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BILLET : Quand la guerre frappe à la porte des généraux russes
Crédit: Adobe Stock

Une traque sans fin

Depuis le début de la guerre en Ukraine, les assassinats ciblés de hauts gradés russes se sont multipliés. En décembre 2024, Igor Kirillov, chef des forces de défense radiologique, chimique et biologique, meurt dans l’explosion de son scooter piégé. En avril 2025, Yaroslav Moskalik, un autre général, est tué par une bombe placée sous sa voiture. À chaque fois, les autorités russes pointent du doigt Kyiv, qui assume parfois, ou laisse planer le mystère. Mais une chose est sûre : ces attaques ne sont pas le fruit du hasard. Elles s’inscrivent dans une stratégie claire : affaiblir le commandement russe en frappant là où ça fait mal.

Et ça marche. Parce que chaque général tué ou blessé, c’est un maillon de la chaîne de commandement qui saute. C’est une opération qui doit être reportée, une décision qui doit être revue, une troupe qui se retrouve sans chef. Et surtout, c’est un message envoyé à tous ceux qui portent l’uniforme : personne n’est à l’abri. Pas même dans son propre appartement, pas même dans une ville aussi surveillée que Moscou.

Je repense à cette phrase de Sun Tzu : « Tuer un général ennemi vaut mieux que tuer mille soldats. » Sauf qu’ici, ce n’est pas une bataille qui se joue, mais une guerre de l’ombre, une guerre où les frontières entre le front et l’arrière n’existent plus. Où un livreur peut être un tueur, où un scooter peut devenir une arme, où un palier d’immeuble se transforme en champ de bataille. Et je me demande : jusqu’où ira cette escalade ? Jusqu’où iront les deux camps pour s’entretuer, même quand la guerre est censée être finie ? Parce que les négociations de paix, elles, continuent. Mais à quoi bon négocier quand on s’entretue dans l’ombre ?

La réponse du Kremlin : la peur et le déni

Face à cette vague d’assassinats, le Kremlin réagit comme il sait le faire : en serrant la vis. Dmitry Peskov, le porte-parole de Vladimir Poutine, a annoncé que les services de sécurité allaient « renforcer la protection des hauts responsables militaires ». Une mesure qui arrive un peu tard, non ? Parce que si les généraux russes sont devenus des cibles, c’est aussi parce que leur propre système les a rendus vulnérables. Trop visibles, trop arrogants, trop sûrs de leur impunité.

Et puis, il y a cette question qui hante Moscou : et si ces attaques venaient de l’intérieur ? Et si, derrière l’assaillant fantôme, se cachait non pas un agent ukrainien, mais un Russe las de la guerre ? Un militaire, un ancien du FSB, un opposant ? Parce que dans un régime où la paranoïa est une arme de gouvernement, la trahison est toujours possible. Et quand un général se fait tirer dessus dans son propre immeuble, les soupçons se tournent aussi vers ceux qui, hier encore, étaient ses alliés.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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