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ANALYSE : Quand Trump et Poutine signent l’arrêt de mort de l’Europe — Le compte à rebours a commencé
Crédit: Adobe Stock

Le retour de la doctrine Monroe au XXIe siècle

Donald Trump a fait du retour de l’impérialisme américain son projet politique central, assumant ouvertement ce que ses prédécesseurs masquaient derrière la rhétorique des « valeurs démocratiques » et de la « communauté internationale ». Sa revendication sur le Groenland n’est pas un caprice de milliardaire fantasque, c’est l’application méthodique d’une nouvelle doctrine Monroe adaptée aux enjeux du XXIe siècle. Pour Trump, l’Amérique doit reprendre le contrôle direct des espaces stratégiques qui conditionnent sa domination mondiale, quitte à piétiner la souveraineté de ses propres alliés. Le Groenland, avec ses ressources minières et sa position géostratégique dans l’Arctique, représente un enjeu trop important pour être laissé à un petit pays européen incapable de le défendre.

Cette logique s’étend bien au-delà du Groenland. Trump considère que l’Europe dans son ensemble doit être replacée sous tutelle américaine, non plus comme partenaire mais comme vassal. Ses menaces répétées de retrait de l’OTAN ne visent pas à abandonner l’Europe mais à la contraindre à accepter une relation de subordination totale. L’Alliance atlantique doit devenir un instrument de domination pure, où les Européens paient pour leur protection sans avoir leur mot à dire sur les orientations stratégiques. Cette vision néo-impériale trouve ses racines dans la conviction trumpienne que l’Amérique a été trop généreuse avec ses alliés et qu’il est temps de faire payer la facture, avec les intérêts.

La guerre économique comme arme de soumission

L’arsenal économique de Trump constitue l’arme de destruction massive de l’autonomie européenne. Ses menaces de droits de douane punitifs ne sont pas des postures électorales mais les premiers coups d’une guerre commerciale totale visant à briser la capacité de résistance économique de l’Europe. En s’attaquant aux secteurs clés de l’économie européenne – automobile allemande, luxe français, technologie néerlandaise – Trump vise les nerfs de la puissance européenne. Chaque secteur touché, c’est un pan de l’indépendance européenne qui s’effrite, c’est un lobby qui bascule du côté de l’accommodement avec Washington.

La stratégie est d’une efficacité redoutable car elle exploite la fragmentation européenne. Face aux menaces commerciales américaines, chaque pays européen est tenté de négocier séparément pour sauver ses propres intérêts, brisant ainsi la solidarité continentale. L’Allemagne cherche à préserver ses exportations automobiles, la France ses ventes de luxe, les Pays-Bas leur industrie technologique. Cette course à l’accommodement individuel avec Trump détruit méthodiquement toute possibilité de riposte européenne coordonnée. C’est exactement l’effet recherché : diviser pour mieux régner, fragmenter pour mieux dominer.

Regarder l’Europe se décomposer sous les coups de boutoir de Trump, c’est assister à un suicide collectif en temps réel. Chaque concession nationale affaiblit l’ensemble, chaque négociation séparée creuse un peu plus la tombe de l’autonomie européenne. Et le plus tragique, c’est que nos dirigeants le savent mais continuent, par lâcheté ou par calcul électoral.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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