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BILLET : Quand les ombres d’Epstein s’étendent jusqu’à la France — et que la justice s’éveille enfin
Crédit: Adobe Stock

Les 673 mentions qui accusent

Dans les Epstein Files, le nom de Jack Lang apparaît 673 fois. 673. Ce n’est pas un détail. C’est une preuve. Une preuve que l’ancien ministre n’était pas un simple connaissance, un nom croisé dans un dîner. Non, il était un maillon de ce réseau. Un maillon parmi d’autres, certes, mais un maillon quand même. Et chaque mention est un rappel : Epstein ne travaillait pas seul. Il avait des complices. Des gens qui fermaient les yeux, qui détournaient le regard, qui profitaient de son argent sale.

Et puis, il y a cette société, Prytanee LLC. Créée en 2016, elle devait servir à acheter des œuvres d’art. Sauf que les comptes ont été crédités de 1,4 million de dollars. 1,4 million. Une somme qui ne vient pas de nulle part. Qui ne tombe pas du ciel. Qui vient d’un homme, Jeffrey Epstein, dont on sait aujourd’hui qu’il a bâti sa fortune sur l’exploitation et la souffrance de centaines de jeunes filles. Des filles qui, aujourd’hui, tentent de reconstruire leur vie, pendant que d’autres comptent leurs millions.

Je me demande souvent ce que ces filles pensent, quand elles voient des noms comme celui de Jack Lang dans les journaux. Est-ce qu’elles se disent que justice sera enfin rendue ? Ou est-ce qu’elles rient, amères, en se disant que les puissants s’en sortiront toujours ? Parce que c’est ça, le vrai scandale. Ce n’est pas seulement l’argent, les sociétés offshore, les dîners mondains. C’est l’impunité. Celle qui permet à des hommes comme Epstein de continuer à agir, et à des hommes comme Lang de fermer les yeux.

L’enquête du PNF : un premier pas, mais jusqu’où ira-t-elle ?

Le PNF a ouvert une enquête pour blanchiment de fraude fiscale aggravée. C’est un début. Mais est-ce que ce sera suffisant ? Parce que le vrai problème, ce n’est pas seulement l’argent. C’est la complicité. C’est le fait d’avoir tourné le dos quand il fallait agir. C’est le fait d’avoir serré la main d’un monstre, en sachant très bien qui il était.

Caroline Lang a démissionné. Jack Lang, lui, reste en poste. Pour l’instant. Mais les questions, elles, ne s’arrêteront pas. Parce que cette affaire, ce n’est pas seulement une histoire de fraude fiscale. C’est une histoire de trahison. Une trahison envers celles qui ont souffert, envers celles qui ont été brisées, envers celles qui, aujourd’hui encore, portent les cicatrices de ce que Epstein leur a fait subir.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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