L’Iran et l’art de la menace calculée
Depuis des années, l’Iran maîtrise une stratégie : faire croire qu’elle est prête à tout, sans jamais franchir la ligne rouge qui déclencherait une intervention massive. C’est ce qu’on appelle la “dissuasion par l’escalade”. En clair : nous sommes fous, nous sommes imprévisibles, donc ne nous poussez pas à bout. Sinon, ce sera la guerre. Et pas une petite guerre. Une guerre régionale, avec des missiles qui pleuvront sur Israël, des attaques contre les bases américaines, des blocages du détroit d’Ormuz.
Ali Khamenei, le guide suprême, l’a répété encore récemment : “Si les Américains attaquent, ce sera une guerre régionale.” Ce n’est pas une menace en l’air. C’est un calcul. Parce que Khamenei sait une chose : les Américains ont peur d’un bourbier. Ils ont peur de s’engager dans un conflit sans fin, comme en Irak ou en Afghanistan. Alors l’Iran joue sur cette peur. Elle brandit le spectre d’un conflit qui déborderait sur tout le Moyen-Orient, qui entraînerait Israël, l’Arabie Saoudite, les Émirats. Qui ferait flamber le prix du pétrole. Qui plongerait le monde dans le chaos.
Je me souviens d’une discussion avec un diplomate iranien, il y a quelques années. Il m’avait dit : “Nous n’avons pas besoin de gagner une guerre. Nous avons juste besoin que les Américains aient trop peur pour la déclencher.” C’est ça, la stratégie iranienne. Ce n’est pas de la faiblesse. C’est du judo géopolitique. On utilise la force de l’adversaire contre lui. Et aujourd’hui, ça marche. Parce que Trump, malgré ses rodomontades, hésite. Parce qu’il sait que si les premiers coups sont faciles à donner, les suivants le seront moins. Et que l’Iran, elle, est prête à tout perdre.
Trump, entre la carotte et le bâton
De l’autre côté, il y a Donald Trump. Lui aussi joue un double jeu. D’un côté, il envoie des porte-avions, il menace de frapper, il parle de “violence, si nécessaire”. De l’autre, il envoie des émissaires à Oman pour négocier. Pourquoi ? Parce que Trump sait une chose : une guerre contre l’Iran, ce serait un cauchemar. Ce ne serait pas comme frapper la Syrie ou l’Irak. Ce serait un conflit long, coûteux, imprévisible. Avec des représailles contre les bases américaines, contre Israël, contre les alliés de Washington dans le Golfe.
Alors Trump fait ce qu’il sait faire : il monte les enchères. Il fait croire qu’il est prêt à tout, pour forcer l’Iran à négocier. Il envoie des signaux contradictoires : d’un côté, il dit qu’il veut un accord. De l’autre, il envoie des navires de guerre. C’est une tactique de négociation classique : faire peur pour obtenir des concessions. Le problème, c’est que l’Iran, elle, ne craint pas l’escalade. Elle la veut. Parce que dans le chaos, elle sait qu’elle a l’avantage.
Section 3 : Les fantômes de la dernière guerre
L’ombre de juin 2025
Il y a un fantôme qui plane sur ces négociations : celui de juin 2025. À l’époque, Israël et l’Iran étaient entrés en guerre ouverte. Pendant douze jours, les missiles avaient pleuvé. Les États-Unis étaient intervenus, frappant trois sites nucléaires iraniens. Depuis, plus rien n’a été pareil. Parce que cette guerre a montré une chose : l’Iran peut riposter. Et elle le fera.
Les Iraniens n’ont pas oublié. Et ils rappellent sans cesse aux Américains que la prochaine fois, ce ne sera pas pareil. Parce qu’ils ont appris. Parce qu’ils se sont préparés. Parce qu’ils savent que cette fois, si les États-Unis frappent, ils ne frapperont pas seuls. Ils entraîneront Israël dans la guerre. Ils visent les bases américaines dans la région. Ils bloqueront le détroit d’Ormuz. Et ils feront payer à Washington le prix fort pour chaque bombes larguée sur leur sol.
Je me souviens des images de juin 2025. Les missiles qui traversaient le ciel de Téhéran. Les sirènes à Tel-Aviv. Les visages des Iraniens, à la fois déterminés et résignés. Ils savaient que ça allait arriver. Ils savaient que ça allait faire mal. Mais ils savaient aussi une chose : ils ne plieraient pas. Et aujourd’hui, ils le rappellent à Trump. “Vous nous avez frappés. Nous avons riposté. Et nous sommes toujours là.” C’est ça, le message. Nous sommes toujours là. Et la prochaine fois, ce sera pire.
Le piège de la négociation
Alors on négocie. Mais on négocie avec des armes sur la table. Les Iraniens veulent parler du nucléaire. Pas des missiles. Pas de leur programme de drones. Pas de leur influence régionale. Juste du nucléaire. Parce qu’ils savent que c’est le seul sujet où les Américains sont prêts à faire des concessions. Les Américains, eux, veulent tout mettre sur la table : les missiles, les drones, le soutien aux milices au Moyen-Orient. Parce qu’ils savent que si ils ne règlent pas tout ça, il n’y aura pas de paix durable.
Alors on tourne en rond. On parle. On menace. On recule. On avance. On fait semblant de croire que l’autre va céder. Mais personne ne cédera. Parce que personne ne peut se le permettre. L’Iran ne peut pas montrer qu’elle plie face à l’Amérique. Trump ne peut pas montrer qu’il a reculé face à l’Iran. Alors on continue. On joue la comédie de la diplomatie. En attendant le prochain incident. Le prochain drone abattu. La prochaine menace. La prochaine escalade.
Section 4 : Le peuple iranien, otage des deux côtés
Les morts oubliés
Pendant que les diplomates jouent leur partie, il y a des gens qui meurent. En Iran, les manifestations se poursuivent. La répression aussi. 6 941 morts, selon les droits de l’homme. Des milliers d’arrestations. Des tortures. Des disparitions. Et le monde regarde ailleurs. Parce que ce qui compte, ce sont les négociations. Ce sont les porte-avions. Ce sont les drones. Pas les vies brisées.
Les Iraniens, eux, savent une chose : peu importe le résultat des négociations, ils seront les perdants. Si Trump frappe, ce sont eux qui paieront le prix. Si un accord est signé, ce sera sur leur dos. Parce que le régime a besoin d’un ennemi extérieur pour justifier sa répression. Et Trump, lui, a besoin d’un succès diplomatique pour justifier sa politique. Alors les Iraniens continuent de manifester. Continuent de mourir. Continuent d’espérer. Même si personne ne les écoute.
J’ai parlé à une mère iranienne, il y a quelques jours. Son fils avait été arrêté lors d’une manifestation. Elle m’a dit : “Ils nous parlent de guerre avec l’Amérique. Mais la guerre, nous, on la vit déjà. Chaque jour. Quand mon fils ne rentre pas. Quand je ne sais pas s’il est vivant ou mort. Quand je vois les miliciens dans la rue. La guerre, ce n’est pas les missiles. C’est ça.” Elle avait raison. La guerre, pour elle, ce n’est pas une menace lointaine. C’est une réalité. Une réalité que personne ne voit. Parce que ce qui compte, ce sont les grands hommes en costume qui parlent de paix et de guerre. Pas les mères qui pleurent leurs enfants.
L’Amérique et son double jeu
Et puis il y a l’Amérique. Trump parle de liberté. Il parle de démocratie. Il parle de soutenir le peuple iranien. Mais en réalité, ce qui l’intéresse, c’est un accord. Un accord qui lui permettra de dire : “J’ai évité la guerre.” Un accord qui lui permettra de se présenter en sauveur. Peu importe le prix pour les Iraniens. Peu importe si le régime continue à réprimer. Peu importe si les manifestations sont écrasées dans le sang. Ce qui compte, c’est l’image. C’est la victoire. C’est le tweet triomphal : “J’ai forcé l’Iran à plier.”
Alors on continue. On négocie. On menace. On fait semblant de se soucier du peuple iranien. Mais en réalité, le peuple iranien n’est qu’un pion. Un pion dans un jeu où les vrais enjeux sont le pétrole, les bases militaires, l’influence régionale. Un pion qu’on sacrifie sans hésiter. Parce que dans cette guerre, il n’y a pas de place pour l’humanité. Il n’y a que la Realpolitik. Il n’y a que le rapport de force. Il n’y a que la prochaine menace. La prochaine escalade. La prochaine guerre.
Section 5 : Le détroit d’Ormuz, épicentre des tensions
Le nerf de la guerre
Il y a un endroit où tout pourrait basculer : le détroit d’Ormuz. Par ce détroit passe 20% du pétrole mondial. Si l’Iran le bloque, c’est l’économie mondiale qui s’arrête. Et tout le monde le sait. Les Américains le savent. Les Iraniens le savent. Les marchés le savent. Alors on menace. On envoie des navires. On fait des exercices militaires. On montre qu’on est prêt à tout pour contrôler ce point stratégique.
Les Iraniens ont répété qu’ils bloqueraient le détroit si les Américains les attaquent. Les Américains ont répondu qu’ils ne laisseraient pas faire. Alors on se prépare. On se muscle. On montre ses dents. Parce que dans cette guerre, le pétrole est une arme. Une arme aussi puissante que les missiles. Une arme qui peut faire plier des économies entières. Une arme qui peut faire tomber des gouvernements. Alors on joue avec. On menace de l’utiliser. On fait monter les enchères. En attendant le jour où quelqu’un appuiera sur la gâchette.
Je me souviens d’une conversation avec un capitaine de pétrolier, il y a quelques années. Il m’avait raconté comment, en 2019, les tensions entre l’Iran et les États-Unis avaient failli provoquer un blocage du détroit. “On était là, au milieu, avec nos cargos pleins de pétrole. Et on savait que si un seul coup de feu était tiré, ce serait le chaos. Pas seulement pour nous. Pour le monde entier.” Aujourd’hui, c’est la même chose. Sauf que cette fois, les enjeux sont encore plus grands. Parce que cette fois, ce n’est pas seulement une question de pétrole. C’est une question de survie. Pour l’Iran. Pour les États-Unis. Pour le monde.
La Chine et la Russie dans l’ombre
Et puis il y a les autres. Ceux qu’on ne voit pas, mais qui tirent les ficelles. La Chine, qui a besoin du pétrole iranien. La Russie, qui voit dans l’Iran un allié contre l’Occident. Eux aussi jouent leur partie. Eux aussi font monter les enchères. Eux aussi menacent. Parce qu’ils savent une chose : si la guerre éclate, ils en profiteront. La Chine pour sécuriser ses approvisionnements. La Russie pour affaiblir l’Occident. Alors ils soutiennent l’Iran. Ils lui vendent des armes. Ils lui donnent des garanties. Ils lui rappellent qu’elle n’est pas seule.
Et ça, les Américains le savent. Alors ils doivent calculer chaque coup. Parce qu’une frappe contre l’Iran, ce n’est pas seulement une frappe contre l’Iran. C’est une frappe contre la Chine. Contre la Russie. Contre tous ceux qui, dans l’ombre, soutiennent Téhéran. Alors on hésite. On menace. On négocie. En attendant le jour où la pression sera trop forte. Le jour où quelqu’un devra choisir : reculer ou frapper. Et ce jour-là, ce ne sera plus une guerre de mots. Ce sera une guerre tout court.
Section 6 : La guerre des mots
Les tweets qui tuent
Dans cette guerre, les mots sont des armes. Trump tweete. Khamenei menace. Les médias des deux côtés amplifient chaque déclaration. Chaque mot est pesé. Chaque silence est calculé. Parce que dans cette guerre, ce qui compte, ce n’est pas seulement ce qu’on fait. C’est ce qu’on dit. C’est l’image qu’on renvoie. C’est la peur qu’on inspire.
Alors on joue avec les mots. On parle de “guerre régionale”. On parle de “réponse écrasante”. On parle de “lignes rouges”. On parle de “conséquences catastrophiques”. On utilise des mots qui font peur. Des mots qui font mal. Des mots qui font réagir. Parce que dans cette guerre, les mots peuvent tuer. Ils peuvent déclencher une crise. Ils peuvent faire monter les enchères. Ils peuvent pousser à l’erreur. Alors on les choisit avec soin. On les lance comme des grenades. En attendant qu’ils explosent.
Je me souviens d’un tweet de Trump, en 2020. “Si l’Iran veut la guerre, ce sera la fin officielle de l’Iran.” Cinq mots. Cinq mots qui avaient fait trembler les marchés. Cinq mots qui avaient fait monter le prix du pétrole. Cinq mots qui avaient poussé des milliers de soldats américains à se préparer au pire. Aujourd’hui, c’est la même chose. Sauf que cette fois, les mots sont encore plus lourds. Parce que cette fois, tout le monde sait que ce n’est pas du bluff. Cette fois, tout le monde sait que si la guerre éclate, ce sera pour de vrai. Et que les mots d’aujourd’hui seront les obus de demain.
Les médias, amplificateurs de tension
Et puis il y a les médias. Ceux qui amplifient chaque menace. Ceux qui transforment chaque incident en crise. Ceux qui, volontairement ou non, attisent les braises. Parce que dans cette guerre, l’information est une arme. Une arme aussi puissante que les drones. Une arme qui peut faire basculer l’opinion. Qui peut pousser un gouvernement à agir. Qui peut déclencher une panique.
Alors on joue avec l’information. On la contrôle. On la filtre. On la déforme. On la lance comme une bombe. Parce que dans cette guerre, celui qui contrôle l’information contrôle le récit. Et celui qui contrôle le récit contrôle la guerre. Alors on ment. On exagère. On minimise. On cache. On révèle. Tout est calculé. Tout est stratégique. Tout est une arme.
Section 7 : Le piège de la realpolitik
Quand la morale s’efface
Dans cette guerre, il n’y a pas de place pour la morale. Il n’y a que la realpolitik. Les intérêts. Les rapports de force. Les calculs froids. On parle de vies humaines en termes de coûts et de bénéfices. On parle de guerre en termes de risques et d’opportunités. On parle de paix en termes de concessions et de gains. Parce que dans cette guerre, ce qui compte, ce n’est pas ce qui est juste. C’est ce qui est utile.
Alors on négocie avec des régimes qui écrasent leur peuple. On serre la main à des dirigeants qui menacent le monde. On fait des compromis avec des gens qui n’ont aucun respect pour la vie humaine. Parce que c’est comme ça. Parce que c’est la realpolitik. Parce que dans ce jeu, il n’y a pas de place pour les scrupules. Il n’y a que la victoire. Il n’y a que la survie. Il n’y a que le prochain coup.
Je me souviens d’une discussion avec un diplomate américain, il y a quelques années. Il m’avait dit : “Dans ce métier, on n’a pas le luxe d’avoir une conscience. On a le luxe d’avoir des résultats.” C’est ça, la realpolitik. On ferme les yeux sur les massacres. On serre la main des bourreaux. On fait des deals avec le diable. Parce que c’est comme ça qu’on évite la guerre. Ou qu’on la gagne. Mais à quel prix ? À quel prix, quand on sait que chaque poignée de main, chaque compromis, chaque silence coûte des vies ? À quel prix, quand on sait que chaque victoire diplomatique est une défaite humaine ?
Le prix de la paix
Alors on parle de paix. On parle de négociations. On parle de désescalade. Mais en réalité, on parle de sacrifice. Parce que la paix, dans cette guerre, ce n’est pas l’absence de violence. C’est le choix d’une violence acceptable. C’est le choix de fermer les yeux sur certaines atrocités pour en éviter d’autres. C’est le choix de laisser mourir certains pour en sauver d’autres.
Alors on négocie. On fait des concessions. On accepte des compromis. On ferme les yeux. On se tait. Parce que c’est ça, le prix de la paix. C’est le silence des tombes. C’est le sang des innocents. C’est la résignation des mères. C’est la colère des pères. C’est le désespoir des enfants. C’est ça, la paix. Une paix qui n’est pas l’absence de guerre. Mais le choix d’une guerre qu’on peut supporter.
Section 8 : L’ombre de la prochaine guerre
Le compte à rebours
Alors on continue. On négocie. On menace. On recule. On avance. On fait semblant de croire que tout peut encore être évité. Mais au fond, tout le monde sait une chose : cette guerre, elle est déjà commencée. Elle a commencé avec les premiers drones abattus. Avec les premières menaces. Avec les premiers morts. Elle a commencé le jour où on a accepté que la diplomatie ne soit plus qu’un jeu. Un jeu où les vies sont des pions. Un jeu où les mots sont des armes. Un jeu où la prochaine erreur sera la dernière.
Alors on attend. On retient son souffle. On regarde l’horloge. On compte les heures. Les minutes. Les secondes. En attendant le prochain incident. La prochaine provocation. La prochaine escalade. La prochaine guerre.
Je regarde les images de ces négociations à Oman. Je regarde les visages des diplomates. Je regarde leurs sourires polis. Leurs poignées de main. Leurs mots mesurés. Et je me dis : ils savent. Ils savent tous que ça va finir en guerre. Ils savent tous que ces négociations, ce n’est qu’une parenthèse. Une parenthèse avant le chaos. Une parenthèse avant que tout ne bascule. Alors ils jouent leur rôle. Ils font semblant de croire que la paix est encore possible. Mais au fond, ils savent. Ils savent que la prochaine fois, ce ne sera plus des mots. Ce sera des bombes. Et que cette fois, personne ne pourra les arrêter.
Le monde en équilibre
Et pendant ce temps, le monde retient son souffle. Parce que tout le monde sait une chose : si cette guerre éclate, ce ne sera pas une guerre comme les autres. Ce ne sera pas une guerre localisée. Ce ne sera pas une guerre rapide. Ce sera un conflit qui embraserait toute une région. Qui ferait flamber le prix du pétrole. Qui plongerait des millions de gens dans la misère. Qui déclencherait des vagues de réfugiés. Qui ferait trembler les économies. Qui changerait le monde.
Alors on regarde. On attend. On espère. On prie. On se prépare. Parce que cette fois, ce n’est pas seulement l’Iran et les États-Unis qui jouent leur partie. C’est le monde entier. Et cette fois, si la guerre éclate, ce ne sera pas seulement leur guerre. Ce sera la nôtre.
Conclusion : Le dernier round
Le choix
Alors on en est là. À un carrefour. D’un côté, la guerre. De l’autre, une paix fragile, bâtie sur des compromis et des mensonges. Une paix qui ne sera jamais vraiment une paix. Une paix qui ne sera qu’un armistice. Une trêve avant la prochaine bataille.
Alors on choisit. On choisit entre deux maux. Entre une guerre qui détruirait tout. Et une paix qui ne serait qu’une illusion. Entre le chaos. Et le mensonge. Entre la violence. Et la lâcheté. Entre le courage de dire non. Et la peur de dire oui.
Je regarde ces images de la réunion à Oman. Je regarde ces hommes en costume. Je regarde leurs sourires. Leurs poignées de main. Leurs mots. Et je me dis : ils ont déjà choisi. Ils ont déjà choisi la lâcheté. Ils ont déjà choisi le mensonge. Ils ont déjà choisi la paix qui n’en est pas une. Parce que la vraie paix, celle qui compte, ce n’est pas celle qu’on signe dans les palais. C’est celle qu’on vit dans les rues. C’est celle qu’on respire dans les maisons. C’est celle qu’on voit dans les yeux des enfants. Et ça, ils ne le savent pas. Ou ils s’en moquent. Alors ils signent. Ils sourient. Ils serrent des mains. Et ils appellent ça la paix. Mais ce n’est pas la paix. C’est juste le silence avant la tempête.
Le dernier mot
Alors on attend. On retient son souffle. On regarde l’horloge. On compte les heures. Les minutes. Les secondes. En attendant le prochain incident. La prochaine provocation. La prochaine escalade. La prochaine guerre.
Parce que cette fois, ce n’est plus une question de si. C’est une question de quand.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste. Je suis chroniqueur. Mon rôle n’est pas de rapporter les faits de manière neutre, mais de les analyser, de les décrypter, de les mettre en perspective. Mon expertise réside dans la compréhension des dynamiques géopolitiques, des rapports de force, des stratégies de communication et de dissuasion. Mon travail consiste à donner du sens aux événements, à révéler les enjeux cachés, à montrer ce que les discours officiels ne disent pas.
Je ne prétends pas à l’objectivité. Je prétends à la lucidité. À la rigueur. À la capacité de voir au-delà des apparences. Mon rôle est de dire ce que les autres ne disent pas. De poser les questions que les autres n’osent pas poser. De révéler les vérités que les autres préfèrent cacher.
Méthodologie et sources
Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources primaires et secondaires vérifiables, notamment des communiqués officiels, des rapports d’organisations internationales, des déclarations publiques, des analyses d’experts et des articles de presse reconnus.
Sources primaires : Institute for the Study of War (ISW) – 5 février 2026, Al Jazeera – 6 février 2026, BBC – 6 février 2026.
Sources secondaires : Al Jazeera – 3 février 2026, Al Jazeera – 31 janvier 2026.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque.
Sources
Sources primaires
Iran Update, February 4, 2026 | ISW – 5 février 2026
US-Iran updates: FM Araghchi says latest round of talks ‘a good start’ | Al Jazeera – 6 février 2026
Talks with US set to continue after ‘good beginning’, Iran’s foreign minister says | BBC – 6 février 2026
Sources secondaires
Trump says talks with Iran continuing as US shoots down an Iranian drone | Al Jazeera – 3 février 2026
Iranian official says progress made on talks as US-Iran tensions persist | Al Jazeera – 31 janvier 2026
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.