des tentatives d’assassinat. Un homme qui, aujourd’hui, se bat pour sa vie dans un hôpital de Moscou, tandis que son assaillant court toujours.
Son attaque intervient à un moment clé : la veille, les négociations entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis viennent de s’achever à Abu Dhabi, sans avancée majeure. Sergey Lavrov accuse Kyiv de vouloir « saboter le processus de paix ». Mais comment croire à la paix quand on s’entretue dans l’ombre ? Quand les généraux tombent un à un, quand les attentats se multiplient, quand la méfiance est partout ?
Je repense à cette image : un général russe, blessé par balles, transporté d’urgence à l’hôpital. Et je me dis que la paix, parfois, c’est juste un mot qu’on prononce pour se donner bonne conscience. Parce que la vraie paix, celle qui met fin aux tueries, aux attentats, aux vengeances, elle n’est pas dans les salles de conférence d’Abu Dhabi. Elle est dans les rues de Moscou, dans les immeubles où les généraux se font tirer dessus, dans les regards de ceux qui, des deux côtés, ont perdu trop pour croire encore aux mots. La paix, c’est quand on arrête de se tirer dessus. Pas avant.
L’Ukraine, entre vengeance et stratégie
Pour Kyiv, ces assassinats ciblés sont une arme à double tranchant. D’un côté, ils affaiblissent l’ennemi en frappant son commandement. De l’autre, ils risquent de pousser la Russie à durcir encore sa répression, à frapper plus fort, à refuser toute négociation. Alors, pourquoi prendre ce risque ? Parce que pour l’Ukraine, la guerre ne se gagne pas seulement sur le champ de bataille. Elle se gagne aussi dans l’ombre, là où les généraux russes croyaient être intouchables.
Et puis, il y a cette question de la vengeance. Parce que chaque général russe tué, c’est une réponse aux bombardements sur Kyiv, aux massacres de Boutcha, aux exactions commises depuis 2022. C’est une façon de dire : vous nous frappez, nous vous frappons. Vous tuez nos civils, nous tuons vos généraux. La guerre, désormais, n’a plus de règles. Plus de frontières. Plus de sanctuaires.
Moscou sous le choc : quand la guerre rentre à la maison
La peur change de camp
À Moscou, l’attentat contre Alekseyev a provoqué un choc. Parce que si un général peut se faire tirer dessus dans son propre immeuble, alors personne n’est en sécurité. Pas les militaires, pas les politiques, pas les simples citoyens. La guerre, désormais, n’est plus quelque chose qui se passe « là-bas », en Ukraine. Elle est ici. Elle est partout.
Les résidents de l’immeuble où Alekseyev a été blessé sont sous le choc. « Nous sommes tous en état de choc », confie Yelena Komissarova, une voisine. « Comment est-ce possible ? », s’interroge Zalina Khutayeva, une médecin de 33 ans. Parce que dans une ville comme Moscou, où la guerre est une abstraction lointaine, où les médias d’État ne montrent que des victoires, où les généraux sont des héros intouchables, un attentat comme celui-ci est une bombe. Pas seulement pour Alekseyev, mais pour tout un système.
Je pense à ces Russes qui, ce matin-là, ont entendu des coups de feu dans leur immeuble. Qui ont vu les enquêteurs, les ambulances, le sang sur le palier. Qui ont réalisé, soudain, que la guerre n’était plus une histoire lointaine, mais quelque chose qui pouvait frapper à leur porte. Et je me demande : est-ce que c’est ça, le vrai tournant de cette guerre ? Pas les batailles, pas les négociations, mais le moment où ceux qui croyaient être à l’abri comprennent qu’ils ne le sont plus ? Le moment où la peur, enfin, change de camp ?
La machine de propagande en surchauffe
Face à l’attentat, la machine de propagande russe s’est mise en marche. Les médias d’État parlent d’un « acte terroriste » orchestré par l’Ukraine. Sergey Lavrov accuse Kyiv de vouloir « déstabiliser les négociations de paix ». Mais dans les rues de Moscou, les gens murmurent. Parce que tout le monde sait que les généraux russes ne sont pas des anges. Tout le monde sait qu’ils ont du sang sur les mains. Alors, quand l’un d’eux se fait tirer dessus, est-ce vraiment une surprise ?
Et puis, il y a cette question qui revient, obsédante : et si c’était un Russe ? Et si, derrière cet assaillant fantôme, se cachait non pas un agent ukrainien, mais un Russe las de la guerre, un militaire désillusionné, un opposant prêt à tout pour faire tomber le régime ? Parce que dans une Russie où la répression est partout, où les opposants finissent en prison ou pire, la trahison est toujours possible. Et quand un général se fait tirer dessus, les soupçons se tournent aussi vers l’intérieur.
La guerre des ombres : qui tire les ficelles ?
L’hypothèse ukrainienne
Pour le Kremlin, pas de doute : c’est l’Ukraine qui est derrière l’attentat. Sergey Lavrov l’a dit clairement : c’est un « acte terroriste » visant à « saboter les négociations de paix ». Une accusation facile, qui permet de désigner un ennemi et de justifier la répression. Mais est-ce si simple ?
Parce que si Kyiv a effectivement revendiqué certains assassinats de généraux russes, comme celui de Igor Kirillov en 2024, elle se garde bien de commenter celui de Alekseyev. Silence radio. Comme si, cette fois, les choses étaient différentes. Comme si, cette fois, l’assaillant venait d’ailleurs.
Je me demande : et si l’Ukraine n’y était pour rien ? Et si, derrière cet attentat, se cachait une lutte de pouvoir interne à la Russie ? Une vengeance personnelle ? Un règlement de comptes entre services secrets ? Parce que dans un régime comme celui de Poutine, où la paranoïa est une arme de gouvernement, tout est possible. Même l’impensable. Même l’idée qu’un Russe puisse tirer sur un général russe. Parce que parfois, les pires ennemis ne sont pas ceux qu’on croit.
L’hypothèse interne : la trahison comme arme
Et si l’assaillant était russe ? Et si, derrière cette tentative d’assassinat, se cachait une lutte de pouvoir au sein même de l’appareil sécuritaire russe ? Parce que dans un système où la loyauté se monnaye, où les alliances se font et se défont au gré des humeurs de Poutine, la trahison est toujours possible.
Prenez Yevgeny Prigozhin, par exemple. Le chef de Wagner, qui s’est révolté contre le commandement russe en 2023, avant de mourir dans un mystérieux crash d’avion. Alekseyev, justement, était l’un de ceux qui avaient tenté de le raisonner. Et si, aujourd’hui, quelqu’un au sein de l’armée ou des services secrets russes avait décidé de régler ses comptes ?
Ou alors, imaginez un opposant. Un militaire désillusionné. Un ancien du FSB ou du GRU, qui en a assez de voir ses compatriotes mourir en Ukraine pour une guerre sans fin. Qui en a assez de voir les généraux vivre dans le luxe tandis que les soldats meurent dans la boue. Qui décide, un matin, de prendre les choses en main.
Dans une Russie où la répression est partout, où les opposants finissent en prison ou pire, où la peur est une monnaie d’échange, tout est possible. Même l’impensable.
Le général, le tireur et la fin de l’impunité
Un symbole qui s’effrite
Vladimir Alekseyev était un symbole. Celui d’une Russie sûre de sa force, convaincue de son impunité. Un homme qui, depuis des années, agissait dans l’ombre, orchestrant des cyberattaques, supervisant des opérations clandestines, négociant avec des mercenaires. Un homme qui, aujourd’hui, se bat pour sa vie dans un hôpital de Moscou, tandis que son assaillant court toujours.
Son attaque est un message. Pas seulement pour lui, mais pour tous ceux qui, comme lui, croyaient pouvoir agir sans conséquences. Parce que la guerre, désormais, n’a plus de frontières. Elle frappe même au cœur de la capitale, là où les généraux russes sont censés être en sécurité. Elle frappe même ceux qui, hier encore, se croyaient intouchables.
Je pense à ce général, blessé, peut-être mourant, dans un lit d’hôpital. Et je me dis que c’est ça, la vraie fin de l’impunité. Pas les sanctions, pas les condamnations, mais le moment où ceux qui croyaient être au-dessus des lois réalisent qu’ils ne le sont plus. Le moment où la peur, enfin, change de camp. Le moment où la guerre, qui semblait si lointaine pour les généraux russes, frappe à leur porte. Et je me demande : est-ce que c’est ça, le vrai tournant de cette guerre ? Pas les batailles, pas les négociations, mais le moment où ceux qui ordonnent les frappes réalisent qu’ils peuvent aussi en être les victimes ?
La question qui reste
Qui a tiré sur Vladimir Alekseyev ? Un agent ukrainien ? Un opposant russe ? Un mercenaire ? Un déséquilibré ? Personne ne le sait encore. Mais une chose est sûre : cet attentat marque un tournant. Parce que si les généraux russes ne sont plus en sécurité, alors personne ne l’est. Pas même dans son propre appartement, pas même dans une ville aussi surveillée que Moscou.
Et puis, il y a cette question, plus large, plus troublante : jusqu’où ira cette guerre ? Jusqu’où iront les deux camps pour s’entretuer, même quand la paix est censée être à portée de main ? Parce que les négociations, elles, continuent. Mais à quoi bon négocier quand on s’entretue dans l’ombre ? Quand la méfiance est partout ? Quand chaque général blessé, chaque attentat, chaque mort est une nouvelle blessure qui rend la paix un peu plus impossible ?
La guerre sans fin et l’illusion de la paix
Les négociations, cette comédie
La veille de l’attentat, les négociations entre la Russie, l’Ukraine et les États-Unis s’achevaient à Abu Dhabi. Sans avancée majeure. Sans espoir réel. Juste des mots, des promesses, des sourires forcés pour les caméras. Parce que la paix, aujourd’hui, c’est une comédie. Une comédie où chacun joue son rôle, où chacun fait semblant d’y croire, mais où personne ne veut vraiment lâcher prise.
Et puis, il y a les attentats. Les généraux qui tombent. Les bombes qui explosent. Les tireurs qui courent toujours. Comment croire à la paix quand la guerre, elle, continue ? Quand elle frappe même là où on ne l’attend pas ? Quand elle transforme les immeubles de Moscou en champs de bataille ?
Je repense à ces négociations à Abu Dhabi. À ces hommes en costume, assis autour d’une table, parlant de paix, de cessez-le-feu, de désescalade. Et je me dis que c’est ça, l’illusion. Parce que la vraie paix, elle n’est pas dans les salles de conférence. Elle est dans les rues de Moscou, où un général se fait tirer dessus. Dans les villages ukrainiens, où les obus continuent de tomber. Dans les regards de ceux qui, des deux côtés, ont perdu trop pour croire encore aux mots. La paix, c’est quand on arrête de se tirer dessus. Pas avant.
L’Ukraine, entre vengeance et survie
Pour l’Ukraine, ces assassinats ciblés sont une arme. Une arme qui affaiblit l’ennemi, qui frappe son commandement, qui montre que personne n’est intouchable. Mais c’est aussi un risque. Parce que chaque général russe tué, c’est une raison de plus pour la Russie de durcir sa répression, de frapper plus fort, de refuser toute négociation.
Alors, pourquoi prendre ce risque ? Parce que pour Kyiv, la guerre ne se gagne pas seulement sur le champ de bataille. Elle se gagne aussi dans l’ombre. Là où les généraux russes croyaient être intouchables. Là où la peur, désormais, a changé de camp.
Et puis, il y a cette question de la vengeance. Parce que chaque général russe tué, c’est une réponse aux bombardements sur Kyiv, aux massacres de Boutcha, aux exactions commises depuis 2022. C’est une façon de dire : vous nous frappez, nous vous frappons. Vous tuez nos civils, nous tuons vos généraux. La guerre, désormais, n’a plus de règles. Plus de frontières. Plus de sanctuaires.
Le général, le tireur et nous
Ce que cet attentat dit de nous
L’attentat contre Vladimir Alekseyev n’est pas qu’une histoire de plus dans cette guerre sans fin. C’est un symbole. Le symbole d’un monde où la violence n’a plus de limites. Où les généraux ne sont plus en sécurité. Où les frontières entre le front et l’arrière n’existent plus. Où la peur, enfin, change de camp.
Et puis, il y a cette question qui nous concerne tous : jusqu’où sommes-nous prêts à aller ? Jusqu’où sommes-nous prêts à laisser cette guerre nous entraîner ? Parce que quand un général se fait tirer dessus dans son propre immeuble, ce n’est plus seulement une histoire de guerre. C’est une histoire d’humanité. D’humanité qui se brise, qui se déchire, qui s’entretue.
Je pense à ce général, blessé, peut-être mourant, dans un lit d’hôpital. Je pense à son assaillant, qui court toujours, quelque part dans Moscou. Je pense aux voisins, qui ont entendu les coups de feu, qui ont vu le sang, qui ont réalisé que la guerre n’était plus une abstraction. Et je me demande : est-ce que c’est ça, le vrai visage de notre époque ? Un monde où plus rien n’est sacré, où plus personne n’est en sécurité, où la violence est devenue la seule langue qu’on comprend encore ? Un monde où on s’entretue, même quand on parle de paix ?
La question qui nous hante
Qui a tiré sur Vladimir Alekseyev ? Un agent ukrainien ? Un opposant russe ? Un mercenaire ? Un déséquilibré ? Personne ne le sait encore. Mais une chose est sûre : cet attentat marque un tournant. Parce que si les généraux russes ne sont plus en sécurité, alors personne ne l’est. Pas même dans son propre appartement, pas même dans une ville aussi surveillée que Moscou.
Et puis, il y a cette question, plus large, plus troublante : jusqu’où ira cette guerre ? Jusqu’où iront les deux camps pour s’entretuer, même quand la paix est censée être à portée de main ? Parce que les négociations, elles, continuent. Mais à quoi bon négocier quand on s’entretue dans l’ombre ? Quand la méfiance est partout ? Quand chaque général blessé, chaque attentat, chaque mort est une nouvelle blessure qui rend la paix un peu plus impossible ?
La guerre et l’illusion de la sécurité
Quand les murs ne protègent plus
L’attentat contre Alekseyev est un rappel brutal : dans cette guerre, personne n’est en sécurité. Pas les généraux, pas les politiques, pas les civils. La guerre, désormais, n’est plus quelque chose qui se passe « là-bas », en Ukraine. Elle est ici. Elle est partout.
À Moscou, les résidents de l’immeuble où le général a été blessé sont sous le choc. « Nous sommes tous en état de choc », confie Yelena Komissarova, une voisine. « Comment est-ce possible ? », s’interroge Zalina Khutayeva, une médecin de 33 ans. Parce que dans une ville où la guerre est une abstraction lointaine, où les médias d’État ne montrent que des victoires, où les généraux sont des héros intouchables, un attentat comme celui-ci est une bombe. Pas seulement pour Alekseyev, mais pour tout un système.
Je repense à ces Russes qui, ce matin-là, ont entendu des coups de feu dans leur immeuble. Qui ont vu les enquêteurs, les ambulances, le sang sur le palier. Qui ont réalisé, soudain, que la guerre n’était plus une histoire lointaine, mais quelque chose qui pouvait frapper à leur porte. Et je me demande : est-ce que c’est ça, le vrai tournant de cette guerre ? Pas les batailles, pas les négociations, mais le moment où ceux qui croyaient être à l’abri comprennent qu’ils ne le sont plus ? Le moment où la peur, enfin, change de camp ?
La machine de propagande en surchauffe
Face à l’attentat, la machine de propagande russe s’est mise en marche. Les médias d’État parlent d’un « acte terroriste » orchestré par l’Ukraine. Sergey Lavrov accuse Kyiv de vouloir « déstabiliser les négociations de paix ». Mais dans les rues de Moscou, les gens murmurent. Parce que tout le monde sait que les généraux russes ne sont pas des anges. Tout le monde sait qu’ils ont du sang sur les mains. Alors, quand l’un d’eux se fait tirer dessus, est-ce vraiment une surprise ?
Et puis, il y a cette question qui revient, obsédante : et si c’était un Russe ? Et si, derrière cet assaillant fantôme, se cachait non pas un agent ukrainien, mais un Russe las de la guerre, un militaire désillusionné, un opposant prêt à tout pour faire tomber le régime ? Parce que dans une Russie où la répression est partout, où les opposants finissent en prison ou pire, où la peur est une monnaie d’échange, tout est possible. Même l’impensable.
La guerre des ombres et l’avenir incertain
Qui tire les ficelles ?
Pour le Kremlin, pas de doute : c’est l’Ukraine qui est derrière l’attentat. Sergey Lavrov l’a dit clairement : c’est un « acte terroriste » visant à « saboter les négociations de paix ». Une accusation facile, qui permet de désigner un ennemi et de justifier la répression. Mais est-ce si simple ?
Parce que si Kyiv a effectivement revendiqué certains assassinats de généraux russes, comme celui de Igor Kirillov en 2024, elle se garde bien de commenter celui de Alekseyev. Silence radio. Comme si, cette fois, les choses étaient différentes. Comme si, cette fois, l’assaillant venait d’ailleurs.
Je me demande : et si l’Ukraine n’y était pour rien ? Et si, derrière cet attentat, se cachait une lutte de pouvoir interne à la Russie ? Une vengeance personnelle ? Un règlement de comptes entre services secrets ? Parce que dans un régime comme celui de Poutine, où la paranoïa est une arme de gouvernement, tout est possible. Même l’impensable. Même l’idée qu’un Russe puisse tirer sur un général russe. Parce que parfois, les pires ennemis ne sont pas ceux qu’on croit.
L’hypothèse interne : la trahison comme arme
Et si l’assaillant était russe ? Et si, derrière cette tentative d’assassinat, se cachait une lutte de pouvoir au sein même de l’appareil sécuritaire russe ? Parce que dans un système où la loyauté se monnaye, où les alliances se font et se défont au gré des humeurs de Poutine, la trahison est toujours possible.
Prenez Yevgeny Prigozhin, par exemple. Le chef de Wagner, qui s’est révolté contre le commandement russe en 2023, avant de mourir dans un mystérieux crash d’avion. Alekseyev, justement, était l’un de ceux qui avaient tenté de le raisonner. Et si, aujourd’hui, quelqu’un au sein de l’armée ou des services secrets russes avait décidé de régler ses comptes ?
Ou alors, imaginez un opposant. Un militaire désillusionné. Un ancien du FSB ou du GRU, qui en a assez de voir ses compatriotes mourir en Ukraine pour une guerre sans fin. Qui en a assez de voir les généraux vivre dans le luxe tandis que les soldats meurent dans la boue. Qui décide, un matin, de prendre les choses en main.
Dans une Russie où la répression est partout, où les opposants finissent en prison ou pire, où la peur est une monnaie d’échange, tout est possible. Même l’impensable.
Le général, le tireur et la fin de l’impunité
Un symbole qui s’effrite
Vladimir Alekseyev était un symbole. Celui d’une Russie sûre de sa force, convaincue de son impunité. Un homme qui, depuis des années, agissait dans l’ombre, orchestrant des cyberattaques, supervisant des opérations clandestines, négociant avec des mercenaires. Un homme qui, aujourd’hui, se bat pour sa vie dans un hôpital de Moscou, tandis que son assaillant court toujours.
Son attaque est un message. Pas seulement pour lui, mais pour tous ceux qui, comme lui, croyaient pouvoir agir sans conséquences. Parce que la guerre, désormais, n’a plus de frontières. Elle frappe même au cœur de la capitale, là où les généraux russes sont censés être en sécurité. Elle frappe même ceux qui, hier encore, se croyaient intouchables.
Je pense à ce général, blessé, peut-être mourant, dans un lit d’hôpital. Et je me dis que c’est ça, la vraie fin de l’impunité. Pas les sanctions, pas les condamnations, mais le moment où ceux qui croyaient être au-dessus des lois réalisent qu’ils ne le sont plus. Le moment où la peur, enfin, change de camp. Le moment où la guerre, qui semblait si lointaine pour les généraux russes, frappe à leur porte. Et je me demande : est-ce que c’est ça, le vrai tournant de cette guerre ? Pas les batailles, pas les négociations, mais le moment où ceux qui ordonnent les frappes réalisent qu’ils peuvent aussi en être les victimes ?
La question qui reste
Qui a tiré sur Vladimir Alekseyev ? Un agent ukrainien ? Un opposant russe ? Un mercenaire ? Un déséquilibré ? Personne ne le sait encore. Mais une chose est sûre : cet attentat marque un tournant. Parce que si les généraux russes ne sont plus en sécurité, alors personne ne l’est. Pas même dans son propre appartement, pas même dans une ville aussi surveillée que Moscou.
Et puis, il y a cette question, plus large, plus troublante : jusqu’où ira cette guerre ? Jusqu’où iront les deux camps pour s’entretuer, même quand la paix est censée être à portée de main ? Parce que les négociations, elles, continuent. Mais à quoi bon négocier quand on s’entretue dans l’ombre ? Quand la méfiance est partout ? Quand chaque général blessé, chaque attentat, chaque mort est une nouvelle blessure qui rend la paix un peu plus impossible ?
Conclusion : La guerre et l’illusion de la sécurité
Quand les murs ne protègent plus
L’attentat contre Alekseyev est un rappel brutal : dans cette guerre, personne n’est en sécurité. Pas les généraux, pas les politiques, pas les civils. La guerre, désormais, n’est plus quelque chose qui se passe « là-bas », en Ukraine. Elle est ici. Elle est partout.
À Moscou, les résidents de l’immeuble où le général a été blessé sont sous le choc. « Nous sommes tous en état de choc », confie Yelena Komissarova, une voisine. « Comment est-ce possible ? », s’interroge Zalina Khutayeva, une médecin de 33 ans. Parce que dans une ville où la guerre est une abstraction lointaine, où les médias d’État ne montrent que des victoires, où les généraux sont des héros intouchables, un attentat comme celui-ci est une bombe. Pas seulement pour Alekseyev, mais pour tout un système.
Je repense à ces Russes qui, ce matin-là, ont entendu des coups de feu dans leur immeuble. Qui ont vu les enquêteurs, les ambulances, le sang sur le palier. Qui ont réalisé, soudain, que la guerre n’était plus une histoire lointaine, mais quelque chose qui pouvait frapper à leur porte. Et je me demande : est-ce que c’est ça, le vrai tournant de cette guerre ? Pas les batailles, pas les négociations, mais le moment où ceux qui croyaient être à l’abri comprennent qu’ils ne le sont plus ? Le moment où la peur, enfin, change de camp ?
La machine de propagande en surchauffe
Face à l’attentat, la machine de propagande russe s’est mise en marche. Les médias d’État parlent d’un « acte terroriste » orchestré par l’Ukraine. Sergey Lavrov accuse Kyiv de vouloir « déstabiliser les négociations de paix ». Mais dans les rues de Moscou, les gens murmurent. Parce que tout le monde sait que les généraux russes ne sont pas des anges. Tout le monde sait qu’ils ont du sang sur les mains. Alors, quand l’un d’eux se fait tirer dessus, est-ce vraiment une surprise ?
Et puis, il y a cette question qui revient, obsédante : et si c’était un Russe ? Et si, derrière cet assaillant fantôme, se cachait non pas un agent ukrainien, mais un Russe las de la guerre, un militaire désillusionné, un opposant prêt à tout pour faire tomber le régime ? Parce que dans une Russie où la répression est partout, où les opposants finissent en prison ou pire, où la peur est une monnaie d’échange, tout est possible. Même l’impensable.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News, Xinhua News Agency).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).
Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
Senior Russian officer shot in Moscow in apparent assassination attempt – Al Jazeera, 6 février 2026
Top Russian general shot in Moscow as talks stall on Ukraine ceasefire – The Washington Post, 6 février 2026
Senior Russian military general Vladimir Alekseyev shot in Moscow – NBC News, 6 février 2026
Top Russian GRU general and cyber ops chief shot in Moscow attack – Euronews, 6 février 2026
Russian army general shot in Moscow as foreign minister blames Ukraine for « terrorist act » – CBS News, 6 février 2026
Sources secondaires
Russian general shot several times in Moscow – BBC News, 6 février 2026
Russian lieutenant general shot by assailant in Moscow, investigators say – ABC News, 6 février 2026
Russian general shot in Moscow, hospitalised – sources – Reuters, 6 février 2026
Russian general shot in Moscow in apparent assassination attempt – The Guardian, 6 février 2026
A Russian general was shot in Moscow – Le Monde, 6 février 2026
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