Skip to content
OPINION : 1443 jours de guerre en Ukraine – Le bilan humain vertigineux des pertes russes
Crédit: Adobe Stock

Les analystes militaires du monde entier n’en reviennent toujours pas. Comment une armée présentée pendant des décennies comme la deuxième plus puissante du monde a-t-elle pu subir de telles pertes ? La réponse est multiple, complexe, et dit beaucoup sur la nature même du régime qui l’a envoyée au combat.

Dès les premiers jours de l’invasion, les erreurs stratégiques se sont accumulées avec une régularité presque mathématique. La tentative de prise de Kyiv en trois jours s’est transformée en débâcle humiliante. Les colonnes de blindés de 60 kilomètres, ces serpents d’acier censés étrangler la capitale ukrainienne, sont devenues des cibles faciles pour les défenseurs armés de missiles Javelin et NLAW. Les hélicoptères d’assaut tombaient du ciel à Hostomel. Les parachutistes d’élite, ces fameux VDV tant vantés par la propagande kremlinoise, se faisaient décimer avant même de toucher le sol.

La corruption endémique de l’armée russe a joué un rôle déterminant dans ce désastre initial. Des généraux qui avaient détourné les budgets d’entretien des véhicules. Des pneumatiques de chars qui explosaient au premier kilomètre parce que jamais remplacés depuis des années. Des rations périmées depuis une décennie. Des gilets pare-balles remplis de carton au lieu de plaques balistiques. Chaque rouble volé par un officier corrompu s’est transformé en cercueil de zinc pour un jeune conscrit de Sibérie ou du Caucase.

Il y a quelque chose de profondément tragique dans cette arrogance militaire qui envoie des hommes mal équipés, mal informés, mal commandés, vers une mort certaine, tout cela parce qu’un autocrate refuse d’admettre qu’il s’est trompé.

Les chiffres quotidiens publiés par les forces ukrainiennes racontent une histoire de destruction industrielle. Certains jours, les pertes russes dépassent les 1500 soldats en 24 heures. Mille cinq cents familles qui ne reverront jamais leur proche. Mille cinq cents cercueils de zinc qui traverseront ou ne traverseront jamais la vaste Russie, car souvent ces corps restent là où ils sont tombés, abandonnés par leurs propres officiers dans la boue ukrainienne.

Ces pertes quotidiennes sont stupéfiantes par leur constance. Mois après mois, année après année, le compteur macabre ne cesse de s’incrémenter. On pourrait croire que de telles pertes forceraient n’importe quel commandement à reconsidérer sa stratégie. Mais le Kremlin semble considérer ses propres soldats comme une ressource renouvelable, une matière première à consommer sans état d’âme pour des gains territoriaux souvent mesurés en quelques centaines de mètres.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu