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BILLET : Epstein, Poutine et l’échec des formats traditionnels
Crédit: Adobe Stock

Les tentatives de rencontre

Epstein voulait rencontrer Poutine. Absolument. Les emails le prouvent. Il a sollicité des intermédiaires. Il a proposé des « conseils » sur la façon d’aborder Trump. Il a même envisagé de se rendre au Forum économique de Saint-Pétersbourg, ce grand-messe annuelle où Poutine reçoit les élites mondiales. Mais il a finalement décliné. Pourquoi ? Personne ne le sait. Peut-être par prudence. Peut-être parce qu’il savait que, une fois dans l’antre du lion, il ne pourrait plus en sortir.

En 2013, il écrit à Ehud Barak, ancien Premier ministre israélien : « J’ai été invité à SPIEF [le Forum de Saint-Pétersbourg], mais j’ai refusé. » Une phrase anodine ? Pas quand on sait qu’Epstein, habituellement, ne refuse rien qui peut le rapprocher du pouvoir.

Je me demande ce qu’Epstein aurait pu offrir à Poutine. Des informations sur Trump ? Des accès à des réseaux occidentaux ? Des leviers de pression ? Ou simplement… lui-même ? Un homme prêt à tout pour exister dans l’ombre des grands. Un homme qui, en échange d’un peu de considération, aurait pu devenir l’un des rouages les plus dangereux de l’influence russe. Et puis je pense à tous ceux qui, aujourd’hui, minimisent ces liens. Qui rient des « théories du complot ». Qui disent : « Epstein ? Juste un pervers riche. » Mais les pervers riches, quand ils côtoient les dictateurs, deviennent des armes. Des armes silencieuses. Des armes invisibles. Des armes qui, un jour, se retournent contre nous.

Les relais au Kremlin

Epstein n’a jamais rencontré Poutine. Du moins, aucune preuve ne le confirme. Mais il a approché son entourage. Très près. Sergei Lavrov, le ministre des Affaires étrangères, est mentionné à plusieurs reprises. Epstein suggère à Jagland de « faire passer le message » au Kremlin : si Poutine veut comprendre Trump, il doit parler à Epstein. Une arrogance folle. Une prétention démesurée. Mais aussi… une stratégie.

En 2010, Epstein demande à un correspondant : « Do I need to get visa? I have a friend of Putin’s, should I ask him? » Qui est cet « ami de Poutine » ? Les documents ne le disent pas. Mais l’existence même de cette phrase en dit long. Epstein avait des relais. Des contacts. Des portes qui s’ouvraient pour lui, là où d’autres se les voient claquer au nez.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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