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CHRONIQUE : Quand l’Ukraine frappe au cœur de la machine de guerre russe
Crédit: Adobe Stock

Une campagne systématique contre l’industrie russe

L’attaque de Redkino n’est pas un coup de chance. C’est le résultat d’une stratégie mûrie, calculée, impitoyable. Depuis des mois, l’Ukraine cible méthodiquement les maillons faibles de l’industrie militaire russe. En janvier 2026, des drones ont frappé un complexe de hangars à Kapustin Yar, dans la région d’Astrakan, où se préparent les missiles balistiques. En décembre 2025, c’est une usine de drones à Taganrog qui a été visée. À chaque fois, le même modus operandi : repérer, analyser, frapper. Pas pour tuer — même si des vies russes sont parfois perdues —, mais pour désorganiser, affaiblir, étouffer la machine de guerre.

« Nous frappons là où ça fait mal », résume un officier ukrainien sous couvert d’anonymat. Et Redkino, ça fait très mal. Parce que cette usine, c’est bien plus qu’un site de production. C’est un symbole. Celui de l’arrogance russe, qui croyait pouvoir bombarder l’Ukraine en toute impunité. Celui de l’hypocrisie occidentale, qui sanctionne mais ne bloque pas vraiment. Celui, aussi, de la résilience ukrainienne, qui refuse de plier, qui apprend, qui s’adapte, qui frappe. « Chaque missile russe qui ne décolle pas, c’est une vie ukrainienne épargnée », poursuit l’officier. « Et chaque vie épargnée, c’est une victoire. »

Il y a des jours où ce métier pèse plus lourd que d’autres. Ceux où on écrit sur des enfants morts, des villes réduites en cendres, des familles déchirées. Et puis, il y a des jours comme aujourd’hui. Ceux où, malgré tout, malgré l’horreur, on voit une lueur. Pas de la lumière, non. Juste l’éclair d’une justice qui, enfin, se fait. Quand j’ai vu les images de Redkino en feu, j’ai pensé à ces mots de Primo Levi : « La justice, sur terre, est toujours tardive. » Mais elle vient. Parfois, elle vient.

L’effet domino : quand une usine en flammes fait trembler le Kremlin

Redkino, ce n’est pas qu’une usine. C’est un maillon critique dans la chaîne d’approvisionnement russe. Son arrêt, même temporaire, a des répercussions en cascade. D’abord, logistiques : sans Decilin-M, les missiles Kh-101 et Kh-55 ne peuvent pas être ravitaillés. Ensuite, stratégiques : la Russie doit puiser dans ses stocks, réorganiser ses chaînes, trouver des solutions de contournement. Chaque jour perdu, c’est un délai supplémentaire pour l’Ukraine. Chaque missile en moins, c’est une ville épargnée.

Mais l’impact le plus profond est peut-être psychologique. Pendant des mois, la Russie a bombardé l’Ukraine en toute impunité. Les Kh-101 pleuvaient sur Kyiv, Lviv, Odessa, comme une malédiction venue du ciel. Et soudain, c’est le sol russe qui tremble. C’est le ciel de Tver qui s’embrase. C’est le Kremlin qui doit expliquer à sa population pourquoi, à 200 kilomètres de Moscou, une usine stratégique part en fumée. « Les Russes commencent à comprendre que la guerre a un prix », note un analyste militaire ukrainien. « Et ce prix, ils vont devoir le payer. »

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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