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CHRONIQUE : Dossiers Epstein – La déflagration documentaire qui ébranle les fondements du pouvoir américain
Crédit: Adobe Stock

Au cœur de cette tempête documentaire se trouve le nom du président des États-Unis, Donald Trump. Plus de 3000 mentions dans cette nouvelle tranche de documents – un chiffre qui, à lui seul, devrait interpeller chaque citoyen américain et chaque observateur de la politique mondiale. Certes, comme l’a souligné le procureur général adjoint Todd Blanche, une partie significative de ces mentions provient d’articles de presse archivés dans les dossiers d’Epstein. Mais cette explication ne saurait occulter les nombreuses références directes, les témoignages, les courriers électroniques et les documents internes qui établissent une proximité troublante entre les deux hommes.

Les révélations les plus préoccupantes concernent une liste d’allégations d’agressions sexuelles liées au président Trump, compilée par le FBI en août 2025. Cette liste, qui fait partie des millions de documents nouvellement publiés, contient plus d’une douzaine d’accusations, dont beaucoup semblent provenir de signalements non vérifiés. Le document était inclus dans des courriels échangés par des responsables du bureau de terrain du FBI à New York, au sein de la Task Force sur l’exploitation des enfants et le trafic d’êtres humains. La raison pour laquelle cette liste a été créée reste inexpliquée dans les documents publiés.

Dans une démocratie véritable, aucun nom – fût-il celui du président en exercice – ne devrait être au-dessus des questions légitimes que posent les citoyens. La transparence n’est pas une menace pour le pouvoir démocratique ; c’est son fondement même.

Une chaîne de courriels nouvellement révélée montre Jeffrey Epstein et une personne qui semble être Ghislaine Maxwell élaborant une stratégie en 2011 pour faire face à de nouvelles allégations d’une femme qui affirmait avoir travaillé à Mar-a-Lago en 1998, alors qu’elle n’avait que 15 ans. Cette correspondance démontre que les deux complices étaient pleinement conscients des risques juridiques liés à leurs activités et qu’ils prenaient des mesures actives pour se protéger.

Plus troublant encore, un document du FBI rapporte qu’un témoin a déclaré en 2021 que Maxwell avait présenté une victime présumée à Trump lors d’une fête à New York. Selon ce même document, la victime aurait ensuite reçu une visite guidée du domaine de Mar-a-Lago par Trump, en présence d’Epstein et de Maxwell. Le témoin a toutefois précisé que rien ne s’était passé entre la victime et Trump lors de cette occasion. Un courriel d’un procureur datant de 2020, également nouvellement publié, signale que « Donald Trump a voyagé sur le jet privé d’Epstein beaucoup plus de fois qu’il n’a été rapporté précédemment ».

Face à ces révélations, le président Trump a réagi avec sa véhémence habituelle, affirmant que la publication finale des dossiers l’« absout » de tout méfait. Le Département de la Justice a pour sa part indiqué que certains documents contiennent des « affirmations fausses et sensationnalistes contre le président Trump qui ont été soumises au FBI juste avant l’élection de 2020 ». Le département a ajouté : « Pour être clair, ces affirmations sont infondées et fausses, et si elles avaient la moindre crédibilité, elles auraient certainement déjà été utilisées comme arme contre le président Trump. »

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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