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ÉDITORIAL : Quand 12 000 milliards de dollars menacent l’Ukraine
Crédit: Adobe Stock

L’Ukraine, grande absente des négociations

Le plus révoltant, dans cette affaire, c’est le mépris. Celui de Washington, qui discute avec Moscou sans consulter Kyiv. Celui de l’Occident, qui semble prêt à sacrifier l’Ukraine sur l’autel de ses intérêts économiques. Zelensky le dit sans détour : « Nous n’avons pas été consultés. Nous n’avons pas été informés. Nous avons dû apprendre l’existence de ce plan par nos services de renseignement. » Une humiliation. Une trahison.

Pourtant, l’Ukraine a tout fait pour être un partenaire fiable. Elle a résisté. Elle a combattu. Elle a perdu des milliers de soldats pour défendre les valeurs occidentales. Et aujourd’hui, on lui demande de signer sa propre capitulation ? « Nous avons toujours dit que nous étions prêts à des compromis, mais des compromis justes », insiste Zelensky. « Pas à une reddition. »

Il y a des moments où ce métier devient insupportable. Ceux où on doit écrire que, une fois de plus, les puissants sont en train de sacrifier les faibles. Ceux où on réalise que, derrière les grands discours sur la « défense de la démocratie », il n’y a souvent que du vent. Quand j’ai entendu Zelensky parler de ce « paquet Dmitriev », j’ai repensé à ces mots de Camus : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Alors, nommons-les. Ce plan, c’est une lâcheté. Une abdication. Une preuve de plus que, quand les intérêts économiques sont en jeu, les principes s’effacent. Et les Ukrainiens, eux, paient le prix. En sang.

L’ultimatum américain : un coup de pression inacceptable

Le pire, c’est l’ultimatum. Les États-Unis ont donné à la Russie et à l’Ukraine jusqu’à juin 2026 pour trouver un accord. Sinon, les pressions vont s’intensifier. Autrement dit : signez, ou nous vous forcerons à signer. Une méthode dignes des pires chantages géopolitiques. « Nous ne sommes pas un État vassal », a réagi Zelensky. « Nous ne signerons pas un accord qui violerait notre Constitution ou nos lois. »

Mais jusqu’où l’Ukraine peut-elle résister ? Les États-Unis sont son principal soutien militaire et économique. Sans eux, Kyiv n’a aucune chance face à la Russie. Alors, quand Washington pose un ultimatum, c’est toute la stratégie ukrainienne qui vacille. « Nous avons toujours cru en nos partenaires, explique un conseiller de Zelensky. Mais aujourd’hui, nous réalisons que, pour eux, l’Ukraine n’est qu’un pion. » Un pion qu’on est prêt à sacrifier pour 12 000 milliards de dollars.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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