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CHRONIQUE : L’appel téléphonique Xi-Trump, un tournant pour la sécurité régionale selon Taïwan
Crédit: Adobe Stock

Dans ce ballet diplomatique où chaque déclaration est pesée, chaque nuance interprétée, Taïwan a choisi de voir le verre à moitié plein, adoptant une posture qui combine habilement optimisme public et prudence privée. Le vice-ministre des Affaires étrangères taïwanais, Chen Ming-chi, a ainsi déclaré à l’Agence France-Presse que cette conversation contribuerait à « stabiliser » la situation sécuritaire régionale, une affirmation qui peut surprendre de prime abord, tant l’île démocratique se trouve précisément au cœur même des tensions sino-américaines.

Cette formulation d’apparence décontractée, presque nonchalante, est en réalité le fruit d’un calcul diplomatique savamment dosé, révélant une maîtrise remarquable de la communication stratégique en période de crise.

« Nous ne nous inquiétons pas trop de cette communication téléphonique », a précisé le ministre Chen dans son interview exclusive, décrivant la relation entre les États-Unis et Taïwan comme « très solide et très forte ». Cette déclaration mérite une analyse approfondie, car elle encapsule parfaitement la stratégie diplomatique taïwanaise : afficher une confiance sereine tout en gardant une vigilance de tous les instants. Les dirigeants de Taipei ont appris, au fil de décennies de navigation dans les eaux troubles de la politique internationale, que l’expression publique de l’anxiété ne fait qu’encourager les adversaires et inquiéter les alliés.

Le ministre Chen a poursuivi en affirmant que Taïwan « croit que cet échange contribuera à stabiliser la situation, particulièrement compte tenu du fait que la Chine continue d’escalader les tensions dans le détroit de Taïwan et dans toute la région ». Cette déclaration est stratégiquement habile à plusieurs titres. Premièrement, elle permet à Taïwan de se positionner comme un acteur responsable et favorable à la paix, soutenant tout effort de dialogue entre les grandes puissances. Deuxièmement, elle désigne clairement la Chine comme la source des tensions régionales, recentrant le narratif sur l’agressivité de Pékin plutôt que sur les vulnérabilités de Taipei.

Concernant les futures ventes d’armes américaines, le vice-ministre Chen a fait preuve d’un réalisme désarmant en affirmant que les commentaires du dirigeant chinois ne menaceraient pas les transactions futures. « La seule préoccupation qui pourrait impacter les futures ventes d’armes concerne l’attitude de nos partis d’opposition envers le budget de défense », a-t-il déclaré, déplaçant habilement la responsabilité potentielle de tout affaiblissement de la défense taïwanaise vers la scène politique intérieure plutôt que vers les pressions externes.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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