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ÉDITORIAL : L’économie russe s’essouffle enfin – et si c’était le début de la fin pour Poutine ?
Crédit: Adobe Stock

Une stagnation qui dit tout

Les chiffres officiels, même truqués, ne mentent pas assez pour cacher la réalité. La croissance du PIB est au point mort. L’inflation ronge les salaires. Le rouble, autrefois symbole de fierté nationale, perd du terrain face au dollar. Les réserves de change, bien que encore conséquentes, sont grignotées par les dépenses de guerre et la fuite des capitaux. Les investisseurs étrangers ? Ils ont fui depuis longtemps. Les Russes aisés ? Ils transfèrent leur argent à l’étranger, loin des griffes du Kremlin.

Et puis, il y a le pétrole. Longtemps, ce fut l’or noir qui sauvait la Russie. Mais aujourd’hui, les prix fluctuent, les clients se raréfient, et les coûts d’extraction explosent. Les recettes pétrolières, pilier du budget russe, ne suffisent plus à combler le déficit abyssal creusé par la guerre. Poutine mise tout sur le gaz et le pétrole, mais même cette carte maîtresse commence à se lézarder.

Je me souviens d’un économiste russe, interviewé il y a quelques années, qui disait : « Tant que le pétrole coule, Poutine est intouchable. » Aujourd’hui, le pétrole coule toujours, mais moins fort, moins loin. Et Poutine ? Il est toujours là, mais son aura de toute-puissance commence à se fissurer. Quand les Russes auront froid cet hiver, quand ils devront choisir entre se nourrir et se chauffer, à qui en voudront-ils ? Au président qui leur promet la grandeur, ou à celui qui les a menés dans cette impasse ?

L’illusion de la stabilité

Le Kremlin, bien sûr, joue la carte de la stabilité. « Tout va bien », répètent les médias d’État. « La Russie résiste. » Mais derrière cette façade, la panique gagne. Les banques commencent à limiter les retraits. Les entreprises peinent à payer leurs salariés. Les régions, autrefois riches, sombrent dans la pauvreté. Même les oligarques, ces piliers du régime, commencent à murmurer leur mécontentement. Car une économie qui s’essouffle, c’est un pouvoir qui vacille.

Et puis, il y a l’Occident. Les sanctions, longtemps moquées par Moscou, commencent à mordre. Les entreprises européennes et américaines ont quitté le pays. Les technologies occidentales, indispensables à l’industrie russe, manquent cruellement. La Russie, qui se voulait autarcique, découvre qu’elle est dépendante — et que cette dépendance lui coûte cher.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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