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ÉDITORIAL : La guerre par procuration de la Corée du Nord en Ukraine — Quand Pyongyang exporte sa brutalité
Crédit: Adobe Stock

Des obusiers et des lance-roquettes pointés sur l’Ukraine

Les rapports sont unanimes : les soldats nord-coréens à Kursk ne sont pas là pour faire de la figuration. Ils sont en première ligne. Ils tirent. Ils tuent. Ils participent activement aux frappes sur les régions frontalières ukrainiennes, notamment Sumy et Kharkiv. Leur équipement ? Des obusiers de 152 mm, des lance-roquettes multiples BM-21 Grad, des drones de reconnaissance. Leur mission ? Épuiser les défenses ukrainiennes, permettre aux Russes de reprendre l’initiative.

Et ça marche. Parce que l’Ukraine, déjà à bout de souffle, doit maintenant faire face à une nouvelle menace : des soldats fanatisés, endoctrinés, prêts à mourir sans poser de questions. Des soldats qui n’ont rien à perdre. Des soldats qui, pour la plupart, ne savent même pas où ils sont. Ils obéissent. Ils tirent. Ils meurent. Et pendant ce temps, leurs généraux et ceux de Moscou cèlèbrent leur « héroïsme ».

J’ai parlé à un officier ukrainien, il y a trois jours. Il m’a dit : « Ils ne crient pas quand ils meurent. Ils ne supplient pas. Ils tombent, et c’est tout. » Je n’ai pas su quoi répondre. Parce que je pensais à ces jeunes hommes, arrachés à leurs familles, jetés dans une guerre qui n’est pas la leur, et qui meurent sans même comprendre pourquoi. Et je me suis demandé : est-ce que, un jour, quelqu’un paiera pour ça ? Est-ce que quelqu’un, quelque part, sera tenu responsable ? Ou est-ce qu’on va juste tourner la page, comme d’habitude ?

La rotation des troupes : une usine à chair humaine

Les accords entre Moscou et Pyongyang prévoient une rotation régulière des soldats nord-coréens. Ceux qui survivent à quelques mois de combat rentrent chez eux, « expérimentés », prêts à former leurs camarades. Ceux qui meurent ? On les remplace. 11 000 hommes envoyés depuis octobre 2024. 3 000 déjà rentrés. Combien sont morts ? Personne ne sait. Personne ne compte. Parce que, pour Kim Jong-un comme pour Poutine, ces vies ne valent rien. Ce sont des pions. Des outils. De la chair à canon.

Et le pire, c’est que ça fonctionne. Parce que l’Ukraine, déjà en sous-effectif, doit maintenant affronter une armée qui se régénère sans cesse. Une armée qui n’a pas peur de mourir. Une armée qui n’a même pas le droit de reculer. Parce que, pour un soldat nord-coréen, la désobéissance se paie de la mort. Alors ils avancent. Ils tirent. Ils meurent. Et le monde regarde.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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