La directrice du renseignement qui ne sait rien
Reprenons les faits. Ils sont implacables. Le 3 janvier 2026, les États-Unis lancent l’Opération Absolute Resolve, une mission militaire et de renseignement audacieuse visant à capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro. L’opération est planifiée depuis l’été 2025. Des mois de préparation. Des dizaines de réunions au plus haut niveau. Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, est à Mar-a-Lago aux côtés de Trump pendant toute la durée de l’opération. Le secrétaire d’État Marco Rubio est dans la boucle. Le vice-président JD Vance est informé.
Et Tulsi Gabbard ? La directrice du renseignement national, celle qui supervise dix-huit agences de renseignement, celle dont le rôle est précisément de coordonner et d’intégrer les informations les plus sensibles de l’appareil sécuritaire américain ? Elle publie des photos d’elle sur une plage hawaïenne. « Mon cœur est rempli de gratitude, d’aloha et de paix », écrit-elle sur X, pendant que des soldats américains risquent leur vie dans les rues de Caracas.
Lisez cette phrase encore une fois. La personne chargée de superviser tout le renseignement américain fait du yoga sur la plage pendant la plus grande opération militaire du mandat. Et personne ne l’a prévenue. Personne n’a jugé nécessaire de la mettre au courant.
Exclue depuis des mois, et elle ne dit rien
Selon le Wall Street Journal et Bloomberg, la Maison-Blanche a délibérément exclu Gabbard de la planification de l’opération vénézuélienne. La raison invoquée par les sources internes est limpide : ses positions passées contre l’interventionnisme militaire au Venezuela faisaient douter de sa volonté de soutenir la mission. En 2019, elle avait écrit sans ambiguïté : « Les États-Unis doivent rester en dehors du Venezuela. Laissons le peuple vénézuélien déterminer son avenir. »
Trois jours après l’opération, Gabbard publie finalement un bref communiqué sur X. Un texte d’une platitude confondante, félicitant les militaires et les agents de renseignement pour leur « exécution sans faille » d’un ordre qu’on ne lui a même pas communiqué. L’ancien agent de renseignement contacté par le Daily Beast résume la situation avec une précision chirurgicale : « Elle ne fait pas partie du cercle intérieur depuis un bon moment, si elle en a jamais fait partie. »
L'Iran ou l'art de se renier
Elle dit non, puis elle dit oui
Le Venezuela n’est pas un cas isolé. C’est un symptôme. La maladie, elle, est plus profonde. En mars 2025, Gabbard témoigne devant le Comité du renseignement du Sénat. Elle déclare, au nom de toute la communauté du renseignement américain, que l’Iran « ne construit pas d’arme nucléaire » et que le guide suprême Khamenei « n’a pas autorisé le programme d’armes nucléaires qu’il a suspendu en 2003 ». C’est une déclaration officielle. Claire. Documentée. Fondée sur le travail de milliers d’analystes.
Trois mois plus tard, Trump est interrogé sur cette évaluation à bord d’Air Force One. Sa réponse est devenue l’une des phrases les plus humiliantes jamais adressées publiquement à un membre du cabinet : « Je me fiche de ce qu’elle a dit. Je pense qu’ils étaient très proches d’en avoir une. »
« Je me fiche de ce qu’elle a dit. » Sept mots. Sept mots qui résument une relation, un rapport de force, un mépris si profond qu’il n’a même pas besoin de se cacher.
Le retournement de veste le plus rapide de l’histoire
Et qu’a fait Gabbard face à cette gifle publique ? A-t-elle défendu l’intégrité de sa communauté du renseignement ? A-t-elle rappelé que les évaluations de la CIA corroboraient sa propre position ? A-t-elle eu le courage minimal de maintenir ce qu’elle avait déclaré sous serment devant le Congrès ?
Non. Elle a inversé sa position à une vitesse qui donne le tournis. En quelques heures, elle affirmait être « sur la même page » que Trump, accusait les médias de déformer ses propos, et déclarait que l’Iran pouvait désormais produire une arme nucléaire « en quelques semaines ». Le vice-président Vance est venu à la rescousse avec un argument d’une malhonnêteté remarquable : « Le témoignage de Tulsi datait de mars, et beaucoup de choses ont changé depuis. » Sauf que l’évaluation de la CIA n’avait pas changé. Seule la position de Gabbard avait changé. Pour s’aligner sur celle de son patron.
Le 6 janvier ou l'art d'oublier
Des mots qu’elle préférerait effacer
Il y a une publication sur X que Tulsi Gabbard aimerait probablement faire disparaître. Le 6 janvier 2021, après l’assaut contre le Capitole, elle n’avait pas mâché ses mots. Elle avait qualifié les émeutiers de « criminels », avait dénoncé « ceux qui les ont encouragés » — une référence à peine voilée à Trump lui-même — et avait condamné leur tentative d’empêcher le Congrès de « remplir ses responsabilités constitutionnelles ».
Deux mois plus tôt, elle avait publiquement félicité Joe Biden pour sa victoire. Il n’y avait aucune ambiguïté. L’élection de 2020 était légitime. Les émeutiers étaient des criminels. Le transfert pacifique du pouvoir était sacré.
Et puis le vent a tourné. Et Gabbard a tourné avec lui. Pas comme une girouette — les girouettes, au moins, ne choisissent pas leur direction. Gabbard, elle, a fait un choix délibéré.
De la dénonciation à la participation
Quand Trump a accordé des grâces présidentielles massives aux condamnés du 6 janvier, Gabbard n’a rien dit. Pas un mot de protestation. Pas un froncement de sourcils public. Celle qui avait qualifié ces gens de criminels a regardé leur libération dans un silence complice.
Et plus troublant encore : le 28 janvier 2026, Gabbard est photographiée au centre électoral du comté de Fulton, en Géorgie, lors d’un raid du FBI visant à saisir des documents liés à l’élection de 2020. Celle qui reconnaissait la victoire de Biden il y a cinq ans est désormais présente, en casquette de baseball, tandis que des agents fédéraux emportent 656 boîtes de bulletins de vote pour alimenter les théories du complot de son patron. Deux hauts responsables ont confié au NBC News que sa présence était « inutile » et n’avait pas été demandée par le ministère de la Justice. L’un d’eux a résumé la situation en trois mots dévastateurs : « C’est tellement étrange. »
Fulton County ou la quête désespérée de pertinence
Quand on est exclue de la guerre, on se rabat sur les bulletins de vote
La scène de Fulton County mérite qu’on s’y arrête. Parce qu’elle cristallise tout. Voilà une femme exclue de la plus grande opération militaire du mandat. Une femme publiquement contredite par son propre président sur l’Iran. Une femme dont les collègues se moquent avec un surnom qui la réduit à une quantité négligeable. Et cette femme décide de reconquérir la confiance de son patron en participant à un raid du FBI sur un bureau électoral, un domaine qui ne relève même pas de sa compétence légale.
Le sénateur Mark Warner, membre démocrate du Comité du renseignement du Sénat, a formulé le dilemme avec une clarté implacable : « Soit la directrice Gabbard croit qu’il y avait un véritable lien avec le renseignement étranger — auquel cas elle viole son obligation légale d’informer les comités du renseignement — soit elle injecte la communauté du renseignement dans un coup politique domestique. » Dans les deux cas, selon Warner, elle démontre qu’elle est « totalement non qualifiée » pour le poste qu’elle occupe.
Il y a quelque chose de profondément troublant à voir quelqu’un se démener aussi frénétiquement pour plaire à une personne qui ne daigne même pas la regarder. C’est le spectacle d’une ambition qui a dévoré tout le reste.
Le coup de téléphone qui dit tout
Pendant le raid, selon le New York Times et confirmé par Gabbard elle-même dans une lettre au Congrès, elle a appelé Trump et l’a mis en haut-parleur pour que le président puisse féliciter les agents du FBI qui fouillaient un bureau électoral à la recherche de preuves d’une fraude qui n’a jamais existé. Pensez-y un instant. La directrice du renseignement national des États-Unis d’Amérique sert de standardiste à son patron. Elle tient le téléphone. Elle facilite la conversation. Elle arrange les applaudissements.
Un responsable anonyme cité par NBC News a résumé sa présence à Fulton County avec une précision assassine : « Ça ressemble à une tentative de se rendre pertinente. »
Le caméléon politique le plus spectaculaire de Washington
De la gauche à la droite, sans escale par la cohérence
Mehdi Hasan pose la bonne question dans son éditorial de Zeteo : qui, dans le cabinet Trump, a effectué les contorsions politiques les plus spectaculaires ? JD Vance, qui a comparé Trump à « Hitler » avant de devenir son vice-président ? Robert F. Kennedy Jr., qui a lui aussi comparé Trump à Hitler et les électeurs MAGA aux nazis avant d’accepter le ministère de la Santé ? Marco Rubio, qui a qualifié Trump d’« escroc » et s’est moqué de la taille de ses mains avant de devenir son secrétaire d’État ?
La réponse de Hasan est sans appel : c’est Gabbard. Parce que les autres, au moins, obtiennent quelque chose en retour. Vance est vice-président. Rubio est au cœur de chaque décision de politique étrangère. Gabbard, elle, est exclue, ridiculisée, contredite publiquement — et elle continue de porter l’eau de celui qui la traite comme une figurante.
Même les figurantes ont une réplique. Gabbard n’a même plus ça. Elle a le droit de hocher la tête. Et de remercier.
La citation qui résume tout
Hasan écrit, avec une lucidité qui fait mal : « Même à son pire, je pouvais au moins respecter le fait qu’elle semblait guidée par un ensemble de convictions idéologiques claires. Ce qui reste maintenant est quelque chose de bien plus sombre : une caméléon politique et une sycophante si désireuse de gagner les faveurs de Trump qu’elle a abandonné toute prétention d’indépendance professionnelle et idéologique. »
Cette phrase devrait hanter Gabbard. Pas parce qu’elle est cruelle. Mais parce qu’elle est vraie. Il n’y a pas un seul fait dans cet article de Hasan qui puisse être contesté. Pas un seul retournement de veste qui puisse être nié. La chronologie parle d’elle-même, avec la brutalité froide des faits alignés les uns après les autres.
Le prix de la loyauté à sens unique
Ce que Gabbard a perdu en route
Faisons l’inventaire. En un peu plus d’un an au poste de DNI, Tulsi Gabbard a perdu sa crédibilité anti-interventionniste en restant silencieuse sur le Venezuela. Elle a perdu sa crédibilité sur le renseignement en se faisant contredire publiquement sur l’Iran. Elle a perdu sa crédibilité démocratique en participant à un raid alimentant les théories du complot sur l’élection de 2020. Elle a perdu la confiance des alliés internationaux — des responsables britanniques de la sécurité avaient déjà exprimé leur hésitation à partager du renseignement avec elle lors de sa confirmation. Et elle a perdu le respect de ses propres collègues au sein de l’administration.
Que lui reste-t-il ? Un titre. Un bureau. Et un surnom qui la poursuivra longtemps après que les portes de la Maison-Blanche se seront refermées derrière elle.
Il y a des gens qui vendent leur âme au diable. Au moins, dans les légendes, le diable tient sa part du marché. Trump, lui, ne tient même pas ses promesses envers ceux qui se prosternent le plus bas.
La question des alliances brisées
L’exclusion de Gabbard n’est pas seulement une humiliation personnelle. C’est un problème de sécurité nationale. Si le gouvernement des États-Unis ne fait pas confiance à sa propre directrice du renseignement pour une opération sensible, comment les partenaires internationaux peuvent-ils lui faire confiance ? L’alliance Five Eyes, ce réseau de partage de renseignement entre les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, fonctionne sur la confiance. Or, la confiance envers Gabbard est devenue une denrée rare, même dans son propre gouvernement.
Un ancien responsable du renseignement l’a formulé avec une simplicité qui glace : si l’administration Trump elle-même refuse d’informer sa directrice du renseignement, pourquoi un service de renseignement étranger allié prendrait-il le risque de partager ses secrets les plus sensibles avec elle ?
Le miroir brisé des convictions passées
Celle qui dénonçait les va-t-en-guerre
Il fut un temps où Tulsi Gabbard était la voix la plus anti-interventionniste du Congrès américain. Elle avait quitté la vice-présidence du Comité national démocrate pour soutenir Bernie Sanders en 2016. Elle avait dénoncé les « bellicistes » et les « néoconservateurs ». Elle avait critiqué les changements de régime imposés par Washington. Elle disait, en parlant du Venezuela en 2019 : « Nous ne voulons pas que d’autres pays choisissent nos dirigeants, alors nous devons arrêter d’essayer de choisir les leurs. »
Cette femme-là existe encore quelque part. Peut-être dans un recoin de la mémoire de ses anciens électeurs d’Hawaï. Peut-être dans les archives de Twitter, ces publications qu’elle ne peut plus supprimer. Mais dans le bureau de la DNI, cette femme-là a disparu. À sa place, il y a quelqu’un qui applaudit quand on lui dit d’applaudir, qui inverse ses positions quand on lui dit de les inverser, et qui se rend à des raids du FBI quand on lui demande de tenir le téléphone.
Le plus cruel, dans cette histoire, ce n’est pas que Trump la méprise. Le plus cruel, c’est qu’elle le sait. Et qu’elle reste quand même.
Les mots de décembre qui résonnent encore
En décembre 2025, lors d’un discours à la conférence annuelle de Turning Point USA, Gabbard a critiqué les « bellicistes » du « deep state » de la communauté du renseignement qu’elle dirige, accusant ces fonctionnaires de vouloir saboter les efforts de Trump pour négocier la paix entre la Russie et l’Ukraine. L’ironie est suffocante. Elle dénonce le deep state de l’institution qu’elle est censée diriger. C’est comme si un commandant de navire passait son temps à dénoncer son propre équipage au lieu de tenir la barre.
Quelques semaines plus tard, ce même deep state planifiait une opération militaire au Venezuela sans même daigner l’en informer. La boucle était bouclée. La femme qui accuse ses subordonnés de trahison est elle-même considérée comme indigne de confiance par ses supérieurs.
L'anatomie d'une soumission
La mécanique de l’effacement
Comment en arrive-t-on là ? Comment une femme qui a servi en Irak, qui a affronté l’establishment de son propre parti, qui a regardé Hillary Clinton dans les yeux et lui a dit non — comment cette femme-là se retrouve-t-elle à servir de faire-valoir à un homme qui la traite comme une quantité négligeable ?
La réponse est aussi vieille que la politique elle-même. L’ambition. Le pouvoir. L’illusion que la proximité avec le trône vaut tous les sacrifices. Gabbard a fait le calcul. Elle a parié que sa loyauté finirait par être récompensée. Que Trump, un jour, la regarderait avec respect. Que le surnom « Do Not Inform » disparaîtrait. Que les portes fermées s’ouvriraient.
Un an plus tard, les portes sont toujours fermées. Le surnom est toujours là. Et Gabbard tient toujours le téléphone, espérant que la prochaine sonnerie sera pour elle.
Ce que Hasan voit et que Gabbard refuse de voir
Mehdi Hasan conclut son texte avec une question qui résonne comme un coup de poing : « Elle continue de porter son eau, de tourner ses récits, de défendre ses affirmations électorales sans fondement, et de prêter le prestige de sa fonction à de fausses évaluations du renseignement. Alors je dois demander : Tulsi Gabbard a-t-elle encore le moindre respect de soi ? »
La question est rhétorique. Et c’est précisément ce qui la rend si dévastatrice. Parce que la réponse, tout le monde la connaît. Y compris, probablement, Gabbard elle-même.
Le silence assourdissant d'une directrice fantôme
Quand le renseignement américain fonctionne sans sa patronne
Le plus révélateur dans cette affaire n’est pas ce que Gabbard fait. C’est ce qu’elle ne fait pas. Elle ne contredit pas Trump quand il rejette ses évaluations sur l’Iran. Elle ne proteste pas quand on l’exclut du Venezuela. Elle ne défend pas l’indépendance de la communauté du renseignement quand on l’envoie servir de figurante dans un raid domestique. À chaque humiliation, le même schéma se répète : un silence de quelques jours, puis un communiqué obséquieux réaffirmant qu’elle est « sur la même page » que le président.
Les dix-huit agences de renseignement américaines continuent de fonctionner. Les analystes continuent d’analyser. Les agents continuent d’opérer. Mais leur patronne officielle est devenue un fantôme bureaucratique, une figure de proue sur un navire qui avance sans elle. Le renseignement américain n’a pas besoin de Tulsi Gabbard. L’administration Trump non plus. Et elle le sait.
Il y a une forme de tragédie dans le spectacle d’une personne qui s’accroche à un poste dont tout le monde sait — y compris elle — qu’il ne lui appartient que sur le papier.
L’avenir d’une relique politique
Que reste-t-il après cela ? Quand cette administration prendra fin — dans un an, dans trois ans, peu importe — que restera-t-il de Tulsi Gabbard ? Pas ses convictions, qu’elle a vendues une par une. Pas sa crédibilité, qu’elle a brûlée sur l’autel de la loyauté. Pas le respect de ses pairs, qui la surnomment « Do Not Inform ». Il restera un avertissement. Un cas d’étude pour les futurs cours de sciences politiques. Le récit d’une femme qui avait tout pour incarner une voix indépendante et qui a choisi, délibérément, méthodiquement, de devenir un écho.
Les échos, par définition, ne disent rien de neuf. Ils répètent. Ils s’affaiblissent. Et puis ils disparaissent.
Conclusion : Le miroir que personne ne veut regarder
Ce que l’histoire de Gabbard dit de nous tous
L’histoire de Tulsi Gabbard n’est pas seulement l’histoire d’une femme. C’est l’histoire d’un système qui broie les convictions, qui récompense la soumission et qui punit l’indépendance. C’est l’histoire d’une époque où le pouvoir ne se mesure plus à ce qu’on accomplit, mais à la distance qu’on est prêt à parcourir pour plaire à celui qui le détient.
Mehdi Hasan a raison de qualifier Gabbard de membre « le plus pathétique » du cabinet. Pas parce qu’elle est faible. Mais parce qu’elle aurait pu être forte. Pas parce qu’elle manque de talent. Mais parce qu’elle a choisi de ne pas l’utiliser. Pas parce qu’elle est bête. Mais parce qu’elle a décidé, en toute connaissance de cause, que l’intelligence était un luxe qu’elle ne pouvait plus se permettre.
Quelque part à Washington, dans un bureau de la communauté du renseignement, quelqu’un prononce le surnom « Do Not Inform » et les gens sourient. Ce sourire-là est le verdict le plus sévère qu’on puisse imaginer. Parce qu’il ne contient ni colère, ni mépris. Juste de la pitié.
La dernière question
Il ne reste qu’une question, et c’est celle que Hasan pose avec une brutalité nécessaire. Tulsi Gabbard a-t-elle encore le moindre respect de soi ? La réponse appartient à elle seule. Mais les faits, eux, appartiennent à l’histoire. Et l’histoire n’oublie pas. L’histoire se souvient des gens qui ont renoncé à ce qu’ils étaient pour devenir ce que quelqu’un d’autre voulait qu’ils soient. L’histoire se souvient de ceux qui ont échangé leurs convictions contre un titre, leur dignité contre un bureau, et leur voix contre un silence qui, chaque jour, devient un peu plus assourdissant.
Et pourtant, demain, Gabbard se lèvera. Elle mettra son tailleur. Elle se rendra à son bureau. Et elle fera comme si tout était normal. Comme si le surnom n’existait pas. Comme si les rires s’étaient tus. Comme si le téléphone qu’elle tient pour les autres allait finir par sonner pour elle.
Il ne sonnera pas.
Signé Maxime Marquette
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Ce billet exprime une opinion éditoriale fondée sur l’analyse croisée de faits documentés et vérifiés. L’auteur adopte un ton critique envers la posture politique de Tulsi Gabbard en tant que directrice du renseignement national, en se basant exclusivement sur ses déclarations publiques, ses témoignages officiels devant le Congrès, et les rapports de médias reconnus. Ce texte ne prétend pas à la neutralité journalistique, mais s’engage à l’exactitude factuelle.
Méthodologie et sources
Les informations présentées dans cet article proviennent de sources médiatiques de premier plan, incluant le Wall Street Journal, Bloomberg, CBS News, NBC News, ABC News, PBS et Zeteo. Les citations attribuées à Mehdi Hasan, Donald Trump, Tulsi Gabbard, JD Vance et au sénateur Mark Warner sont des citations directes tirées de ces sources. Aucun témoignage n’a été inventé ou embelli.
Ce texte reflète une analyse personnelle du chroniqueur, appuyée par des faits vérifiables. Le lecteur est invité à consulter les sources primaires pour se forger sa propre opinion sur les événements décrits.
Nature de l’analyse
Ce billet constitue un exercice d’opinion journalistique dans la tradition des billets éditoriaux francophones. Il vise à provoquer la réflexion et le débat sur les questions d’intégrité politique, de loyauté institutionnelle et de responsabilité des hauts fonctionnaires envers les institutions démocratiques qu’ils servent.
Sources
Sources primaires
Raw Story — Trump official declared most ‘pathetic’ of admin in scathing rebuke: ‘Humiliated herself’ — 8 février 2026
Zeteo — Is Tulsi Gabbard the Most Shameless, Desperate Member of the Trump Cabinet? — 8 février 2026
CBS News — Trump says intelligence director Tulsi Gabbard is « wrong » about Iran’s nuclear program — 22 juin 2025
Bloomberg — Tulsi Gabbard Excluded From Venezuela Raid Plans Over Past Views — 8 janvier 2026
NBC News — Tulsi Gabbard under scrutiny for showing up at FBI raid of Georgia election hub — 29 janvier 2026
Bureau du sénateur Mark R. Warner — Why is Tulsi Gabbard at an FBI raid on an election office in Fulton County? — janvier 2026
Les sources ci-dessous ont été consultées et croisées pour garantir la fiabilité des informations présentées dans ce billet.
Sources secondaires
Washington Post — Tulsi Gabbard MIA on Venezuela operation amid tensions over Trump policy — 7 janvier 2026
PBS — America’s spies say Iran wasn’t building a nuclear weapon. Trump dismisses that assessment — 17 juin 2025
ABC News — Trump shifts explanation of why DNI Gabbard was at FBI Georgia election office raid — 5 février 2026
CNBC — Sen. Warner calls Gabbard to testify after Georgia election office raid, Trump FBI call — 3 février 2026
The New Republic — Tulsi Gabbard Had No Clue What Trump Was Doing in Venezuela — 8 janvier 2026
NBC News — Tulsi Gabbard defends her presence at FBI search of Georgia elections hub — 2 février 2026
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