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ÉDITORIAL : Xi Jinping, entre Poutine et Trump – Quand la Chine joue les arbitres du monde
Crédit: Adobe Stock

Un équilibre délicat

La Chine se présente comme un médiateur neutre dans le conflit ukrainien. Pourtant, son soutien économique à la Russie, notamment via l’achat massif de pétrole et de gaz, montre qu’elle n’est pas aussi neutre qu’elle le prétend. En réalité, Pékin mène une stratégie du double jeu : elle soutient Moscou pour affaiblir l’Occident, tout en évitant de s’impliquer directement dans le conflit pour ne pas s’aliéner les États-Unis et l’Europe. Cette ambiguïté lui permet de garder une marge de manœuvre et de maximiser son influence sur les deux camps .

Avec Poutine, Xi a réaffirmé la solidité des relations sino-russes, soulignant que leur coopération était « dynamique et stable ». Il a aussi invité Poutine à se rendre en Chine au premier semestre 2026, un geste qui montre la volonté chinoise de renforcer ses liens avec Moscou, malgré les sanctions occidentales. Avec Trump, en revanche, Xi a adopté un ton plus diplomatique, insistant sur la nécessité de « respecter mutuellement » les intérêts de chacun et de construire une relation gagnant-gagnant. Cette dualité montre que la Chine sait adapter son discours en fonction de son interlocuteur, tout en poursuivant ses objectifs stratégiques .

Je me souviens d’un proverbe chinois que m’avait cité un ami : « Quand le vent souffle, certains construisent des murs, d’autres des moulins. » Ce 4 février, Xi Jinping a construit un moulin. Un moulin diplomatique, qui lui permet de capter les vents contraires de la géopolitique mondiale. D’un côté, il souffle sur les braises de l’alliance avec Poutine. De l’autre, il tend la main à Trump. Et au milieu, il se présente comme le garant de la stabilité. C’est du grand art. Un art qui montre que, dans le jeu des puissances, la Chine ne veut pas choisir. Elle veut gagner sur tous les tableaux.

Les limites de la neutralité chinoise

Malgré ses déclarations de neutralité, la Chine a toujours évité de condamner l’invasion russe de l’Ukraine. Elle a même soutenu Moscou en contournant les sanctions occidentales et en fournissant des composants militaires via des intermédiaires. Cette position a permis à la Russie de maintenir son effort de guerre, tout en affaiblissant l’impact des sanctions imposées par l’Occident. En agissant ainsi, la Chine montre qu’elle est prête à soutenir ses alliés, même au risque de détériorer ses relations avec les États-Unis et l’Europe .

Cependant, cette stratégie n’est pas sans risques. En soutenant trop ouvertement la Russie, la Chine pourrait provoquer une réaction forte de la part des États-Unis, notamment sur des dossiers sensibles comme Taïwan ou les droits de l’homme. Xi Jinping doit donc jouer finement, en maintenant un équilibre entre son soutien à Moscou et ses relations avec Washington. Un équilibre qui devient de plus en plus difficile à tenir, à mesure que les tensions montent entre les grandes puissances .

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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