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CHRONIQUE : Le jour où les chiffres ont cessé d’être des statistiques — 700 vies, 700 familles, 700 drames
Crédit: Adobe Stock

Ce qu’on ne dit pas

On parle des 700 morts. Mais on ne parle pas des blessés. Ceux qui rentreront amputés, traumatisés, brisés à jamais. Ceux qui ne seront plus jamais les mêmes. Ceux qui, chaque nuit, reverront des explosions, des visages défigurés, des cris. On ne parle pas des familles qui attendent, qui espèrent, qui prient, et qui, un jour, comprendront qu’elles ne reverront plus jamais leur proche.

On ne parle pas non plus des autres. Ceux qui, demain, seront envoyés à leur tour. Ceux qui, aujourd’hui, souriant sur des photos, embrassant leurs enfants, parlant à leurs parents, ne savent pas encore qu’ils ne reviendront pas. On ne parle pas de ces vies qui, dans quelques jours, quelques semaines, deviendront à leur tour des chiffres. Des nombres dans un bilan.

Je pense à ces hommes qui, en ce moment même, sourient, vivent, aiment, sans savoir que leur vie va basculer. Je pense à ces familles qui, aujourd’hui encore, espèrent, attendent, croient que tout ira bien. Je pense à ces 700 qui sont morts hier. Et je me dis que demain, ce sera pire. Parce que cette guerre n’a pas de fin. Parce que chaque jour, des vies sont sacrifiées. Parce que personne ne semble pouvoir l’arrêter.

Les noms derrière les chiffres

Ivan. Dmitri. Sergei. Alexei. Nikolai. Andrei. Mikhail. Des noms. Pas des chiffres. Des visages. Pas des statistiques. Des vies. Pas des pertes. Ivan avait 22 ans. Il rêvait de devenir avocat. Dmitri avait 38 ans. Il était père de deux enfants. Sergei avait 19 ans. Il venait de finir le lycée. Ils sont morts hier. Ils ne sont plus que des noms sur une liste. Des chiffres dans un bilan.

Et demain, il y en aura d’autres. Des centaines. Des mille. Des dizaines de mille. Jusqu’à ce que plus personne ne compte les morts. Jusqu’à ce que ces vies ne soient plus que des nombres.

Je ne veux pas que ces 700 deviennent une statistique. Je ne veux pas qu’on les oublie. Je veux qu’on se souvienne qu’ils étaient des hommes. Des pères. Des fils. Des amis. Des amoureux. Des rêveurs. Je veux qu’on se souvienne qu’ils sont morts pour une guerre qui n’a ni raison ni fin. Et je veux qu’on se demande : « Jusqu’où ? » « Jusqu’à quand ? »

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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