Skip to content
ÉDITORIAL : Trump, le racisme en partage et l’impunité en héritage
Crédit: Adobe Stock

L’héritage d’une campagne empoisonnée

Ce n’est pas la première fois. Loins de là. Trump a bâti sa carrière politique sur le racisme, la xénophobie et la théorie du complot. En 2011, il était le fer de lance du birtherism, ce mouvement qui prétendait que Barack Obama n’était pas né aux États-Unis. En 2016, il a lancé sa campagne en traitant les Mexicains de « violeurs ». En 2017, il a qualifié les néonazis de Charlottesville de « gens très bien ». En 2020, il a refusé de condamner les suprémacistes blancs. Et en 2024, il a partagé une vidéo d’Obama en prison, générée par IA.

Aujourd’hui, en 2026, il réitère. Mais cette fois, c’est pire. Parce qu’il n’est plus seulement un candidat. Il est président. Et ses mots, ses gestes, ses silences ont un poids démultiplié. Ils légitiment. Ils normalisent. Ils autorisent.

Je me souviens d’une discussion avec un ami noir, il y a quelques années. Il m’avait dit : « Trump, c’est comme un miroir. Il ne crée pas le racisme, il le révèle. Il montre ce que les gens pensent vraiment, quand ils se sentent autorisés à le dire. » Aujourd’hui, je me demande : et si le miroir était devenu une arme ? Une arme pointée directement sur les Obama, sur leur dignité, sur leur place dans l’histoire ?

Le mépris comme méthode de gouvernement

Le plus terrifiant, dans cette affaire, ce n’est pas seulement le contenu de la vidéo. C’est la réaction de Trump. Ou plutôt, son absence de réaction. Pas de colère. Pas de honte. Pas même une tentative de justification crédible. Juste ce mépris, cette indifférence, ce dédain pour tout ce qui n’est pas lui.

Quand on lui demande s’il condamne le racisme de la vidéo, il répond : « Bien sûr que je condamne. » Mais il ne le fait pas. Il ne le fera jamais. Parce que condamner le racisme, pour Trump, ce serait condamner une partie de sa base. Ce serait trahir ceux qui, depuis 2016, votent pour lui précisément parce qu’il leur permet de dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas.

Et puis, il y a cette phrase, lâchée comme une évidence : « Personne ne savait ce qu’il y avait à la fin. » Comme si le racisme était un détail. Un accessoire. Une erreur de montage. Comme si réduire des êtres humains à des animaux était un simple oubli.

Sources

Sources primaires

BBC News – « Trump says he ‘didn’t see’ part of video with racist clip depicting Obamas as apes » – 7 février 2026

ABC News – « Trump says he didn’t see full racist video before it was posted, says he won’t apologize » – 7 février 2026

Al Jazeera – « Republicans condemn racist Trump video post depicting Obamas as apes » – 7 février 2026

NBC News – « Trump says he won’t apologize for racist post depicting the Obamas as apes » – 7 février 2026

AP News – « Trump’s racist post about Obamas is deleted after backlash » – 7 février 2026

Sources secondaires

CBC News – « No apology from Trump for sharing election conspiracy social media video with racist depiction of Obamas » – 7 février 2026

Axios – « Trump says ‘I didn’t make a mistake’ after racist video of Obamas removed » – 7 février 2026

AFP – « Trump se défend de tout racisme, après la vidéo montrant les Obama en singes » – 6 février 2026

AFP – « Vidéo raciste: Trump dit qu’il n’a pas vu l’extrait montrant les Obama en singes avant sa publication » – 7 février 2026

AP – « The Latest: Trump’s racist post about Obamas is deleted after backlash » – 6 février 2026

AFP – « Trump posts election conspiracy video with Obamas depicted as monkeys » – 6 février 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu