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ANALYSE : Pokrovsk, l’enfer ukrainien — quand la guerre se joue en 137 rounds et un seul gagnant
Crédit: Adobe Stock

Pokrovsk, épicentre de la souffrance

Pokrovsk n’est pas une ville comme les autres. C’est un symbole. Un symbole de résistance. Un symbole de souffrance. Un symbole de cette guerre qui n’en finit pas. Ici, les combats ne s’arrêtent jamais. Même la nuit. Même sous la neige. Même quand le brouillard tombe et que plus rien n’est visible à dix mètres. Les Russes attaquent. Les Ukrainiens résistent. Les obus pleuvent. Les drones sifflent. Les hommes tombent.

Les chiffres sont là pour le prouver : 1 034 bombes aériennes larguées en janvier 2026. Une augmentation de 65% par rapport à décembre. 1 285 frappes en 24 heures sur la seule région de Donetsk. 56 objectifs civils détruits. Des hôpitaux. Des écoles. Des maisons. Des vies. Et au milieu de tout ça, Pokrovsk. Toujours Pokrovsk. Toujours cette ville maudite où la guerre a décidé de camper, de s’installer, de ne plus jamais partir.

Je me souviens d’un soldat ukrainien, rencontré il y a quelques mois. Il m’avait décrit Pokrovsk comme “l’enfer sur terre”. “Ici, avait-il dit, la guerre ne dort jamais. Même quand tout est calme, tu sens qu’elle est là. Qu’elle te regarde. Qu’elle attend son heure. Et quand elle frappe, c’est toujours pire que ce que tu avais imaginé.” Aujourd’hui, je comprends ce qu’il voulait dire. Parce que Pokrovsk, ce n’est pas une bataille. C’est une malédiction. Une malédiction qui s’abat sur des hommes, des femmes, des enfants. Une malédiction qui ne s’arrêtera que quand il ne restera plus rien. Plus de ville. Plus de résistance. Plus d’espoir.

La tactique des vagues humaines

Les Russes ont une méthode. Une méthode qui rappelle les pires heures de la Seconde Guerre mondiale : les vagues humaines. Ils envoient des hommes. Des centaines d’hommes. Des milliers d’hommes. Pas des soldats d’élite. Non. Des conscrits. Des prisonniers. Des hommes mal équipés, mal entraînés, mal commandés. Des hommes qu’on envoie à la mort comme on envoie du bétail à l’abattoir. Leur rôle ? Saturer les défenses ukrainiennes. Épuiser les munitions. User les nerfs. Préparer le terrain pour les unités d’élite qui suivront.

Et ça marche. Parce que les Ukrainiens, eux, n’ont pas le luxe de gaspiller leurs hommes. Ils n’ont pas le luxe de les envoyer à la mort pour rien. Alors ils résistent. Ils tiennent. Ils contre-attaquent. Mais à chaque vague, ils sont un peu plus faibles. Un peu plus fatigués. Un peu plus près de la rupture.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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