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CHRONIQUE : Dans l’ombre de Trump et Poutine, l’Ukraine résiste : Le récit intime d’une nation qui refuse de plier
Crédit: Adobe Stock

Olena et Maksym : survivre dans l’ombre

Olena allume une bougie. La flamme vacille, projetant des ombres sur les murs de l’appartement. Maksym, blotti sous une couverture, regarde sa mère. Il ne pose pas de questions. Il a appris, en quatre ans de guerre, à ne plus en poser. Il sait que les réponses font mal. Il sait que sa mère fait tout ce qu’elle peut. Il sait que, dehors, il y a des hommes qui veulent les tuer.

Olena sort un carnet de sa poche. Elle y note tout : les coupures d’électricité, les alertes aux bombes, les nuits sans sommeil. Elle y écrit aussi les petits bonheurs : le sourire de Maksym quand il a reçu un dessin de son ami Bohdan, réfugié en Pologne. Les moments où, malgré tout, la vie persiste. « Un jour, je lui montrerai ce carnet, dit-elle en caressant la couverture usée. Un jour, je lui dirai : tu vois, mon amour, on a tenu. On a résisté. »

Mais ce matin-là, la résistance a un goût amer. Parce que, quelque part, un homme a décidé que leur souffrance n’était qu’un détail. Qu’une semaine sans bombes était une victoire. Qu’un peuple à genoux était un prix acceptable à payer pour un accord de façade.

Je me souviens de cette image : Olena, penchée sur son carnet, écrivant à la lueur d’une bougie. Elle écrivait pour Maksym. Pour qu’il sache, un jour, ce qu’ils avaient enduré. Pour qu’il sache qu’ils n’avaient pas plié. Cette image, je ne l’oublierai jamais. Parce qu’elle dit tout. Tout ce que les communiqués officiels ne diront jamais. Tout ce que Trump et Poutine ne comprendront jamais. L’Ukraine n’est pas un dossier. C’est une mère qui écrit pour son fils. C’est un enfant qui apprend à vivre dans l’ombre. C’est un peuple qui, malgré tout, refuse de plier.

Andriy : éteindre les incendies, allumer l’espoir

Andriy n’a pas dormi depuis 48 heures. Il est assis sur les décombres d’un immeuble du quartier de Podil, à Kyiv. Autour de lui, ses collègues pompiers s’affairent, éteignant les derniers foyers d’un incendie causé par un missile russe. Il a les yeux rouges, les mains noires de suie. Mais il ne s’arrête pas. Il ne peut pas. Parce que, quelque part, il y a encore des vies à sauver.

« On nous dit que c’est une trêve, grogne-t-il en essuyant la sueur de son front. Une trêve, c’est quand les bombes s’arrêtent pour de bon. Pas quand elles s’arrêtent une semaine pour mieux revenir après. » Il regarde autour de lui, vers les immeubles éventrés, les rues jonchées de débris. « Regardez ça. Regardez ce qu’ils ont fait. Et Trump dit que Poutine a tenu sa parole ? Quelle parole ? Celle de détruire nos vies ? »

Andriy a vu trop de choses pour croire aux promesses. Il a vu des familles entières ensevelies sous les décombres. Il a vu des enfants mourir dans leurs lits. Il a vu des vieillards grelotter dans le froid, sans personne pour les aider. Pour lui, la « trêve » de Trump n’est qu’une insulte de plus. Une insulte à la mémoire de ceux qui sont morts. Une insulte à la dignité de ceux qui résistent.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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