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OPINION : Le jour où le monde a choisi la violence
Crédit: Adobe Stock

Un « bon début » qui ne mène nulle part

À Muscat, les négociations entre les États-Unis et l’Iran se terminent sur des mots rassurants. Abbas Araghchi, le ministre iranien des Affaires étrangères, parle d’un « bon début ». Les Américains parlent de « progrès ». On se donne rendez-vous dans quelques semaines pour continuer les discussions.

Pourtant, tout le monde sait que ces négociations ne mèneront nulle part. Parce que les positions sont trop éloignées. Parce que la méfiance est trop profonde. Parce que, au fond, personne ne veut vraiment céder.

Les États-Unis veulent un Iran sans capacité nucléaire. Une position intenable pour Téhéran, qui voit dans son programme nucléaire une question de souveraineté et de survie. Les Iraniens veulent la levée des sanctions qui étouffent leur économie. Une demande inacceptable pour Washington, qui y voit un moyen de pression essentiel.

Alors on négocie. On parle. On fait semblant d’avancer. On se donne rendez-vous dans quelques semaines pour continuer les discussions. Comme si de rien n’était. Comme si, quelque part, on croyait vraiment que les mots suffiraient à éviter la guerre.

Mais la vérité, c’est que personne ne croit vraiment à ces négociations. Ni les Américains. Ni les Iraniens. Ni même les médiateurs omanais. Parce que, dans ce jeu, la diplomatie n’est qu’un écran de fumée. Une façon de gagner du temps. Une façon de faire semblant qu’on fait quelque chose, pendant qu’on prépare le pire.

Je repense à toutes les fois où j’ai entendu parler de « bons débuts » et de « progrès » dans des négociations comme celles-ci. À chaque fois, on nous dit que c’est différent. Que cette fois, ça va marcher. Que cette fois, les deux parties sont vraiment déterminées. Et puis, quelques semaines plus tard, tout s’effondre. Les sanctions restent. Les tensions montent. La guerre menace. Alors aujourd’hui, je me demande : est-ce qu’on est en train de se mentir à nous-mêmes ? Est-ce qu’on croit vraiment que, cette fois, ça va marcher ? Ou est-ce qu’on est simplement en train de jouer un rôle, pour donner l’illusion qu’on fait quelque chose ? Parce que la vérité, c’est que personne ne veut vraiment céder. Personne ne veut vraiment faire de compromis. Personne ne veut vraiment la paix. Pas vraiment. Pas au prix où il faudrait la payer.

L’ombre de la guerre

Pendant que les diplomates discutent à Muscat, les militaires bougent. Dans le golfe Persique, les navires de guerre américains et iraniens se croisent, se surveillent, se provoquent. Un faux mouvement, et tout peut exploser. À Tel-Aviv, le gouvernement israélien observe, méfiant. L’Iran reste l’ennemi numéro un. Et si les États-Unis signent un accord avec Téhéran, Israël pourrait décider d’agir seul. Comme en 2025, quand ses frappes aériennes ont failli déclencher une guerre totale.

À Washington, on joue sur deux tableaux. D’un côté, on négocie. De l’autre, on prépare des plans de frappe. « Toutes les options sont sur la table », répète-t-on à la Maison Blanche. Une phrase qui, dans le jargon diplomatique, signifie une seule chose : nous sommes prêts à bombarder. Les Iraniens le savent. Les Saoudiens, les Émiratis, les Israéliens le savent aussi. Tout le monde sait. Pourtant, on continue à parler. Parce que parler, c’est toujours mieux que se battre. Même si, parfois, ça ne mène à rien.

Mais la vérité, c’est que personne ne croit vraiment à la paix. Ni les Américains. Ni les Iraniens. Ni même les médiateurs. Parce que, dans ce jeu, la diplomatie n’est qu’un écran de fumée. Une façon de gagner du temps. Une façon de faire semblant qu’on fait quelque chose, pendant qu’on prépare le pire.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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