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BILLET : SpaceX et la guerre en Ukraine : quand un milliardaire joue à Dieu avec des vies humaines
Crédit: Adobe Stock

Starlink, de l’outil de résistance à l’arme de destruction

Starlink était censé être une révolution. L’internet pour tous, partout. Une belle utopie, vendue avec des sourires et des promesses de connectivité universelle. Mais la guerre, elle, n’a que faire des utopies. En Ukraine, Starlink est devenu un outil de guerre. D’abord pour les Ukrainiens, qui l’utilisaient pour coordonner leurs drones, leurs frappes, leurs contre-attaques. Puis pour les Russes, qui, malgré les sanctions et les embargos, ont réussi à se procurer des terminaux. Parce que dans une guerre, tu t’adaptes ou tu meurs. Et les Russes, comme les Ukrainiens, se sont adaptés.

Mais aujourd’hui, SpaceX a décidé que les Russes n’avaient plus le droit d’utiliser « son » internet. Pas parce qu’ils violaient les termes d’utilisation. Pas parce qu’ils pirataient le système. Non. Juste parce qu’Elon Musk a estimé que leur utilisation de Starlink « allait à l’encontre des valeurs de l’entreprise ». Des valeurs. Voilà. Des valeurs qui coûtent des vies. Des valeurs qui, du jour au lendemain, condamnent des soldats à l’isolement, à l’impuissance, à la mort peut-être. Parce que sans communication, sur un champ de bataille, tu es un homme seul. Une cible facile. Un numéro de plus dans les statistiques des morts.

La technologie comme champ de bataille : qui décide des règles ?

Et puis, il y a le silence. Le silence assourdissant de la communauté internationale. Parce que quand SpaceX coupe Starlink aux Russes, personne ne dit rien. Pas l’ONU. Pas l’OTAN. Pas l’Union européenne. Personne. Comme si c’était normal. Comme si c’était juste une décision technique, sans conséquence humaine. Comme si on pouvait juste éteindre la lumière sur des milliers de vies et passer à autre chose.

Pourtant, les enjeux sont immenses. Parce que si SpaceX peut couper Starlink aux Russes aujourd’hui, qui sera le prochain ? Les Chinois demain ? Les Iraniens après-demain ? Où s’arrêtera-t-on ? Quand une entreprise privée a le pouvoir de décider qui a le droit de communiquer et qui n’en a pas, on n’est plus dans un monde de droit international. On est dans un monde de loi du plus fort. Un monde où la technologie n’est plus un outil, mais une arme de contrôle massif.


Je me demande ce que pensent les employés de SpaceX. Ceux qui, chaque jour, travaillent sur ces technologies. Ceux qui croient peut-être encore qu’ils œuvrent pour le bien de l’humanité. Est-ce qu’ils savent ? Est-ce qu’ils réalisent que leur travail, aujourd’hui, condamne des hommes à mourir dans l’oubli ? Est-ce qu’ils se disent, en rentrant chez eux le soir, qu’ils ont contribué à une guerre ? Qu’ils ont, d’une certaine manière, signé des arrêts de mort ? Parce que moi, à leur place, je ne dormirais plus. Pas après ça. Pas après avoir réalisé que la technologie que j’ai aidé à créer est utilisée pour isoler, désespérer, tuer.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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