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CHRONIQUE : L’Ukraine confirme la première utilisation au combat du FP-5 Flamingo contre le polygone russe de Kapustin Yar
Crédit: Adobe Stock

Le FP-5 Flamingo représente une avancée technologique considérable pour l’industrie de défense ukrainienne, un bond en avant que bien des observateurs auraient jugé impossible il y a encore quelques années. Selon les informations disponibles auprès de sources crédibles, ce missile de croisière affiche une portée opérationnelle estimée entre 700 et 1000 kilomètres, une performance qui place l’ensemble de la Russie européenne à portée de tir depuis le territoire ukrainien contrôlé par Kyiv. Cette capacité de frappe en profondeur modifie fondamentalement l’équation stratégique du conflit, permettant à l’Ukraine d’atteindre des cibles jusqu’alors considérées comme absolument sanctuarisées par leur éloignement géographique.

Le système de guidage du Flamingo combine plusieurs technologies complémentaires de pointe pour assurer une précision optimale même sur des distances considérables. Un système de navigation inertielle de haute précision fournit une référence constante pendant l’intégralité du vol, tandis que des corrections périodiques par satellite utilisant les constellations GPS américaines et, de manière ingénieuse, GLONASS russes affinent la trajectoire au fur et à mesure de la progression vers la cible. L’ironie d’utiliser le système de positionnement russe pour guider des missiles frappant le territoire russe n’échappe pas aux observateurs avertis.

Plus remarquable encore, le missile embarque un système de corrélation de terrain qui compare en temps réel le relief survolé à une cartographie préenregistrée dans sa mémoire, permettant un vol à très basse altitude en suivant fidèlement les contours du paysage. Cette capacité de vol rasant, à quelques dizaines de mètres du sol, rend le Flamingo particulièrement difficile à détecter et à intercepter par les systèmes de défense aérienne conventionnels conçus pour des menaces à haute altitude.

La charge militaire du missile, estimée entre 150 et 200 kilogrammes d’explosifs de haute performance moderne, suffit amplement à détruire ou neutraliser une grande variété de cibles stratégiques. Les dépôts de munitions, les centres de commandement enterrés, les installations radar sophistiquées, les infrastructures énergétiques critiques : toutes ces cibles deviennent vulnérables aux frappes du Flamingo avec une précision de l’ordre de quelques mètres. Cette polyvalence remarquable confère à l’Ukraine une flexibilité opérationnelle qu’elle ne possédait absolument pas auparavant, lui permettant d’adapter ses frappes en profondeur aux priorités stratégiques du moment sans dépendre exclusivement des livraisons souvent erratiques d’armes occidentales.

La discrétion constitue peut-être l’atout majeur du Flamingo dans un environnement saturé de radars et de systèmes de défense aérienne. Conçu dès l’origine pour présenter une signature radar minimale, le missile utilise des matériaux composites absorbant les ondes radar et une géométrie soigneusement optimisée pour réduire drastiquement sa surface équivalente radar. Son profil aérodynamique compact et ses angles calculés pour dévier les émissions radar contribuent à le rendre quasi invisible sur les écrans des opérateurs russes.

Sa vitesse subsonique, si elle le rend théoriquement plus vulnérable que les missiles hypersoniques dont la Russie fait grand cas dans sa propagande, lui permet paradoxalement d’échapper aux systèmes de défense aérienne russes actuellement déployés. Ces derniers, optimisés depuis des décennies pour intercepter des cibles rapides volant à haute altitude comme les bombardiers ou les missiles balistiques en phase terminale, peinent considérablement à détecter et à engager un projectile relativement lent évoluant à quelques dizaines de mètres du sol, noyé dans le clutter radar généré par le terrain environnant.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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