Les mots et les bombes
Le 4 février 2026, Rustem Umerov annonce sur les réseaux sociaux que les négociations ont commencé. « Une nouvelle ronde de négociations a commencé à Abu Dhabi », écrit-il. « Notre équipe cherche à atteindre une paix juste et durable. » Des mots qui sonnent creux, quand on sait que, pendant ce temps, la Russie continue de bombarder l’Ukraine. Que, pendant ce temps, des civils meurent sous les drones. Que, pendant ce temps, des familles enterrent leurs morts.
Pourtant, Umerov insiste. Il parle de discussions « substantielles et productives ». Il parle de « solutions concrètes ». Il parle d’« étapes pratiques ». Comme si, dans une guerre, il pouvait y avoir des solutions simples. Comme si, face à un agresseur qui ne recule devant rien, on pouvait parler de compromis.
Je me souviens d’une phrase de Hannah Arendt : « La violence est muette. » Aujourd’hui, à Abu Dhabi, on parle beaucoup. On parle de paix, de dialogue, de désescalade. Mais la violence, elle, continue. Elle ne s’arrête pas parce qu’on en parle. Elle ne disparaît pas parce qu’on la condamne. Elle est là, silencieuse, implacable, indifférente aux mots. Et je me demande : à quoi servent toutes ces discussions, si elles ne font pas taire les bombes ? Si elles ne rendent pas le chauffage aux familles ukrainiennes ? Si elles ne ramènent pas les morts à la vie ?
La réalité du terrain
Pendant que les diplomates discutent, la guerre continue. Le 4 février, une frappe russe sur un marché à Druzhkivka tue 7 personnes et en blesse 15 autres. Des civils. Des gens qui faisaient leurs courses. Des gens qui essayaient, malgré tout, de vivre normalement. Et puis, en un instant, tout s’est arrêté.
Le même jour, la Russie lance 105 drones contre l’Ukraine. 88 sont interceptés. 17 atteignent leur cible. Des maisons sont détruites. Des vies sont brisées. Des familles sont déchirées.
Et à Abu Dhabi, on parle de « progrès ».
Le deuxième jour : l’espoir et le désespoir
Les promesses de Dmitriev
Le 5 février, Kirill Dmitriev déclare à la presse russe que les négociations ont permis des « progrès ». « Les choses avancent dans une bonne direction », affirme-t-il. Mais de quels progrès parle-t-il ? La Russie n’a fait aucune concession. Elle exige toujours la reconnaissance de ses annexions territoriales. Elle exige toujours le désarmement de l’Ukraine. Elle exige toujours que l’OTAN se retire d’Europe de l’Est.
En échange, elle propose… des discussions. Des promesses. Des mots.
Et pendant ce temps, à Kyiv, les Ukrainiens grelottent. Les hôpitaux sont débordés. Les écoles ferment. Les rues sont plongées dans le noir. La Russie a encore frappé les infrastructures énergétiques. Encore. Toujours. Comme si le froid pouvait être une arme. Comme si le désespoir pouvait être une stratégie.
Je pense à ces familles, assises dans le noir, essayant de se réchauffer avec des bougies. Je pense à ces enfants, qui n’ont jamais connu un hiver sans guerre. Je pense à ces médecins, qui opèrent à la lueur des lampes frontales. Et je me demande : comment peut-on parler de progrès, quand la réalité est si cruelle ? Quand la souffrance est si palpable ? Quand la violence est si présente ? Les mots de Dmitriev sonnent comme une insulte. Comme une moquerie. Comme si la paix était une question de technique, de protocole, de compromis. Comme si on pouvait négocier avec un pays qui a fait de la terreur une stratégie, de la destruction une tactique, de la souffrance une arme.
Les silences de Peskov
Dmitry Peskov, porte-parole du Kremlin, refuse de donner des détails sur les négociations. « Les portes pour un règlement pacifique sont ouvertes », déclare-t-il. Mais qu’est-ce que cela signifie, concrètement ? Que la Russie est prête à arrêter la guerre ? Ou qu’elle est prête à continuer à négocier, tout en poursuivant ses frappes ?
Peskov parle de « dialogue ». Il parle de « paix ». Il parle de « solutions ». Mais il ne parle pas des bombes. Il ne parle pas des morts. Il ne parle pas des blessés. Il ne parle pas des déplacés.
Comme si la paix était une abstraction. Comme si elle pouvait exister indépendamment de la réalité. Comme si on pouvait parler de dialogue, quand l’un des interlocuteurs continue à tuer.
Les accusations de Lavrov : la guerre des mots
Zelensky, bouc émissaire
Le 4 février, Sergey Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, accuse Volodymyr Zelensky de ne pas vouloir la paix. « Zelensky n’a pas besoin de la paix, car cela signifierait la fin de sa carrière politique », déclare-t-il à RT. Une accusation grotesque, quand on sait que c’est la Russie qui, depuis février 2022, a transformé l’Ukraine en un champ de ruines.
Lavrov ose parler de « paix ». Il ose accuser Zelensky de « manque de conscience ». Comme si c’était Zelensky qui avait ordonné l’invasion. Comme si c’était Zelensky qui avait rasé Marioupol. Comme si c’était Zelensky qui, chaque jour, envoyait des missiles sur des cibles civiles.
Et pourtant, ses mots sont repris. Amplifiés. Diffusés. Comme si, dans cette guerre, les deux camps étaient égaux. Comme si l’agresseur et la victime avaient la même légitimité. Comme si on pouvait mettre sur le même plan celui qui bombarde et celui qui se défend.
Je me souviens d’une phrase de George Orwell : « Dans une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. » Aujourd’hui, Lavrov ment. Il ment effrontément. Il ment avec cynisme. Il ment avec arrogance. Et le monde, trop souvent, le laisse faire. Comme si les mensonges, répétés assez souvent, devenaient des vérités. Comme si la réalité pouvait être façonnée par les mots. Mais la vérité, c’est que la Russie a envahi l’Ukraine. Que la Russie bombarde des cibles civiles. Que la Russie utilise le froid comme une arme. Et aucune accusation contre Zelensky ne changera ça. Aucune rhétorique ne justifiera ça. Aucune négociation ne légitimera ça.
La stratégie du mensonge
Lavrov est un maître du double langage. Il parle de paix, mais prépare la guerre. Il parle de dialogue, mais impose ses conditions. Il parle de compromis, mais exige la reddition.
Et le monde, trop souvent, se laisse berner. Les médias reprennent ses déclarations sans les vérifier. Les diplomates écoutent ses promesses sans les questionner. Les politiques acceptent ses justifications sans les contester.
Comme si, dans cette guerre, la vérité n’avait plus d’importance. Comme si, dans cette guerre, les mots pouvaient remplacer les faits. Comme si, dans cette guerre, on pouvait négocier avec un pays qui a fait de la terreur une stratégie, de la destruction une tactique, de la souffrance une arme.
L’Ukraine, otage d’un jeu qu’elle n’a pas choisi
Entre résistance et abandon
L’Ukraine est prise dans un étau. D’un côté, la Russie, qui exige sa reddition. De l’autre, l’Occident, qui pousse à la négociation, par lassitude, par peur d’une escalade, par intérêt économique.
Volodymyr Zelensky le sait : accepter les conditions russes, c’est signer l’arrêt de mort de son pays. Refuser, c’est prolonger la guerre, et avec elle, la souffrance de son peuple. Mais que peut-il faire d’autre ? Céder, ce serait trahir les 55 000 soldats ukrainiens morts au combat. Résister, c’est condamner son pays à des années de guerre, de destruction, de deuil.
Et pendant ce temps, à Abu Dhabi, on parle de « solutions pratiques ». On parle de « mesures de confiance ». On parle de « désescalade ». Comme si la paix était une question de technique, de protocole, de compromis. Comme si on pouvait négocier avec un pays qui a fait de la terreur une stratégie, de la destruction une tactique, de la souffrance une arme.
Je pense à ces soldats ukrainiens, qui se battent dans le froid, la boue, la neige. Qui savent que chaque jour de résistance est un jour de plus où leurs familles sont en danger. Qui savent que chaque jour de guerre est un jour de plus où leur pays est détruit. Et je me demande : comment peut-on leur demander de négocier, quand l’autre camp ne veut pas de paix, mais de victoire ? Quand l’autre camp ne cherche pas un compromis, mais une reddition ? La paix, pour l’Ukraine, ce n’est pas une option parmi d’autres. C’est une question de survie. Une question de dignité. Une question d’honneur. Et ça, aucun compromis ne peut le justifier.
Le poids de l’Occident
L’Occident est fatigué. Fatigué de la guerre. Fatigué des sanctions. Fatigué des réfugiés. Fatigué des dépenses militaires. Alors, il pousse l’Ukraine à négocier. Il lui demande de faire des concessions. Il lui parle de « réalisme ». De « compromis ». De « paix à tout prix ».
Mais à quel prix ? Celui de l’abandon ? Celui de la soumission ? Celui de la trahison ? L’Occident semble avoir oublié une chose : la paix ne peut pas être bâtie sur l’injustice. Elle ne peut pas être le résultat d’un chantage. Elle ne peut pas être la récompense de l’agresseur.
Et puis, il y a une question plus simple, plus humaine : comment vivre avec ça ? Comment regarder les Ukrainiens dans les yeux, après les avoir abandonnés ? Comment leur dire qu’on a choisi la facilité, le confort, l’intérêt, plutôt que la justice, la dignité, la solidarité ?
Les civils, les grands absents
Les visages derrière les chiffres
Pendant que les diplomates discutent à Abu Dhabi, des milliers de civils ukrainiens paient le prix de cette guerre. Des mères pleurent leurs enfants. Des enfants grandissent dans la peur. Des familles sont déchirées. Des vies sont brisées.
Le 4 février 2026, une frappe russe sur un marché à Druzhkivka a tué 7 personnes et en a blessé 15 autres. Des civils. Des gens qui faisaient leurs courses. Des gens qui essayaient, malgré tout, de vivre normalement. Et puis, en un instant, tout s’est arrêté.
C’est ça, la réalité de cette guerre. Pas les discours diplomatiques. Pas les communiqués officiels. Pas les « progrès » annoncés à Abu Dhabi. La réalité, ce sont ces vies brisées. Ces familles détruites. Ces rêves anéantis.
Je pense à ces mères, qui envoient leurs enfants à l’école en priant pour qu’ils reviennent. Je pense à ces pères, qui partent au front en sachant qu’ils pourraient ne jamais revoir leur famille. Je pense à ces grands-parents, qui ont survécu à la Seconde Guerre mondiale, et qui voient leur pays détruit une nouvelle fois. Et je me demande : comment peut-on parler de paix, quand chaque jour, des innocents meurent ? Comment peut-on croire en la sincérité de ces négociations, quand chaque jour, la Russie prouve qu’elle ne veut pas la paix, mais la victoire ? La paix, ce n’est pas un mot qu’on lance dans une salle de conférence. C’est un état qu’on construit, jour après jour, en refusant la violence, en protégeant les faibles, en punissant les coupables. Tant qu’on n’en est pas là, toutes les discussions du monde ne vaudront rien.
L’hiver, arme de guerre
La Russie a une stratégie : utiliser l’hiver comme une arme. En ciblant les infrastructures énergétiques, elle plonge des millions d’Ukrainiens dans le froid et l’obscurité. À Kyiv, des familles vivent sans chauffage, sans électricité, sans eau courante. Des hôpitaux fonctionnent avec des groupes électrogènes. Des écoles ferment. Des personnes âgées meurent de froid.
Et pendant ce temps, à Abu Dhabi, on parle de « mesures de confiance ». On parle de « désescalade ». On parle de « paix ». Comme si on pouvait négocier avec un pays qui utilise le froid comme une arme de destruction massive. Comme si on pouvait faire confiance à un régime qui, chaque hiver, condamne des civils à mourir de froid.
L’Occident, complice malgré lui
La lassitude, pire ennemie de l’Ukraine
L’Occident est fatigué. Fatigué de la guerre. Fatigué des sanctions. Fatigué des réfugiés. Fatigué des dépenses militaires. Alors, il pousse l’Ukraine à négocier. Il lui demande de faire des concessions. Il lui parle de « réalisme ». De « compromis ». De « paix à tout prix ».
Mais à quel prix ? Celui de l’abandon ? Celui de la soumission ? Celui de la trahison ? L’Occident semble avoir oublié une chose : la paix ne peut pas être bâtie sur l’injustice. Elle ne peut pas être le résultat d’un chantage. Elle ne peut pas être la récompense de l’agresseur.
Je me souviens de Munich, en 1938. On avait parlé de paix, alors. On avait parlé de compromis, de réalisme, de concessions. On avait cru que donner un peu de territoire à Hitler suffirait à l’apaiser. On sait comment ça s’est terminé. Aujourd’hui, certains en Occident semblent prêts à répéter les mêmes erreurs. Ils oublient que la paix, quand elle est imposée par la force, n’est qu’un armistice. Qu’elle ne fait que préparer la prochaine guerre. Qu’elle ne fait que reporter l’inévitable. La paix, la vraie, ne se négocie pas. Elle se conquiert. Par la justice. Par le droit. Par le refus de l’inacceptable.
Le rôle des États-Unis : entre médiation et manipulation
Les États-Unis, sous l’administration Trump, jouent un rôle ambigu dans ces négociations. D’un côté, ils se présentent comme des médiateurs, cherchant à mettre fin à la guerre. De l’autre, ils semblent prêts à sacrifier l’Ukraine sur l’autel de leurs intérêts géopolitiques. Steve Witkoff et Jared Kushner, envoyés spéciaux de Trump, ont multiplié les rencontres avec les Russes et les Ukrainiens. Mais quel est leur vrai objectif ? Une paix juste, ou un accord qui permettrait à Trump de brandir un « succès diplomatique » avant les élections ?
Les Ukrainiens, eux, n’ont pas le luxe de jouer la comédie. Pour eux, ces négociations ne sont pas un exercice de diplomatie. Ce sont des questions de vie ou de mort. De liberté ou de soumission. De dignité ou d’humiliation.
La paix, ce mirage
L’illusion des « progrès »
Les négociations d’Abu Dhabi ont été qualifiées de « substantielles et productives » par Rustem Umerov, chef de la délégation ukrainienne. Mais qu’est-ce que cela signifie, concrètement ? Aucune percée majeure n’a été annoncée. Aucune concession significative n’a été faite. Les positions restent inchangées : la Russie exige la reconnaissance de ses annexions, l’Ukraine refuse de céder un pouce de son territoire.
Alors, de quels « progrès » parle-t-on ? De l’accord pour continuer à discuter ? De la promesse de se revoir ? De l’espoir, toujours renouvelé, que peut-être, un jour, la Russie acceptera de négocier en bonne foi ?
Je me demande parfois si ces négociations ne sont pas devenues une fin en soi. Si on ne parle pas de paix pour éviter de parler de guerre. Si on ne négocie pas pour trouver une solution, mais pour donner l’illusion qu’on cherche une solution. Comme si le processus valait mieux que le résultat. Comme si les mots suffisaient à apaiser la souffrance. Mais la paix, ce n’est pas un mot. C’est un état. Un état où les bombes ne tombent plus. Où les enfants ne meurent plus. Où les familles ne sont plus déchirées. Tant qu’on n’y est pas, toutes les discussions du monde ne vaudront rien.
La paix ou la justice ?
La question fondamentale, celle que personne ne pose vraiment, c’est : veut-on la paix, ou veut-on la justice ? Les deux sont-elles compatibles ? Peut-on avoir l’une sans l’autre ?
La Russie veut la paix. Mais une paix qui consacre ses conquêtes, qui légitime son agression, qui récompense sa violence. L’Ukraine veut la justice. Une justice qui punisse l’agresseur, qui répare les torts, qui restaure la souveraineté violée. L’Occident veut la paix. Mais une paix qui ne lui coûte pas trop cher, qui ne remette pas en cause ses intérêts, qui ne le force pas à choisir entre ses valeurs et ses calculs.
Alors, qui a raison ? Qui a tort ? La réponse est simple : la paix sans justice n’est qu’une trêve. Une pause dans la violence, avant que tout ne recommence. La vraie paix, celle qui dure, ne peut être bâtie que sur la justice. Sur le refus de l’impunité. Sur la reconnaissance des torts. Sur la restauration de la dignité des victimes.
Le rôle des médias : complices ou témoins ?
La couverture des négociations : entre espoir et désillusion
Les médias couvrent ces négociations avec un mélange d’espoir et de scepticisme. D’un côté, on nous parle de « progrès », de « dialogue », de « possibilité de paix ». De l’autre, on nous montre les images des frappes russes sur les infrastructures ukrainiennes, les civils tués par des drones, les villes réduites en cendres.
Alors, que croire ? Les mots des diplomates, ou les images de la guerre ? Les promesses de paix, ou la réalité de la destruction ? Les médias ont un rôle crucial à jouer : ils doivent être les témoins de cette guerre, pas ses complices. Ils doivent montrer la vérité, dans toute sa brutalité, dans toute son horreur. Ils doivent refuser de se laisser berner par les illusions de la diplomatie. Ils doivent rappeler, sans cesse, que la paix ne se négocie pas dans les palais dorés d’Abu Dhabi, mais dans les rues bombardées de Kyiv, de Kharkiv, de Odesa.
Je me souviens d’une phrase de Albert Camus : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Aujourd’hui, on nomme les négociations d’Abu Dhabi des « pourparlers de paix ». Mais est-ce vraiment de la paix qu’on y parle ? Ou est-ce qu’on y négocie les conditions de la prochaine guerre ? Est-ce qu’on y cherche une solution, ou est-ce qu’on y prépare l’abandon de l’Ukraine ? Les mots ont un poids. Ils ont un sens. Et quand on les utilise à tort et à travers, on trahit non seulement la langue, mais aussi ceux qui souffrent. Ceux qui meurent. Ceux qui espèrent encore.
L’information, arme de guerre
Dans une guerre, l’information est une arme. Elle peut servir à mobiliser, à alerter, à réveiller les consciences. Mais elle peut aussi servir à endormir, à désinformer, à manipuler. Aujourd’hui, la Russie utilise l’information comme une arme de guerre. Elle ment. Elle déforme. Elle accuse ses victimes d’être ses bourreaux.
Et trop souvent, les médias occidentaux se laissent prendre au piège. Ils répètent les accusations de Lavrov sans les vérifier. Ils parlent de « progrès » sans demander ce que cela signifie concrètement. Ils donnent la parole aux deux camps, comme si les deux camps avaient la même légitimité, comme si l’agresseur et la victime étaient sur un pied d’égalité.
Mais la vérité, c’est que dans cette guerre, il n’y a pas deux camps égaux. Il y a un agresseur, et il y a une victime. Il y a un pays qui a choisi la guerre, et un pays qui se défend. Il y a ceux qui bombardent les hôpitaux, et ceux qui soignent les blessés. Il y a ceux qui mentent, et ceux qui disent la vérité.
Conclusion : Le mirage d’Abu Dhabi
La paix, ce mot vide
Les négociations d’Abu Dhabi se terminent. On parle de « progrès ». On parle de « dialogue ». On parle de « paix ». Mais de quelle paix parle-t-on ?
La paix de la Russie, c’est la soumission de l’Ukraine. C’est l’acceptation de l’occupation. C’est la légitimation de l’agression. La paix de l’Occident, c’est le retour au calme. C’est la fin des dépenses, des tensions, des risques. C’est le confort avant la justice.
Mais la vraie paix, celle qui compte, celle qui dure, c’est autre chose. C’est la fin de la violence. C’est le retour de la dignité. C’est la restauration de la justice. Tant qu’on n’y est pas, tous les mots du monde ne vaudront rien.
Je repense à ces négociations. À ces diplomates, assis dans leurs costumes impeccables, parlant de paix comme on parle d’un contrat commercial. Je repense aux Ukrainiens, qui, pendant ce temps, creusent des tranchées, soignent leurs blessés, enterrent leurs morts. Et je me dis que la paix, la vraie, ne viendra pas de ces salles climatisées. Elle viendra du courage de ceux qui refusent de plier. De la détermination de ceux qui continuent à se battre. De la mémoire de ceux qui sont tombés. La paix, ce n’est pas un mot qu’on signe sur un papier. C’est un état qu’on conquiert, jour après jour, en refusant la violence, en protégeant les faibles, en punissant les coupables. Tant qu’on n’en est pas là, toutes les discussions du monde ne vaudront rien.
Et maintenant ?
Alors, que faire ? Continuer à négocier, en sachant que chaque jour de discussion est un jour de plus où la Russie peut consolider ses positions ? Continuer à espérer, en sachant que chaque espoir déçu est une blessure de plus pour les Ukrainiens ?
Ou bien choisir la vérité. La vérité, c’est que la Russie ne veut pas la paix. Elle veut la victoire. La vérité, c’est que l’Occident est las, et prêt à sacrifier l’Ukraine pour son confort. La vérité, c’est que les Ukrainiens, eux, n’ont pas le choix. Ils doivent résister. Parce que, pour eux, la paix, ce n’est pas un mot. C’est une question de survie.
Alors, peut-être que la seule chose à faire, c’est de regarder la vérité en face. De refuser les illusions. De cesser de croire que la paix viendra des salles de conférence. Et de se demander, enfin, ce qu’on est prêt à faire pour elle. Pas pour des mots. Pas pour des promesses. Mais pour la paix, la vraie. Celle qui met fin à la guerre. Celle qui rend la dignité aux victimes. Celle qui punit les coupables. Celle qui, un jour, permettra aux Ukrainiens de vivre sans peur. Sans froid. Sans bombes.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News, Xinhua News Agency).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).
Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
Al Jazeera – Second round of peace talks begin in Abu Dhabi – 4 février 2026
Al Jazeera – Ukraine says first day of peace talks with Russia ‘productive’ – 4 février 2026
Pravda NATO – Zelensky does not need peace in Ukraine, it will mean the end of his career, Sergey Lavrov said – 4 février 2026
Pravda Germany – Interview of Russian Foreign Minister Sergey Lavrov to RT TV channel – 5 février 2026
Sources secondaires
The Washington Post – US and Russia agree to reestablish military-to-military dialogue after Ukraine talks – 5 février 2026
ABC News – Trilateral US-Ukraine-Russia peace talks resume in UAE after major energy attack – 4 février 2026
Al Jazeera – Image of negotiators in Abu Dhabi – 4 février 2026
AFP – Russia says ‘progress’ in talks with Ukraine in Abu Dhabi – 5 février 2026
AP News – Russia and Ukraine envoys meet in Abu Dhabi for 2 days of US-brokered talks – 4 février 2026
AFP – Ukraine-Russia-US talks begin in Abu Dhabi: Ukraine negotiator – 4 février 2026
AFP – Ukraine-Russia-US talks to be held in Abu Dhabi from Wednesday: Zelensky – 1er février 2026
AP News – Russian drones kill at least 12 in Dnipro as Zelenskyy says more Russia-Ukraine talks next week – 2 février 2026
AP News – Envoys push a US plan for ending Russia’s war in Ukraine – 23 janvier 2026
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