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ÉDITORIAL : Trump et Poutine, le pacte de l’absurde : Quand la diplomatie devient un jeu de dupes
Crédit: Adobe Stock

Un jeu de dupes

Depuis le début de la guerre, Trump n’a cessé de répéter qu’il pouvait mettre fin au conflit « en un jour ». Une promesse creuse, qui repose sur une vision simpliste et dangereuse des relations internationales. Pour Trump, tout se négocie, tout s’achète, tout se vend. Même la paix. Même la dignité d’un peuple. En nommant Keith Kellogg comme envoyée spécial pour l’Ukraine, il a cru pouvoir imposer sa vision. Mais Kellogg, un général à la retraite respecté pour son engagement pro-ukrainien, a rapidement compris l’absurdité de la situation. Il a quitté la Maison-Blanche fin 2025, déclarant vouloir être « libre de parler » de l’Ukraine. Une décision qui en dit long sur l’atmosphère toxique qui règne dans l’administration Trump.

Kellogg a dénoncé, sans détour, les illusions dangereuses de Trump. Dans une interview accordée au Kyiv Independent, il a expliqué que la Russie n’avait pas atteint ses objectifs en Ukraine, mais que le temps jouait en faveur de Kyiv. Une analyse qui contraste violemment avec les déclarations de Trump, qui continue de vanter les mérites de Poutine et de minimiser la résistance ukrainienne. Pour Kellogg, la guerre en Ukraine est une lutte existentielle, une bataille pour la survie d’une nation. Pour Trump, c’est une occasion de briller sur la scène internationale, quitte à sacrifier les principes les plus élémentaires.

Je me souviens d’une conversation avec un diplomate ukrainien, il y a quelques mois. Il m’avait dit, amer : « Trump ne comprend pas que pour nous, cette guerre, c’est une question de vie ou de mort. Pour lui, c’est une question d’ego. » Ces mots résonnent aujourd’hui avec une force terrible. Quand Trump parle de « grande affaire » avec Poutine, il oublie que derrières les chiffres, il y a des visages. Des mères qui pleurent leurs enfants. Des pères qui enterrent leurs rêves. Des enfants qui grandissent dans l’ombre des bombes. La diplomatie ne devrait jamais être un spectacle. Pourtant, c’est exactement ce qu’elle est devenue sous Trump : un cirque où les vies humaines ne sont que des accessoires.

L’Ukraine, otage des ambitions trumpiennes

Le pire, dans cette histoire, c’est que l’Ukraine se retrouve prise en otage. Zelensky, qui a toujours compté sur le soutien américain, se voit contraint de négocier avec un président qui semble plus préoccupé par sa propre image que par la survie de son pays. Les pourparlers de paix, menés sous l’égide de Trump, sont une farce. Une farce où l’Ukraine est sommée de faire des concessions, où la Russie dicte ses conditions, et où les États-Unis jouent les arbitres complaisants.

Les négociations tripartites entre l’Ukraine, les États-Unis et la Russie, qui se sont tenues à Abu Dhabi en janvier 2026, ont été présentées comme une avancée majeure. Pourtant, rien de concret n’en est sorti. Pire : elles ont servi de couverture à Poutine pour poursuivre ses frappes, tout en donnant à Trump l’illusion d’un succès diplomatique. L’Ukraine, elle, continue de saigner. Ses villes sont en ruines, son économie est exsangue, et ses soldats meurent par centaines. Mais pour Trump, tout cela semble secondaire. Ce qui compte, c’est de pouvoir tweeter : « J’ai fait taire les bombes. Personne n’y est jamais parvenu. »

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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