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BILLET : Quand le racisme s’invite à la Maison-Blanche : l’Amérique face à son miroir brisé
Crédit: Adobe Stock

Les Obama, cibles de toujours

Barack et Michelle Obama n’en sont pas à leur première humiliation. Dès 2008, des affiches les représentaient en singes. En 2016, des t-shirts les montraient avec des bananes. En 2020, des théories du complot affirmaient que Barack Obama n’était pas américain. Donald Trump lui-même a contribué à ces rumeurs, refusant pendant des années de reconnaître sa nationalité, l’appelant systématiquement « Barack Hussein Obama », comme pour rappeler son origine, comme pour le marquer du sceau de l’étranger, du suspect.

Et aujourd’hui, en 2026, alors que Barack Obama est une figure respectée, admirée, aimée par des millions d’Américains, on le ramène à la case départ : un singe. Comme si tout ce qu’il avait accompli — deux mandats, une présidence historique, une dignité inaltérable — pouvait être effacé par deux secondes de montage raciste. Comme si, en Amérique, un Noir, même président, restait avant tout un Noir.

Je pense à ce que doit ressentir Barack Obama en voyant cette vidéo. Lui, l’homme qui a porté l’espoir de millions de Noirs, qui a incarné la promesse d’une Amérique post-raciale. Lui, qui a dû, toute sa vie, prouver qu’il était à sa place. Et aujourd’hui, on le ramène à la case départ. On lui rappelle qu’aux yeux de certains, il ne sera jamais qu’un singe. C’est ça, le vrai scandale. Pas la vidéo. Le fait qu’en 2026, on puisse encore rire de ça. Le fait qu’en 2026, on puisse encore trouver ça normal.

Truth Social, le repaire de la haine

Truth Social, le réseau de Trump, est devenu le repaire des théories du complot, des discours de haine, des images racistes. C’est là que Trump diffuse ses mensonges sur les élections, ses attaques contre les immigrés, ses appels à la violence. C’est là qu’il a posté, en 2024, une vidéo montrant Hakeem Jeffries, chef des démocrates à la Chambre, avec une fausse moustache et un sombrero. C’est là qu’il a partagé des montages représentant Joe Biden en dément sénile, Hillary Clinton en sorcière.

Mais cette fois, c’est différent. Parce que cette fois, ce n’est pas un adversaire politique qui est visé. C’est un symbole. C’est l’histoire. C’est l’Amérique elle-même qui est salie. Parce que quand on attaque les Obama, on n’attaque pas seulement deux personnes. On attaque l’idée que l’Amérique peut changer. On attaque l’espoir que, un jour, la couleur de peau ne définira plus le destin.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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