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ÉDITORIAL : Ukraine 2025 – La guerre qui ne finit pas, le prix qui ne cesse de monter
Crédit: Adobe Stock

La Russie, un géant aux pieds d’argile

En 2025, l’économie russe est exsangue. La croissance a ralenti à 0,6 %, l’inflation reste stubbornement élevée, et le pays n’a aucune entreprise dans le top 100 mondial des technologies. Pourtant, Moscou consacre 40 % de son budget fédéral 2025 à la défense et à la sécurité. 40 %. C’est le prix de la guerre.

Et puis, il y a les sanctions. Ou plutôt, leur contournement. La Russie a réussi à maintenir son économie à flot grâce à un réseau d’intermédiaires – la Chine, l’Inde, la Turquie – qui lui permettent de continuer à importer des technologies et des composants critiques. Mais à quel prix ? Celui d’une dépendance accrue envers Pékin, et d’un isolement croissant sur la scène internationale.

Je me souviens d’une conversation avec un économiste russe, en marge d’un forum à Genève. Il m’a dit, amer : « On nous parle de résistance, de victoire, de grandeur retrouvée. Mais regardez nos usines. Elles tournent 24h/24 pour produire des obus. Nos meilleurs ingénieurs travaillent sur des drones. Nos jeunes meurent en Ukraine. Et pendant ce temps, nos oligarques achètent des yachts en Dubai. C’est ça, la grandeur ? » Il a ri. Un rire sans joie. Celui de quelqu’un qui sait que son pays est en train de se consumer de l’intérieur.

L’Ukraine, entre résistance et épuisement

Côté ukrainien, la situation n’est pas plus reluisante. Malgré une résistance héroïque et une innovation technologique remarquable (l’Ukraine a produit 1,5 million de drones en 2024, avec un objectif de tripler ce nombre en 2025), le pays est à bout de souffle. Les pertes humaines sont insoutenables : plus de 15 000 morts côté ukrainien en 2025, selon les derniers rapports. Les villes sont en ruines, l’économie est exsangue, et la population fuit.

Et puis, il y a les négociations. Ou plutôt, leur absence. En décembre 2025, 74 % des Ukrainiens soutiennent une paix négociée, mais pas à n’importe quel prix. Ils veulent des garanties de sécurité, des frontières reconnues, une protection contre de futures agressions. De leur côté, 61 % des Russes soutiennent aussi des négociations… mais sans concessions territoriales. L’impasse est totale.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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