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OPINION : La guerre des drones – Quand la technologie redessine les règles de la guerre et de la peur
Crédit: Adobe Stock

Une arme bon marché, mais dévastatrice

Les drones Shahed, utilisés massivement par la Russie, coûtent quelques milliers de dollars. Pourtant, leur impact est démesuré. Ils peuvent détruire des centrales électriques, plonger des villes dans le noir, tuer des civils. Ils peuvent frapper des cibles militaires, mais aussi des hôpitaux, des écoles, des refuges pour animaux. En février 2026, un drone russe a frappé un refuge pour chiens à Zaporijjia, tuant treize animaux et en blessant plusieurs autres. Un acte de cruauté gratuit, mais qui rappelle une chose : dans cette guerre, il n’y a plus de règles. Plus de limites. Plus de lignes rouges.

La Russie produit jusqu’à 2 700 drones de type Shahed par mois, selon les services de renseignement ukrainiens. Des engins qui peuvent être lancés par centaines, qui saturent les défenses aériennes, qui épuisent les stocks de missiles intercepteurs. Et chaque drone qui tombe, chaque centrale électrique détruite, chaque ville plongée dans le noir, c’est un coup porté à la résistance ukrainienne. C’est un message envoyé à l’Europe : nous pouvons vous frapper. Nous pouvons vous faire plier. Nous pouvons vous faire douter.

En février 2026, la Russie a lancé 328 drones et sept missiles contre l’Ukraine en une seule nuit. Les défenses aériennes ukrainiennes en ont abattu 297. Mais les dégâts étaient déjà faits. Des bâtiments résidentiels endommagés. Des civils blessés. Des infrastructures critiques touchées. Et chaque fois, c’est la même question : jusqu’où ira la Russie ? Jusqu’où ira l’Europe dans sa passivité ?

Je pense à ces familles ukrainiennes qui, chaque nuit, entendent le bourdonnement des drones. Qui chaque matin, se réveillent en se demandant si leur maison sera encore debout. Qui chaque hiver, grelottent dans le noir parce qu’une centrale électrique a été détruite. Et je me dis que nous sommes en train de normaliser l’inacceptable. Nous sommes en train d’accepter que des drones russes puissent tomber sur des villages moldaves, sur des villes polonaises, sur des capitales européennes. Comme si c’était normal. Comme si c’était inévitable. Comme si on ne pouvait rien faire. Mais on peut agir. On doit agir. Parce que si on ne le fait pas, demain, ce ne seront plus seulement des drones qui tomberont. Ce seront des missiles. Et après, ce ne sera plus la Moldavie. Ce sera nous.

La guerre hybride : quand la technologie devient une arme psychologique

Les drones ne sont pas seulement des armes physiques. Ce sont des armes psychologiques. Ils créent de la peur. De l’incertitude. De l’insécurité. Ils rappellent que la guerre n’a plus de frontières. Qu’elle peut frapper n’importe où, n’importe quand. Qu’aucun lieu n’est sûr.

En Moldavie, chaque incursion de drone est une provocation. Une façon de rappeler au pays qu’il est vulnérable. Qu’il dépend de l’Ukraine pour son électricité. Qu’il n’a pas les moyens de se défendre. Et chaque fois qu’un drone tombe, c’est un message : la Russie peut frapper où elle veut. Quand elle veut. Sans conséquences.

En novembre 2025, la Pologne avait fermé son espace aérien après l’incursion de drones russes. L’OTAN avait réagi en envoyant des chasseurs. Pourtant, quelques semaines plus tard, un nouveau drone était retrouvé en Moldavie. Comme si rien n’avait changé. Comme si la Russie avait carte blanche pour continuer. Et chaque fois, c’est la même histoire : l’Europe condamne, s’inquiète, mais n’agit pas. Comme si elle avait peur de ses propres ombres.

Pourtant, la guerre est déjà là. Elle est déjà chez nos voisins. Elle est déjà à nos portes. Et si on ne réagit pas aujourd’hui, demain, ce ne sera plus un drone qui tombera en Moldavie. Ce sera un missile. Et après, ce ne sera plus la Moldavie. Ce sera nous.

Je me souviens d’une phrase de Sun Tzu : « La suprême habileté consiste à briser la résistance de l’ennemi sans combat. » Aujourd’hui, je me demande si la Russie n’est pas en train de faire exactement ça. Avec ses drones, elle ne cherche pas seulement à détruire des cibles. Elle cherche à briser notre résistance. À nous faire douter. À nous faire peur. À nous diviser. Et le pire, c’est que ça marche. Parce que chaque fois qu’un drone tombe en Moldavie, chaque fois qu’un drone est abattu en Pologne, nous réagissons avec des mots. Pas avec des actes. Et la Russie, elle, elle agit. Elle frappe. Elle avance. Elle teste nos limites. Et si on ne lui montre pas qu’il y a une ligne rouge, elle la franchira. Parce que dans cette guerre, ce n’est pas seulement l’Ukraine qui est en jeu. C’est nous tous.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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