Pourquoi personne n’en parle ?
C’est là que le scandale devient insupportable. Ces transferts ne datent pas d’hier. Ils remontent à 2018. À l’époque, Donald Trump venait de rétablir les sanctions contre l’Iran. La communauté internationale savait. Les services de renseignement savaient. Les journalistes savaient. Pourtant, rien. Ou presque. Quelques lignes dans des rapports obscurs. Quelques murmures dans les couloirs du pouvoir. Mais aucun tollé. Aucune sanction supplémentaire. Aucune pression réelle sur la Russie ou l’Iran. Pourquoi ?
Parce que l’Occident, occupé à gérer ses propres crises, a choisi de fermer les yeux. Parce que les États-Unis, sous Trump puis sous Biden, ont préféré les sanctions symboliques aux mesures radicales. Parce que l’Europe, dépendante du gaz russe avant la guerre en Ukraine, n’avait pas envie de froisser Moscou. Parce que, au fond, l’argent sale ne dérange personne tant qu’il ne salit pas nos mains. On préfère ignorer. On préfère regarder ailleurs. On préfère parler du dernier tweet de Musk ou de la prochaine élection présidentielle plutôt que de cinq tonnes de billets qui financent la répression et la guerre.
Je me souviens d’une discussion avec un diplomate européen, il y a quelques années. Il m’avait dit, avec un sourire fatigué : « Vous savez, dans ce métier, on apprend à trier les scandales. Ceux qu’on peut ignorer, et ceux qu’on ne peut pas. » Cinq tonnes de cash pour l’Iran, ça faisait partie de la première catégorie. Trop compliqué. Trop loin. Trop risqué. Alors on enterre. On oublie. On passe à autre chose. Sauf que les morts, eux, ne passent pas à autre chose. Ils restent. Ils hantent. Et un jour, ils reviennent nous hanter.
L’hypocrisie des sanctions
Les sanctions, c’est le grand alibi de la communauté internationale. « On a tout fait », disent les dirigeants. « On a gelé les avoirs, on a interdit les transactions, on a coupé l’accès à SWIFT. » Sauf que les sanctions, ça ne marche pas quand on les contourne aussi facilement. Ça ne marche pas quand on laisse des banques d’État russe envoyer des milliards en cash à l’Iran. Ça ne marche pas quand on ferme les yeux sur les 34 expéditions qui ont permis à Téhéran de tenir debout malgré l’embargo.
Et aujourd’hui ? Aujourd’hui, l’Iran est toujours là. Toujours aussi répressif. Toujours aussi déterminé à exporter sa révolution, ses drones, sa violence. La Russie, elle, continue de bombarder l’Ukraine avec des armes iraniennes. Et le monde ? Il s’indigne sur les réseaux sociaux. Il signe des pétitions. Il organise des conférences. Mais il ne fait rien. Rien. Parce que cinq tonnes de billets, c’est lourd à porter. C’est lourd à assumer. Alors on préfère faire semblant de ne pas voir.
L’Iran, la Russie, et le prix du sang
À quoi sert l’argent ?
2,5 milliards de dollars. À quoi ça sert, concrètement ? À acheter des armes, bien sûr. À payer les pasdarans. À financer les milices chiites en Irak, en Syrie, au Liban. À acheter des drones pour la Russie. Mais pas seulement. Cet argent, il sert aussi à acheter le silence. À corrompre. À diviser. À affaiblir l’opposition. À payer les informateurs. À financer la propagande. À entretenir la machine répressive qui, en janvier 2026, a tué 30 000 manifestants en deux jours. Trente mille. En deux jours. Et le monde a à peine réagi.
L’argent, c’est aussi ce qui permet à l’Iran de tenir malgré les sanctions. De continuer à importer des technologies, des pièces détachées, des médicaments. De garder son économie à flot. De faire croire à son peuple que le régime est invincible. Que la résistance est inutile. Que la répression est un mal nécessaire. 2,5 milliards, c’est le prix de la survie d’un régime. Le prix de la peur. Le prix du sang.
Je pense à ces manifestants iraniens, en 2022, en 2023, en 2026. Je pense à leurs visages, à leurs slogans, à leur courage. « Femme, Vie, Liberté. » Ils savaient qu’ils risquaient leur vie. Ils savaient que le régime ne reculerait pas. Pourtant, ils sont descendus dans la rue. Par millions. Et on les a laissés tomber. On les a laissés se faire massacrer. Parce que, quelque part, un train transportait des milliards en cash pour que le régime tienne debout. Pour que la répression continue. Pour que le sang coule encore.
Les drones Shahed : l’argent qui tue
Et puis, il y a les drones. Les Shahed-136. Ces engins volants, bon marché, efficaces, que l’Iran exporte par milliers vers la Russie. Des drones qui, depuis 2022, pleuvent sur l’Ukraine. Qui détruisent des immeubles. Qui tuent des enfants. Qui plongent des villes dans le noir. Qui font de chaque nuit un cauchemar. Ces drones, la Russie les paie avec l’argent du cash envoyé à l’Iran. C’est un cercle vicieux, macabre : l’Iran réprime son peuple, la Russie bombarde l’Ukraine, et les deux se serrent les coudes, se soutiennent, s’enrichissent. L’argent du sang.
En janvier 2026, alors que l’Iran écrasait dans le sang les manifestations, la Russie envoyait des missiles et des drones sur Kiev. Deux régimes, une même logique : la violence comme langue commune. L’impunité comme monnaie d’échange. Et le monde ? Il regarde. Il compte les morts. Il hoche la tête. Et il passe à autre chose.
Le rôle des banques : complices ou marionnettes ?
Promsvyazbank : la banque des ombres
Promsvyazbank. Une banque d’État russe. Contrôlée par le Kremlin. Dirigée par Petr Fradkov, fils de Mikhail Fradkov, ancien patron du SVR. Une banque qui, depuis 2017, est utilisée pour financer des projets « sensibles ». Des projets qui ne doivent pas laisser de traces. Des projets comme l’envoi de 2,5 milliards de dollars en cash à l’Iran. Une banque qui, aujourd’hui, est toujours en activité. Qui continue à opérer. Qui continue à contourner les sanctions. Sans que personne ne l’arrête.
Comment est-ce possible ? Comment une banque, aussi puissante soit-elle, peut-elle organiser 34 expéditions de cash vers un pays sous embargo, sans que personne ne réagisse ? Parce que les sanctions, c’est comme un filet troué : elles attrapent les petits poissons, mais laissent passer les requins. Parce que les régimes comme la Russie et l’Iran ont appris à jouer avec les règles. À les contourner. À les rendre inefficaces. Et parce que, au fond, personne n’a vraiment envie de les arrêter.
Je me demande parfois ce que pensent les employés de Promsvyazbank. Ceux qui ont compté les billets. Ceux qui ont rempli les caisses. Ceux qui ont scellé les conteneurs. Est-ce qu’ils savent, eux, à quoi sert cet argent ? Est-ce qu’ils savent que chaque billet qu’ils touchent est taché de sang ? Est-ce qu’ils ferment les yeux, eux aussi ? Ou est-ce qu’ils se disent que, de toute façon, ils n’ont pas le choix ? Que c’est plus fort qu’eux ? Que c’est comme ça, et puis c’est tout ?
Le système SWIFT : une passoire
Le système SWIFT, c’est censé être le rempart contre le blanchiment d’argent. Le moyen de tracer les transactions, de bloquer les flux illicites. Sauf que SWIFT, ça ne marche pas quand on transporte des montagnes de cash. Ça ne marche pas quand on utilise des trains, des bateaux, des routes secrètes. Ça ne marche pas quand on contourne délibérément le système. Et c’est exactement ce que la Russie et l’Iran ont fait. Avec la complicité passive de ceux qui auraient dû les arrêter.
Parce que, au fond, les sanctions, ça ne marche que si tout le monde joue le jeu. Si les banques jouent le jeu. Si les États jouent le jeu. Si les entreprises jouent le jeu. Mais quand une banque d’État russe décide de jouer les trafiquants, quand un régime comme l’Iran décide de vivre hors du système, quand la communauté internationale préfère fermer les yeux, les sanctions deviennent une coquille vide. Un alibi. Une façon de se donner bonne conscience sans rien changer.
L’Ukraine, victime collatérale
Les drones iranien sur Kiev
L’Ukraine paie le prix de cette alliance russe-iranienne. Chaque drone Shahed-136 qui s’écrase sur Kiev, sur Kharkiv, sur Odessa, porte la marque de ces 2,5 milliards de dollars. Chaque explosion, chaque mort, chaque bâtiment détruit, c’est un peu de cet argent qui parle. C’est le prix de l’impunité. Le prix du silence.
Et l’Ukraine, elle, n’a pas le luxe de fermer les yeux. Elle n’a pas le luxe d’ignorer. Elle subit. Elle résiste. Elle se bat. Pendant que le monde discute, tergiverse, hésite, les Ukrainiens meurent. Sous les drones iranien. Sous les missiles russes. Sous le poids de cinq tonnes de billets que personne n’a voulu voir.
Je me souviens d’un reportage, il y a quelques mois, sur une famille ukrainienne. Leur maison avait été détruite par un drone Shahed. Le père montrait les décombres. Il montrait une photo de sa fille, morte sous les débris. Et il disait, calmement : « Ils appellent ça des sanctions. Moi, j’appelle ça de la complicité. » Cinq tonnes de cash. Des milliers de drones. Des vies brisées. Et le monde qui regarde ailleurs. Comment lui répondre ? Comment lui dire qu’il a tort ?
L’Europe, complice passive
L’Europe, elle, regarde. Elle sait. Elle a les rapports. Elle a les preuves. Elle a les chiffres. Pourtant, elle hésite. Elle tergiverse. Elle discute. Parce que sanctionner vraiment la Russie, ça veut dire couper les derniers liens économiques. Ça veut dire affronter Poutine. Ça veut dire risquer une escalade. Alors on préfère les demi-mesures. Les sanctions symboliques. Les déclarations creuses. On préfère fermer les yeux.
Et pendant ce temps, l’Iran continue à réprimer. La Russie continue à bombarder. Les drones continuent à tomber. Les manifestants continuent à mourir. Cinq tonnes de billets. C’est le poids de notre indifférence. C’est le prix de notre lâcheté. C’est la mesure de notre complicité.
Et maintenant ?
Le moment de la vérité
Alors, que faire ? Que peut-on faire, face à un scandale aussi immense, aussi cynique, aussi bien huilé ? D’abord, parler. Ne pas se taire. Ne pas laisser ce sujet sombrer dans l’oubli. Ensuite, exiger des comptes. Exiger que Promsvyazbank soit sanctionnée. Exiger que les responsables soient nommés, poursuivis, punis. Exiger que les flux d’argent sale soient traqués, bloqués, gelés. Enfin, agir. Pas demain. Maintenant. Parce que chaque jour de silence, c’est un jour de plus où l’Iran réprime. Où la Russie bombarde. Où des vies sont brisées.
Parce que cinq tonnes de billets, ce n’est pas qu’une histoire d’argent. C’est une histoire de complicité. Une histoire de lâcheté. Une histoire de sang. Et cette histoire, elle nous concerne tous. Elle nous regarde. Elle nous accuse. Elle nous demande : et vous, que faites-vous ?
Je me souviens d’une phrase, lue je ne sais plus où : « Le mal ne triomphe pas parce que les méchants sont forts. Il triomphe parce que les bons ne font rien. » Cinq tonnes de billets. Des milliers de morts. Des régimes qui tiennent debout grâce à notre silence. Et nous, on fait quoi ? On signe des pétitions ? On like des posts ? On hoche la tête, triste mais résigné ? Non. Il est temps d’agir. Il est temps de crier. Il est temps de refuser d’être complice.
Le prix de l’indifférence
L’indifférence, ça a un prix. En Ukraine, il se mesure en vies perdues. En Iran, il se mesure en manifestants tués. Dans le monde, il se mesure en impunité, en cynisme, en mépris pour les droits humains. 2,5 milliards de dollars, c’est le prix de notre indifférence. C’est le prix de notre confort. C’est le prix de notre peur de regarder la vérité en face.
Alors aujourd’hui, on a le choix. On peut continuer à fermer les yeux. On peut continuer à se dire que c’est trop compliqué, trop loin, trop risqué. On peut continuer à laisser la Russie et l’Iran jouer avec le feu, pendant qu’on regarde ailleurs. Ou on peut décider que cinq tonnes de billets, c’est cinq tonnes de trop. Que 30 000 morts, c’est 30 000 de trop. Que notre silence, c’est une complicité de trop.
Le moment est venu. Pas demain. Maintenant. Parce que demain, il sera trop tard. Parce que demain, il y aura cinq autres tonnes. Cinq autres milliards. Cinq autres milliers de morts. Et nous, on sera toujours là. À regarder. À compter. À se demander : et si on avait fait quelque chose ?
Conclusion : Le poids des cinq tonnes
Ce que l’histoire retiendra
Un jour, les historiens parleront de cette époque. Ils parleront de la guerre en Ukraine. Ils parleront des manifestations en Iran. Ils parleront des drones, des sanctions, des régimes autoritaires. Et ils parleront de nous. De notre silence. De notre complicité. De notre indifférence. Ils diront que, en 2026, le monde savait. Que le monde avait les preuves. Que le monde avait les chiffres. Et que le monde a choisi de regarder ailleurs.
Ils diront que cinq tonnes de billets ont suffi à acheter l’impunité. À financer la répression. À prolonger la guerre. Ils diront que, pendant que des manifestants mouraient dans les rues de Téhéran, pendant que des enfants étaient tués sous les drones à Kiev, le monde discutait. Tergiversait. Hésitait. Ils diront que nous avons eu le choix. Et que nous avons choisi le silence.
Je me souviens d’une image, vue il y a quelques années. Une photo de manifestants iraniens, en 2019. Une jeune femme, le visage ensanglanté, tenait une feuille de papier à la main. Dessus, il était écrit : « Le monde nous regarde-t-il ? » Aujourd’hui, je me pose la même question. Le monde regarde-t-il ? Ou ferme-t-il les yeux ? Cinq tonnes de billets. Des milliers de morts. Une question qui reste sans réponse. Et nous, on fait quoi ?
Le choix qui nous reste
Il reste une chose à faire. Une seule. Refuser. Refuser de fermer les yeux. Refuser de se taire. Refuser de laisser cinq tonnes de billets décider du sort de millions de personnes. Refuser de laisser la Russie et l’Iran jouer avec le feu, pendant que nous regardons ailleurs.
Parce que l’histoire ne retiendra pas seulement ce qu’ils ont fait. Elle retiendra aussi ce que nous n’avons pas fait. Elle retiendra notre silence. Notre lâcheté. Notre complicité. Alors aujourd’hui, choisissons. Choisissons de ne pas être ceux qui ont détourné le regard. Choisissons d’être ceux qui ont crié. Ceux qui ont agi. Ceux qui ont refusé de laisser cinq tonnes de billets écrire notre histoire à notre place.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (UNITED24 Media, The Telegraph, RBC-Ukraine, Mezha).
Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
Russia Secretly Shipped $2.5 Billion in Cash to Iran to Bypass US Sanctions — UNITED24 Media – 6 février 2026
Russia sent billions in cash to Iran – Telegraph reveals secret rail and sea route | RBC-Ukraine – 6 février 2026
Russia Secretly Transferred $2.5 Billion to Iran to Bypass US Sanctions | Ukraine news – #Mezha – 6 février 2026
Sources secondaires
Cash for Tehran: Russia secretly transferred almost 5 tons of cash worth $2.5 billion to Iran to circumvent sanctions | УНН – 6 février 2026
KT | Russia’s Secret $2.5bn Cash Shipments to Iran – 6 février 2026
Russia secretly transferred $2.5bn in cash to Iran – The Telegraph – 6 février 2026
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