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ANALYSE : La paix à tout prix : comment l’Occident sacrifie l’Ukraine sur l’autel de la realpolitik
Crédit: Adobe Stock

L’ultimatum de Trump : une paix à sens unique

Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Donald Trump a fait de la fin de la guerre en Ukraine une priorité. Pas pour sauver des vies, mais pour marquer des points politiques. Il a promis la paix en 24 heures. Cent jours plus tard, l’Ukraine saigne, abandonnée. Les livraisons d’armes ont été gelées. Le partage de renseignements, suspendu. Le soutien diplomatique, retiré. Chaque décision de l’administration Trump exerce une pression non pas sur Poutine pour qu’il mette fin à son agression, mais sur Zelensky pour qu’il accepte un accord inique.

Le marché proposé est clair : un accord de paix d’ici mars, des élections en mai, et en échange… quoi ? Des garanties de sécurité floues, une force de maintien de la paix européenne qui n’aura aucun moyen de contraindre Moscou ? Une reconnaissance de l’annexion de la Crimée ? Trump a déjà laissé entendre que les États-Unis pourraient reconnaître la souveraineté russe sur la Crimée. Une trahison de plus, après des décennies de politique américaine. Une récompense pour Poutine, qui n’a jamais caché son mépris pour les accords internationaux.

Ce qui frappe dans cette stratégie, c’est son cynisme. Trump utilise l’Ukraine comme un pion sur l’échiquier géopolitique. Il n’hésite pas à geler les livraisons d’armes, à suspendre le partage de renseignements, à retirer le soutien diplomatique, tout cela pour forcer Zelensky à accepter un accord qui, en réalité, ne sert que les intérêts de Poutine et les siens. La paix qu’il propose n’est pas une paix durable. C’est une paix de façade, une paix qui légitime l’agression, qui récompense l’agresseur, et qui punit la victime.

L’Europe, spectatrice divisée

L’Europe regarde, divisée. Certains pays, comme la France, tentent de résister, de rappeler que toute paix durable doit passer par le respect de la souveraineté ukrainienne. Mais face à la détermination de Trump, face à la pression américaine, que peuvent-ils faire ? Emmanuel Macron a beau dire que Poutine a menti à Trump sur sa volonté de paix, que les attaques russes continuent, que les missiles pleuvent sur les villes ukrainiennes… Rien n’y fait. Les États-Unis ont décidé. L’Ukraine doit plier.

La question qui se pose est la suivante : et si Poutine n’a jamais voulu la paix ? Et s’il utilise ces négociations pour gagner du temps, pour diviser l’Occident, pour affaiblir l’Ukraine ? Les précédents sont là. Les cessez-le-feu russes ont toujours été des leurres, des pauses pour se réarmer, pour préparer la prochaine offensive. Pourquoi cette fois serait différente ?

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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