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ÉDITORIAL : Xi, Trump, Poutine — Le Grand Jeu des Alliances qui Redessine le Monde
Crédit: Adobe Stock

Un front commun contre Washington

Entre Poutine et Xi, c’est une histoire d’amour et de guerre. Une alliance forgée dans le mépris des sanctions occidentales, dans le refus de l’ordre américain, dans la volonté commune de montrer que le monde n’est plus unipolaire. Le Kremlin a confirmé que Poutine se rendra en Chine dans les prochains mois. Pour quoi faire ? Pour signer des contrats, bien sûr. Pour montrer que, malgré la guerre en Ukraine, malgré les crimes, malgré l’isolement, la Russie a encore des amis. Des amis puissants, prêts à lui tendre la main alors que le reste du monde lui tourne le dos.

Et puis, il y a cette phrase, lâchée par un conseiller de Poutine : « Nos vues sur les États-Unis coïncident pratiquement. » Traduction : nous sommes ensemble contre l’Amérique. Ensemble contre l’OTAN. Ensemble contre tout ce qui ressemble à une menace pour notre pouvoir. Pendant ce temps, les Ukrainiens meurent. Les Syriens meurent. Les Iraniens meurent. Mais peu importe, puisque Poutine et Xi, eux, sont « en phase ». L’axe Moscou-Pékin n’est pas une alliance, c’est un défi lancé à l’Occident. Un défi qui se paie en vies humaines.

Je me souviens d’un reportage, il y a quelques années, où un soldat ukrainien disait : « On se bat pour l’Europe, mais l’Europe ne se bat pas pour nous. » Aujourd’hui, cette phrase résonne comme une prophétie. Pendant que Poutine et Xi serrent leurs liens, l’Europe tergiverse. Pendant que Trump négocie avec Xi, l’Ukraine attend des armes qui n’arrivent pas. Et nous, chroniqueurs, journalistes, citoyens, nous regardons ce spectacle avec un mélange de colère et d’impuissance. À quel moment allons-nous comprendre que les alliances se font et se défont sur le dos des plus faibles ?

L’économie avant tout

Poutine a besoin de la Chine. Pour contourner les sanctions, pour vendre son pétrole, pour acheter des technologies. Xi a besoin de la Russie. Pour montrer qu’il a des alliés, pour contrer l’influence américaine, pour assoir sa domination en Asie. Alors, ils font semblant de parler de « paix », de « stabilité », de « coopération mutuelle ». En réalité, ils parlent business. Gazoducs, contrats militaires, routes commerciales : voici les vrais sujets de leurs conversations. Pas la paix en Ukraine. Pas la souffrance des civils. Pas la menace nucléaire. Juste le froid calcul des intérêts économiques.

Et Trump, dans tout ça ? Il joue son propre jeu. Il flatte Xi, parce qu’il a besoin de la Chine pour relancer l’économie américaine. Il menace Poutine, parce qu’il doit sauver la face devant ses électeurs. Mais au fond, il se moque bien des Ukrainiens, des Taïwanais, des Syriens. Ce qui compte, c’est l’Amérique d’abord. Même si, pour y arriver, il faut serrer la main de ceux qui écrasent les droits de l’homme.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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