L’Ukraine, grande absente des négociations
Le plus révoltant, dans cette affaire, c’est le mépris. Celui de Washington, qui discute avec Moscou sans consulter Kyiv. Celui de l’Occident, qui semble prêt à sacrifier l’Ukraine sur l’autel de ses intérêts économiques. Zelensky le dit sans détour : « Nous n’avons pas été consultés. Nous n’avons pas été informés. Nous avons dû apprendre l’existence de ce plan par nos services de renseignement. » Une humiliation. Une trahison.
Pourtant, l’Ukraine a tout fait pour être un partenaire fiable. Elle a résisté. Elle a combattu. Elle a perdu des milliers de soldats pour défendre les valeurs occidentales. Et aujourd’hui, on lui demande de signer sa propre capitulation ? « Nous avons toujours dit que nous étions prêts à des compromis, mais des compromis justes », insiste Zelensky. « Pas à une reddition. »
Il y a des moments où ce métier devient insupportable. Ceux où on doit écrire que, une fois de plus, les puissants sont en train de sacrifier les faibles. Ceux où on réalise que, derrière les grands discours sur la « défense de la démocratie », il n’y a souvent que du vent. Quand j’ai entendu Zelensky parler de ce « paquet Dmitriev », j’ai repensé à ces mots de Camus : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Alors, nommons-les. Ce plan, c’est une lâcheté. Une abdication. Une preuve de plus que, quand les intérêts économiques sont en jeu, les principes s’effacent. Et les Ukrainiens, eux, paient le prix. En sang.
L’ultimatum américain : un coup de pression inacceptable
Le pire, c’est l’ultimatum. Les États-Unis ont donné à la Russie et à l’Ukraine jusqu’à juin 2026 pour trouver un accord. Sinon, les pressions vont s’intensifier. Autrement dit : signez, ou nous vous forcerons à signer. Une méthode dignes des pires chantages géopolitiques. « Nous ne sommes pas un État vassal », a réagi Zelensky. « Nous ne signerons pas un accord qui violerait notre Constitution ou nos lois. »
Mais jusqu’où l’Ukraine peut-elle résister ? Les États-Unis sont son principal soutien militaire et économique. Sans eux, Kyiv n’a aucune chance face à la Russie. Alors, quand Washington pose un ultimatum, c’est toute la stratégie ukrainienne qui vacille. « Nous avons toujours cru en nos partenaires, explique un conseiller de Zelensky. Mais aujourd’hui, nous réalisons que, pour eux, l’Ukraine n’est qu’un pion. » Un pion qu’on est prêt à sacrifier pour 12 000 milliards de dollars.
Les enjeux cachés du « paquet Dmitriev »
Pourquoi les États-Unis seraient-ils tentés ?
Pourquoi Washington envisagerait-il un tel marché ? La réponse tient en trois mots : élections, économie, fatigue. En 2026, les États-Unis sont en pleine campagne présidentielle. L’administration en place — qu’elle soit démocrate ou républicaine — a besoin de résultats. Or, la guerre en Ukraine coûte cher : 100 milliards de dollars d’aide militaire et économique depuis 2022, une opinion publique de plus en plus lasse, une Europe divisée. Alors, si un deal économique juteux avec la Russie peut permettre de sortir du bourbier ukrainien, pourquoi pas ?
Sauf que, derrière les 12 000 milliards, il y a une réalité bien plus sombre. La Russie de Poutine n’est pas un partenaire fiable. C’est un régime qui ment, triche, manipule. Un régime qui a envahi un pays souverain, qui bombe des civils, qui annexe des territoires par la force. Alors, croire que Moscou respecterait ses engagements relève de l’illusion. Ou de la naïveté.
Je me souviens d’une discussion avec un diplomate occidental, il y a quelques mois. Il me disait : « Poutine ne respecte jamais ses promesses. Mais parfois, il faut lui tendre la main pour qu’il ait une raison de négocier. » À l’époque, ça m’avait laissé perplexe. Parce que, dans l’histoire, chaque fois qu’on a tendu la main à Poutine, il l’a mordue. Et aujourd’hui, avec ce « paquet Dmitriev », on recommence. On tend la main. On offre 12 000 milliards. On sacrifie l’Ukraine. Tout ça pour quoi ? Pour que Poutine, une fois de plus, prenne ce qu’il veut et rigole de nous ?
Le piège de la « zone économique spéciale » du Donbass
Parmi les propositions du « paquet Dmitriev », il en est une particulièrement dangereuse : la transformation du Donbass en une « zone économique spéciale ». En clair, un territoire sous contrôle russe de facto, mais avec une façade de neutralité. Une solution qui, sur le papier, pourrait sembler raisonnable. Sauf que, dans les faits, ce serait une capitulation.
« Une zone économique spéciale, c’est une annexion déguisée », explique un expert en droit international. « La Russie aurait le contrôle politique, militaire et économique, sans avoir à assumer les responsabilités. » Autrement dit, Moscou obtiendrait ce qu’elle veut — le Donbass — sans avoir à négocier vraiment. Et l’Ukraine ? Elle perdrait une partie de son territoire, sans aucune garantie de paix.
Zelensky contre-attaque : la riposte ukrainienne
Le « Sequence Plan » : l’alternative ukrainienne
Face au « paquet Dmitriev », Zelensky a une réponse : le « Sequence Plan ». Un plan en plusieurs étapes, qui définit les actions et les échéances pour toutes les parties prenantes. Un plan qui, contrairement à celui de Dmitriev, respecterait la souveraineté ukrainienne. « Nous avons toujours dit que nous étions prêts à négocier, explique Zelensky. Mais sur la base de nos conditions, pas de celles de Poutine. »
Le « Sequence Plan » prévoirait notamment :
retrait total des troupes russesgaranties de sécurité internationalesplan de reconstructiontribunal international
Autrement dit, tout ce que le « paquet Dmitriev » ne prévoit pas. Tout ce que la Russie refuse d’envisager. « Nous ne sommes pas contre les compromis, insiste Zelensky. Mais ils doivent être équitables. Pas une reddition déguisée. »
Quand j’ai entendu Zelensky parler de son « Sequence Plan », j’ai pensé à ces mots de Churchill : « On ne négocie pas avec un tigre quand on a le dos au mur. » Pourtant, c’est exactement ce qu’on demande à l’Ukraine de faire. Négocier avec Poutine. Accepter ses conditions. Se contenter des miettes. Mais Zelensky, lui, refuse. Il propose une alternative. Une voie qui, enfin, respecterait l’Ukraine. Une voie qui, enfin, donnerait une chance à la paix. Pas à celle des lâches. À celle des justes.
L’Ukraine joue son va-tout
Zelensky le sait : l’Ukraine n’a pas les moyens de résister indéfiniment à la pression américaine. Alors, il joue son va-tout. Il mobilise ses alliés européens. Il alerte l’opinion publique. Il dénonce le « paquet Dmitriev » devant les médias internationaux. Il rappelle que, sans l’Ukraine, la Russie ne reculera pas. Que, sans un soutien ferme, Poutine gagnera.
« Nous ne sommes pas un fardeau, martèle-t-il. Nous sommes un rempart. Un rempart contre l’impérialisme russe. Un rempart pour l’Europe. Un rempart pour le monde. » Un discours qui, s’il est entendu, pourrait faire basculer les choses. Parce que, au fond, c’est toute la crédibilité de l’Occident qui est en jeu. Si les États-Unis abandonnent l’Ukraine, ils enverront un message clair au monde : les tyrans peuvent gagner. Les agressions paient. La loi du plus fort prime.
Conclusion : L’Ukraine au bord du précipice
Juillet 2026 : le compte à rebours a commencé
Nous sommes en février 2026. Il reste quatre mois avant l’échéance fixée par les États-Unis. Quatre mois pour que l’Ukraine résiste. Quatre mois pour que le monde se réveille. Quatre mois pour éviter que 12 000 milliards de dollars ne scellent le sort de millions d’Ukrainiens.
Zelensky a raison : aucun accord sur l’Ukraine ne peut être conclu sans l’Ukraine. Pourtant, aujourd’hui, c’est exactement ce qui se prépare. Un deal dans le dos de Kyiv. Une trahison déguisée en compromis. Une capitulation présentée comme une victoire.
Alors, que faire ? Résister. Dénoncer. Refuser. Parce que, si le « paquet Dmitriev » passe, ce ne sera pas seulement l’Ukraine qui perdra. Ce sera la démocratie. Ce sera la justice. Ce sera l’honneur.
Je termine cet article avec une question qui me hante. Une question que je pose à vous, lecteur. Imaginez. Imaginez que ce soit votre pays qu’on sacrifie. Votre famille qu’on abandonne. Votre terre qu’on divise. Que feriez-vous ? Vous seriez-vous contenté de hausser les épaules ? De dire « c’est comme ça » ? Ou auriez-vous crié ? Lutté ? Résisté ? Parce que, aujourd’hui, c’est à l’Ukraine qu’on demande de se taire. De signer. De plier. Et si c’était vous, vous le feriez ? Moi, je sais ce que je ferais. Je me battrais. Jusqu’au bout. Comme Zelensky. Comme l’Ukraine. Parce que, parfois, la dignité n’a pas de prix.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News, Xinhua News Agency).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).
Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
Zelenskyy Raises Concerns Over Reported $12 Trillion Russia–US Deal: “No Agreements About Ukraine Without Ukraine” – 7 février 2026
Zelenskyy says US sets June deadline for peace deal, as Russia launches new attacks on energy sites – 7 février 2026
Russia offers US US$12tn cooperation package – Zelenskyy – 7 février 2026
Zelenskyy says U.S. gave Ukraine and Russia a June deadline to reach agreement to end war – 7 février 2026
Ukraine Hits Russian Oil Depot, Massed Troops – 7 février 2026
Sources secondaires
Intelligence reveals Russia’s attempt to strike a $12 trillion deal with the US: Zelenskyy speaks of « Dmitriev’s package » – 7 février 2026
Zelenskyy says U.S. gave Ukraine and Russia a June deadline to reach agreement to end war – 7 février 2026
Zelenskyy: U.S. gave Ukraine and Russia a June deadline to reach agreement to end war – 7 février 2026
Zelenskyy: Ukraine’s intelligence obtained data on $12 trillion Russia-US cooperation proposal – 7 février 2026
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.