Les signaux chinois
Taïwan reste le sujet le plus sensible dans les relations sino-américaines. Pour Pékin, la question taïwanaise est une ligne rouge non négociable. Les dirigeants chinois ont répété à maintes reprises que la « réunification » est une priorité absolue. Les exercices militaires autour de l’île, les déclarations sur une éventuelle intervention armée, et les pressions diplomatiques sur les alliés américains montrent que la Chine est prête à tout pour atteindre son objectif.
Les experts interrogés dans l’enquête du CSIS estiment que la Chine croit pouvoir obtenir des concessions des États-Unis sur Taïwan. Environ 77% des répondants pensent que Pékin est convaincu que Washington pourrait faire des compromis, même minimes, sur sa politique taïwanaise. Cette perception est renforcée par les signaux envoyés par l’administration Trump, qui a parfois semblé prête à sacrifier Taïwan pour obtenir des avantages économiques.
Je me souviens d’une conversation avec un expert taïwanais. Il m’a dit : « Nous ne sommes pas un pion sur l’échiquier, nous sommes l’échiquier. » Cette phrase m’a marqué. Taïwan n’est pas seulement un enjeu géopolitique, c’est un symbole. Un symbole de résistance, de démocratie, et de la volonté de ne pas se soumettre. Et c’est pour ça que la Chine veut le contrôler. Parce que si Taïwan tombe, ce n’est pas seulement une île qui est perdue, c’est un message envoyé au monde entier : la Chine peut imposer sa volonté, même aux démocraties.
Les réactions américaines
Les États-Unis, de leur côté, ont envoyé des signaux contradictoires. D’un côté, ils réaffirment leur engagement envers Taïwan, de l’autre, ils semblent prêts à faire des compromis pour éviter une confrontation directe avec la Chine. En 2025, l’administration Trump a annulé une réunion entre des responsables taïwanais et américains, et a refusé une escale à New York pour le président taïwanais. Ces décisions ont été perçues comme des concessions à Pékin, mais elles ont aussi semé le doute sur la fiabilité des États-Unis comme allié.
Les experts sont divisés sur la capacité des États-Unis à défendre Taïwan en cas de conflit. Environ 68% des répondants estiment que la Chine perçoit un affaiblissement de l’engagement américain envers Taïwan. Cette perception pourrait encourager Pékin à adopter une posture plus agressive, augmentant ainsi le risque d’un conflit.
Les alliances et les rivalités régionales
Le Japon dans la ligne de mire
Le Japon est devenu un acteur clé dans la rivalité sino-américaine. Les tensions entre Pékin et Tokyo se sont intensifiées en 2025, notamment après des déclarations du Premier ministre japonais sur Taïwan. La Chine a répondu par des mesures diplomatiques et économiques, ainsi que par des exercices militaires près des îles Senkaku/Diaoyu. Les experts estiment que la Chine est prête à escalader modérément ses actions contre le Japon, mais qu’elle évitera une confrontation directe qui pourrait entraîner une intervention américaine.
La coopération entre la Chine et la Russie est un autre facteur d’instabilité. Les deux pays ont renforcé leurs liens militaires et économiques, notamment depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les experts s’inquiètent de la possibilité que la Russie soutienne la Chine en cas de conflit sur Taïwan, même si une intervention militaire directe semble peu probable.
Je me souviens d’une discussion avec un analyste japonais. Il m’a dit : « La Chine ne veut pas d’une guerre avec le Japon, mais elle veut que le Japon ait peur. » Cette stratégie de l’intimidation est au cœur de la politique chinoise. Chaque exercice militaire, chaque déclaration agressive, chaque mesure économique est calculée pour créer un climat de peur et d’incertitude. Et ça marche. Parce que la peur, c’est un outil de contrôle.
L’Afrique et l’Asie du Sud-Est : les nouveaux terrains de jeu
La Chine continue de renforcer son influence dans le monde, notamment en Afrique et en Asie du Sud-Est. Ces régions sont devenues des terrains de compétition entre Pékin et Washington. Les experts estiment que la Chine fera des gains significatifs en Afrique au cours des trois prochaines années, suivie par l’Asie du Sud-Est. Ces gains ne sont pas seulement économiques, mais aussi diplomatiques et militaires, ce qui pourrait affaiblir l’influence américaine dans ces régions.
La coopération entre la Chine, la Russie, l’Iran et la Corée du Nord, souvent appelée l’axe CRINK, est une source de préoccupation pour les États-Unis. Bien que les experts ne considèrent pas ce groupe comme une alliance formelle, ils estiment que leur coopération pose une menace significative pour les intérêts américains et la gouvernance mondiale.
Les défis internes de la Chine
Les purges dans l’armée
Les purges au sein de l’Armée populaire de libération (APL) ont soulevé des questions sur la préparation militaire de la Chine. Depuis 2025, Xi Jinping a intensifié ses campagnes anti-corruption, éliminant des dizaines de hauts responsables militaires. Ces purges ont touché même les plus hauts échelons, y compris des membres de la Commission militaire centrale. Les experts sont divisés sur l’impact de ces purges : certains estiment qu’elles ont affaibli la capacité de combat de l’APL, d’autres pensent qu’elles n’empêcheront pas la Chine d’utiliser la force si nécessaire.
La majorité des experts (57%) estiment que les purges ont eu un impact majeur, mais qu’elles ne empêcheront pas la Chine d’utiliser la force militaire si ses intérêts stratégiques l’exigent. Cela suggère que les décisions d’utiliser la force seront prises en fonction des nécessités politiques et stratégiques, plutôt que de la préparation militaire.
Je me souviens d’une conversation avec un ancien officier de l’APL. Il m’a dit : « Xi Jinping ne purge pas l’armée pour l’affaiblir, il la purge pour la contrôler. » Cette phrase résume bien la stratégie de Xi : il ne veut pas d’une armée forte et indépendante, il veut une armée forte et loyale. Une armée qui obéit à ses ordres, sans poser de questions. Parce que pour Xi, la loyauté est plus importante que la compétence. Et c’est ça qui devrait nous inquiéter.
Les défis économiques
La Chine fait face à des défis économiques majeurs, notamment un ralentissement du secteur immobilier, une consommation intérieure faible et une dette publique croissante. Ces défis pourraient influencer sa politique étrangère. Les experts sont divisés sur l’impact de ces défis : certains pensent que la Chine adoptera une posture plus agressive pour détourner l’attention de ses problèmes internes, d’autres estiment qu’elle sera plus prudente pour éviter de nouvelles tensions.
La majorité des experts (51%) estiment que la Chine agira de manière plus assertive dans certains domaines et plus prudente dans d’autres. Cela reflète la complexité de la situation chinoise : une puissance en quête de stabilité interne tout en cherchant à affirmer son influence sur la scène mondiale.
Les relations militaires : une course aux armements
La modernisation de la marine chinoise
La modernisation de la marine chinoise est un autre facteur d’instabilité. La mise en service du troisième porte-avions chinois, le Fujian, en novembre 2025, marque une étape importante dans la montée en puissance militaire de la Chine. Équipé d’un système de catapultage électromagnétique (EMALS), le Fujian est bien plus avancé que ses prédécesseurs, le Liaoning et le Shandong. Cependant, il reste encore en deçà des porte-avions américains en termes de capacité et de propulsion nucléaire.
Le Fujian permet à la Chine de projeter sa puissance bien au-delà de ses côtes, ce qui pourrait changer la donne dans les conflits régionaux, notamment autour de Taïwan. Les exercices militaires chinois en 2025 ont montré une volonté de tester les limites de la présence américaine dans la région, notamment en mer de Chine méridionale et autour des îles Senkaku/Diaoyu.
Je me souviens d’une discussion avec un amiral américain. Il m’a dit : « Le Fujian n’est pas seulement un porte-avions, c’est un message. » Un message de puissance, de détermination, et de volonté de rivaliser avec les États-Unis. Chaque nouveau navire, chaque nouvel exercice, chaque nouvelle technologie est un rappel : la Chine ne recule pas. Elle avance. Et elle veut que le monde le sache.
Les tensions en mer de Chine méridionale
Les tensions en mer de Chine méridionale restent un point chaud. Les confrontations entre les navires chinois et ceux des pays voisins, notamment les Philippines, se sont multipliées en 2025. Ces incidents, souvent impliquant des canons à eau, des collisions et des blessures, montrent que la Chine est prête à utiliser la force pour défendre ses revendications territoriales. Les experts estiment que le risque d’escalade militaire dans cette région est élevé, notamment en raison de la présence accrue de navires militaires chinois et américains.
La mer de Chine méridionale est devenue un symbole de la rivalité sino-américaine. Les États-Unis y mènent régulièrement des opérations de « liberté de navigation » pour contester les revendications chinoises, tandis que la Chine y renforce sa présence militaire et ses infrastructures. Cette dynamique crée un climat de tension permanente, où chaque incident pourrait déclencher une crise majeure.
Les perspectives pour 2026 : entre espoir et crainte
Les scénarios possibles
Les experts sont divisés sur l’évolution des relations sino-américaines en 2026. Environ un tiers pense que la relation pourrait devenir plus coopérative, un autre tiers estime qu’elle deviendra plus antagoniste, et le dernier tiers croit qu’elle restera globalement inchangée. Peu d’experts s’attendent à un changement radical dans un sens ou dans l’autre, ce qui suggère une certaine stabilité dans l’instabilité.
La question de Taïwan reste le facteur le plus imprévisible. Une escalade militaire autour de l’île pourrait déclencher une crise majeure, avec des conséquences mondiales. Les experts estiment que le risque de conflit a augmenté, mais que les deux parties chercheront à éviter une confrontation directe. Cependant, le risque d’un incident accidentel, qui pourrait dégénérer en conflit ouvert, est plus élevé que jamais.
Je me souviens d’une conversation avec un expert en relations internationales. Il m’a dit : « La pire des guerres est celle qu’on ne voit pas venir. » Et c’est ça qui me fait peur. Parce que dans cette rivalité entre la Chine et les États-Unis, il n’y a pas que des calculs stratégiques. Il y a aussi des hommes, des femmes, des officiers, des soldats, des politiques, des émotions. Et parfois, une seule erreur, un seul malentendu, un seul geste de trop, et tout bascule. Alors oui, les experts parlent de stabilité, de calculs, de stratégies. Mais au fond, on sait tous qu’un seul incident peut tout faire exploser.
Les leçons de 2025
L’année 2025 a montré que les relations sino-américaines sont entrées dans une nouvelle phase, marquée par une rivalité intense, mais aussi par une certaine interdépendance. Les deux pays ont besoin l’un de l’autre, mais ils se méfient profondément. Cette méfiance, combinée à des enjeux stratégiques majeurs comme Taïwan, la mer de Chine méridionale et la course aux technologies critiques, crée un climat d’instabilité permanente.
Les leçons de 2025 sont claires : la Chine et les États-Unis doivent trouver un moyen de gérer leurs différences sans tomber dans le conflit ouvert. Mais avec des dirigeants comme Xi Jinping et Donald Trump, tous deux connus pour leur posture agressive, la tâche sera difficile. La question n’est plus de savoir si les tensions vont persister, mais comment les gérer pour éviter le pire.
Conclusion : Un équilibre fragile
Le monde en 2026
En 2026, le monde se retrouve à un carrefour. Les relations entre la Chine et les États-Unis définissent non seulement l’équilibre des puissances en Asie, mais aussi l’ordre mondial. Les tensions autour de Taïwan, les rivalités économiques, les alliances changeantes et les défis internes des deux pays créent un climat d’incertitude sans précédent. La question n’est plus de savoir si un conflit va éclater, mais comment l’éviter.
Les experts sont unanimes sur un point : la Chine et les États-Unis doivent trouver un moyen de coexister, malgré leurs différences. Mais avec des dirigeants déterminés, des enjeux stratégiques majeurs et une méfiance profonde, la route sera longue et semée d’embûches. Le monde regarde, et attend. Parce qu’en 2026, plus que jamais, ce qui se passe entre Pékin et Washington concerne tout le monde.
Je me souviens d’une discussion avec un vieux diplomate. Il m’a dit : « Les grandes puissances ne font pas la guerre par accident. Elles y vont les yeux ouverts. » Et c’est ça qui me terrifie. Parce que dans cette rivalité entre la Chine et les États-Unis, il n’y a pas que des calculs froids. Il y a des hommes, des femmes, des familles, des rêves, des peurs. Et parfois, une seule décision, un seul ordre, un seul malentendu, et tout bascule. Alors oui, on parle de stabilité, de calculs, de stratégies. Mais au fond, on sait tous qu’un seul incident peut tout faire exploser. Et ça, c’est une pensée qui ne me quitte pas.
L’avenir se joue maintenant
L’année 2026 sera décisive. Les choix faits par Pékin et Washington dans les mois à venir détermineront si le monde entre dans une ère de coopération tendue ou de confrontation ouverte. Les enjeux sont immenses, les risques sont réels, et le temps presse. Parce qu’en 2026, plus que jamais, l’équilibre du monde se joue entre deux superpuissances qui refusent de plier.
Et nous, dans tout ça ? Nous ne sommes que des spectateurs. Mais des spectateurs qui ont une voix, une opinion, une responsabilité. Parce que si la guerre éclate, ce ne seront pas seulement les soldats qui paieront le prix. Ce sera nous tous.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse, Bloomberg News, Xinhua News Agency).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations sectorielles (The Washington Post, The New York Times, Financial Times, The Economist, Foreign Affairs, Le Monde, The Guardian).
Les données statistiques, économiques et géopolitiques citées proviennent d’institutions officielles : Agence internationale de l’énergie (AIE), Organisation mondiale du commerce (OMC), Fonds monétaire international (FMI), Banque mondiale, instituts statistiques nationaux.
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.
Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques et économiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des transformations qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes stratégiques qui animent les acteurs globaux.
Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article sera mis à jour si de nouvelles informations officielles majeures sont publiées, garantissant ainsi la pertinence et l’actualité de l’analyse proposée.
Sources
Sources primaires
Surveying the Experts: The State of U.S.-China Relations Entering 2026 – 13 janvier 2026
How Advanced Is China’s Third Aircraft Carrier? – 7 novembre 2025
Tracking China’s Increased Military Activities in the Indo-Pacific in 2025 – 5 février 2026
Sources secondaires
U.S. cancelled meeting with Taiwan as China trade talks loomed: FT reports – 30 juillet 2025
Trump Administration Denies Taiwan President’s Stopover Request – 30 juillet 2025
Trump administration rejected $400 million military aid package for Taiwan – 18 septembre 2025
Escalating Japan-China Tensions: Insights from the Past and Prospects for the Future – 2025
China’s Third Policy Paper on Latin America and the Caribbean: Expanding Influence and Ambitions – 2025
CRINK Axis: China, Russia, Iran, and North Korea – 2025
CRINK Economic Ties: Uneven Patterns of Collaboration – 2025
CRINK Security Ties: Growing Cooperation Anchored by China and Russia – 2025
Holding the Line: China’s Expanding Patrols Around Scarborough Shoal – 2025
US-China Phase One Tracker: China’s Purchases of US Goods – 2025
Mineral Commodity Summaries 2025: Rare Earths – 2025
China’s Energy Security – 2025
China tightens grip on rare earths supply chain – 2025
Ministry of Commerce of the People’s Republic of China: Export Controls on Rare Earths – 2025
2025 National Security Strategy – décembre 2025
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