Skip to content
BILLET : Iran-USA, la guerre des mots et des drones — quand la diplomatie danse sur un volcan
Crédit: Adobe Stock

L’Iran et l’art de la menace calculée

Depuis des années, l’Iran maîtrise une stratégie : faire croire qu’elle est prête à tout, sans jamais franchir la ligne rouge qui déclencherait une intervention massive. C’est ce qu’on appelle la “dissuasion par l’escalade”. En clair : nous sommes fous, nous sommes imprévisibles, donc ne nous poussez pas à bout. Sinon, ce sera la guerre. Et pas une petite guerre. Une guerre régionale, avec des missiles qui pleuvront sur Israël, des attaques contre les bases américaines, des blocages du détroit d’Ormuz.

Ali Khamenei, le guide suprême, l’a répété encore récemment : “Si les Américains attaquent, ce sera une guerre régionale.” Ce n’est pas une menace en l’air. C’est un calcul. Parce que Khamenei sait une chose : les Américains ont peur d’un bourbier. Ils ont peur de s’engager dans un conflit sans fin, comme en Irak ou en Afghanistan. Alors l’Iran joue sur cette peur. Elle brandit le spectre d’un conflit qui déborderait sur tout le Moyen-Orient, qui entraînerait Israël, l’Arabie Saoudite, les Émirats. Qui ferait flamber le prix du pétrole. Qui plongerait le monde dans le chaos.

Je me souviens d’une discussion avec un diplomate iranien, il y a quelques années. Il m’avait dit : “Nous n’avons pas besoin de gagner une guerre. Nous avons juste besoin que les Américains aient trop peur pour la déclencher.” C’est ça, la stratégie iranienne. Ce n’est pas de la faiblesse. C’est du judo géopolitique. On utilise la force de l’adversaire contre lui. Et aujourd’hui, ça marche. Parce que Trump, malgré ses rodomontades, hésite. Parce qu’il sait que si les premiers coups sont faciles à donner, les suivants le seront moins. Et que l’Iran, elle, est prête à tout perdre.

Trump, entre la carotte et le bâton

De l’autre côté, il y a Donald Trump. Lui aussi joue un double jeu. D’un côté, il envoie des porte-avions, il menace de frapper, il parle de “violence, si nécessaire”. De l’autre, il envoie des émissaires à Oman pour négocier. Pourquoi ? Parce que Trump sait une chose : une guerre contre l’Iran, ce serait un cauchemar. Ce ne serait pas comme frapper la Syrie ou l’Irak. Ce serait un conflit long, coûteux, imprévisible. Avec des représailles contre les bases américaines, contre Israël, contre les alliés de Washington dans le Golfe.

Alors Trump fait ce qu’il sait faire : il monte les enchères. Il fait croire qu’il est prêt à tout, pour forcer l’Iran à négocier. Il envoie des signaux contradictoires : d’un côté, il dit qu’il veut un accord. De l’autre, il envoie des navires de guerre. C’est une tactique de négociation classique : faire peur pour obtenir des concessions. Le problème, c’est que l’Iran, elle, ne craint pas l’escalade. Elle la veut. Parce que dans le chaos, elle sait qu’elle a l’avantage.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu